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Société - Chronique D’Une Guerre Ordinaire

De Tyr au Sérail : Kassem Chaalan, 47 ans, la Croix-Rouge dans le sang

La guerre n’est pas toujours spectaculaire. Elle est aussi tragiquement banale. Jour 45, avec le représentant de la Croix-Rouge, rencontré la veille d’un cessez-le-feu provisoire.

De Tyr au Sérail : Kassem Chaalan, 47 ans, la Croix-Rouge dans le sang

Photo Mohamad Yassine/L'Orient-Le Jour

Le plus dur a été de regarder la famille en face. La femme, et les enfants, de son ancien compagnon de route. A l’évocation des funérailles, mercredi 11 mars à Tyr, Kassem Chaalan baisse la voix. « La scène m’a bouleversé ». Son ami, Youssef Assaf, est mort dans une frappe israélienne. « Un jour, on sauve des vies ensemble. Le lendemain, on enterre un collègue », dit-il. Après neuf jours de guerre, l’assassinat de l’ambulancier marque un petit séisme dans le monde du secourisme libanais.Depuis, les chiffres ne cessent de gonfler. Au total, 88 membres du personnel de santé ont été tués depuis le 2 mars. La Croix-Rouge libanaise, elle, déplore sa deuxième victime quatre jours avant l’annonce d’un cessez-le-feu. Hassan Badaoui vient d’être tué, dimanche 12 avril, à Beit Yahoun, dans le caza de Bint Jbeil. Pour la première fois, les hommes...
Le plus dur a été de regarder la famille en face. La femme, et les enfants, de son ancien compagnon de route. A l’évocation des funérailles, mercredi 11 mars à Tyr, Kassem Chaalan baisse la voix. « La scène m’a bouleversé ». Son ami, Youssef Assaf, est mort dans une frappe israélienne. « Un jour, on sauve des vies ensemble. Le lendemain, on enterre un collègue », dit-il. Après neuf jours de guerre, l’assassinat de l’ambulancier marque un petit séisme dans le monde du secourisme libanais.Depuis, les chiffres ne cessent de gonfler. Au total, 88 membres du personnel de santé ont été tués depuis le 2 mars. La Croix-Rouge libanaise, elle, déplore sa deuxième victime quatre jours avant l’annonce d’un cessez-le-feu. Hassan Badaoui vient d’être tué, dimanche 12 avril, à Beit Yahoun, dans le caza de Bint...
commentaires (3)

Le veritable heroisme des gens dits "ordinaires". Merci, Kassem, de votre devouement.

Michel Trad

16 h 00, le 21 avril 2026

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Commentaires (3)

  • Le veritable heroisme des gens dits "ordinaires". Merci, Kassem, de votre devouement.

    Michel Trad

    16 h 00, le 21 avril 2026

  • ….lorsqu’ils le jugent nécessaire…..(!)

    Hacker Marilyn

    18 h 48, le 20 avril 2026

  • L'épreuve la plus rude dans la vie d'un responsable de la CR est sans doute aucun, cet instant du regard dans les yeux des parents et des enfants du secouriste qui ne reviendra plus.

    Achikbache Dia

    14 h 31, le 20 avril 2026

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