(À gauche) Une photo amateure d'une statue de Jésus-Christ prise dans le village de Debl, au Liban-Sud. (À droite) Une image non datée d'un soldat israélien vandalisant cette même statue, de source inconnue, publiée le 19 avril 2026.
L'armée israélienne a confirmé lundi matin qu'un de ses soldats a vandalisé une statue de Jésus-Christ au Liban-Sud, après qu'une image a largement circulé en ligne montrant un homme en treillis militaire frapper avec une masse la tête de la statue, décrochée de la croix sur laquelle elle était initialement apposée. Dimanche, L'Orient-Le Jour avait pu confirmer que la photo a été prise près du village chrétien de Debel, sans pouvoir dater la scène.
Après un « premier examen » de la photo, l'armée israélienne a confirmé que les images sont « authentiques » et que l'homme apparaissant sur l'image est « un soldat ayant opéré » au Liban-Sud. Dans un communiqué, elle a dit considérer cet incident « avec la plus grande gravité », dénonçant un comportement qui n'entre pas dans le cadre des « valeurs attendues de ses combattants. » Une enquête est en cours et des mesures seront prises contre les personnes impliquées, a ajouté l'armée israélienne, qui souligne qu'elle compte « agir » pour remettre la statue en place. Dans son message, elle indique encore n'avoir « aucune intention de porter atteinte aux infrastructures civiles, y compris aux structures ou symboles religieux. » Hier soir, l'armée avait indiqué « examiner l'authenticité » de l'image. Sur X, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a condamné cet incident, disant qu'il en avait été « choqué et attristé. » « Les autorités militaires mènent une enquête pénale sur cette affaire et prendront des mesures disciplinaires sévères appropriées à l’encontre de l’auteur », a-t-il indiqué. Il a exprimé ses regrets pour « toute blessure (que l'incident) a pu causer aux croyants au Liban et dans le monde entier. » Son ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, avait dénoncé peu avant un acte « grave et honteux » et salué la décision de l'armée d'enquêter à ce sujet.
Ce genre de dégradation contre des symboles religieux commises par les troupes israéliennes au Liban-Sud n'est toutefois pas un cas isolé. Lors de la précédente offensive terrestre au Liban-Sud lancée lors de la guerre de l'automne 2024, des soldats israéliens s'étaient filmés alors qu'ils profanaient un monastère de Deir Mimas (Marjeyoun), ou encore une statue de saint Georges, à Yaroun (Bint Jbeil). Plusieurs lieux de cultes, dont des mosquées et des églises, sont régulièrement touchés par les bombardements israéliens.
Cette photo non datée a été publiée pour la première fois en ligne dimanche vers 16h (heure locale), par un journaliste palestinien, Younis Tirawi.
« Impossible d'accéder à la zone »
Contacté par notre publication, le président de la municipalité de Debel (caza de Bint Jbeil), Aql Naddaf, confirme que la statue profanée provient bien de son village. « Nous ne pouvons pas confirmer ce qui s'est passé, car il nous est impossible d'accéder à la zone où se trouve la croix en raison de la présence de l'armée israélienne. Nous sommes en train de vérifier cela », a-t-il affirmé à notre correspondant dans la région, Mountasser Abdallah.

Une photo précédente de cette même statue, datant de 2021, prise à Debel, permet également de corroborer l'emplacement de la croix. Il n'est toutefois pas possible d'établir avec précision la date de cet incident, alors que l'armée israélienne opère depuis plusieurs semaines dans les alentours de ce village, situé à quatre kilomètres de la Ligne bleue, après le lancement de son invasion du Liban-Sud, où elle souhaite instaurer une « zone tampon » dont elle a officialisé les contours dimanche.
Malgré le cessez-le-feu de dix jours entré en vigueur jeudi au Liban, l'armée israélienne mène toujours des frappes sporadiques au Liban-Sud et poursuit ses destructions systématiques des habitations et autres bâtiments dans les villages qu'elle occupe le long de la frontière. Dimanche, plusieurs maisons ont ainsi été incendiées à Qantara (Marjeyoun), comme cela avait été fait dans un village voisin, à Adchit el-Qousseir, il y a quelques semaines, selon les informations de notre correspondant. Par ailleurs, des soldats israéliens ont dynamité un quartier de Taybé, dans le même secteur, ainsi que des habitations dans le village de Chamaa (Tyr), faisant également partie du périmètre de la « zone tampon » d’environ 8 km de profondeur désirée par Tel-Aviv au nord de la Ligne bleue.



Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Bref attrapè condamnè en 48 h . On peut dire ce qu on veut c edt une armèe qui à des valeurs. Bref dossier clos .Y aura d autres abrutis comme le reste du monde Israel n en manque pas !
22 h 16, le 22 avril 2026