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Société - Guerre Au Liban

UNICEF : 33 enfants tués lors du « mercredi noir », 153 blessés, d'autres « disparus et séparés de leur famille »

Le Fonds de l'ONU pour l'enfance affirme que « l’intensification des hostilités au Liban exerce un effet dévastateur et inhumain sur les enfants ».

UNICEF : 33 enfants tués lors du « mercredi noir », 153 blessés, d'autres « disparus et séparés de leur famille »

Des habitants passent devant des débris éparpillés sur le site d'une frappe aérienne israélienne qui a visé un immeuble la veille, à Beyrouth, au Liban, le 9 avril 2026. Photo Ibrahim AMRO / AFP

L’UNICEF a dénoncé, dans un rapport publié jeudi, le fait que les frappes israéliennes sur Beyrouth et de nombreuses régions mercredi « ont tué 33 enfants et blessé 153 autres » en quelques minutes selon les chiffres disponibles,. Le Fonds de l'ONU pour l'enfance précise que le dernier conflit « a tué ou blessé plus de 600 enfants au Liban, depuis le 2 mars ».

L’armée israélienne a mené une série de cent frappes sans aucun avertissement sur des quartiers jusque-là préservés de la guerre, causant une réelle hécatombe en pulvérisant des immeubles entiers, notamment dans la capitale, et faisant plus de 300 tués et 1 000 blessés. Justifiant ces frappes par les poursuites contre « des membres du Hezbollah », Israël signait ainsi son offensive la plus meurtrière depuis le début de ce conflit, le 2 mars dernier.

Des enfants « extraits des décombres et portés disparus »

« L’intensification des hostilités au Liban continue d’avoir un effet dévastateur et inhumain sur les enfants », affirme le rapport. Il ajoute : « L’UNICEF reçoit des informations faisant état d’enfants extraits des décombres, tandis que d’autres sont toujours portés disparus et séparés de leur famille. Beaucoup sont traumatisés, ayant perdu des proches, leur foyer et tout sentiment de sécurité. Dans tout le pays, plus d’un million de personnes ont été déplacées, dont environ 390 000 enfants, pour beaucoup d’entre eux pour la deuxième, la troisième, voire la quatrième fois ».

Ces frappes mercredi dans des zones résidentielles ont tué des familles entières. Certains enfants ont été recueillis par de parfaits étrangers après avoir perdu leurs proches. Des photos d’autres enfants dont on a perdu la trace ont inondé les réseaux sociaux.

Menace mortelle

L’UNICEF insiste que « le droit international humanitaire est clair : les civils, y compris les enfants, doivent être protégés en toutes circonstances ». « Toutes les parties au conflit doivent prendre toutes les précautions possibles pour protéger les civils et les infrastructures civiles, et garantir un accès humanitaire sûr, durable et sans entrave », souligne le rapport, ajoutant que « l’utilisation d’armes explosives à large rayon d’action dans des zones densément peuplées constitue une menace mortelle pour les enfants, et elle doit cesser ».

L’organisation internationale assure être sur le terrain à Beyrouth, soulignant qu’elle prend en charge de nombreux enfants blessés, dans le cadre du programme « Assistance et prise en charge des enfants blessés et touchés par la guerre » (ACWA), qu'elle soutient.

« Face à l’augmentation des besoins, l’UNICEF renforce son intervention d’urgence. Nos équipes contribuent à acheminer des fournitures de première nécessité vers les centres d’hébergement, du matériel médical vers les établissements de santé publics, tandis que des unités mobiles dispensent des soins d’urgence aux familles déplacées », poursuit le texte.

Plaidant pour un cessez-le-feu au Liban et appelant à de plus grands efforts de paix, l’UNICEF affirme que « les enfants du Liban ne peuvent pas être laissés pour compte ».

L’UNICEF a dénoncé, dans un rapport publié jeudi, le fait que les frappes israéliennes sur Beyrouth et de nombreuses régions mercredi « ont tué 33 enfants et blessé 153 autres » en quelques minutes selon les chiffres disponibles,. Le Fonds de l'ONU pour l'enfance précise que le dernier conflit « a tué ou blessé plus de 600 enfants au Liban, depuis le 2 mars ».L’armée israélienne a mené une série de cent frappes sans aucun avertissement sur des quartiers jusque-là préservés de la guerre, causant une réelle hécatombe en pulvérisant des immeubles entiers, notamment dans la capitale, et faisant plus de 300 tués et 1 000 blessés. Justifiant ces frappes par les poursuites contre « des membres du Hezbollah », Israël signait ainsi son offensive la plus meurtrière depuis le début de ce conflit, le 2 mars...
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