Des Libano-Américains et des sympathisants tiennent des bougies en soutien au Liban lors d’une veillée à Dearborn, dans le Michigan (États-Unis), le 10 avril 2026. REUTERS/Rebecca Cook

C’est une semaine tragique qu’a vécue le Liban. Une semaine marquée par le massacre du 8 avril, quand le Liban-Sud, la Békaa, la banlieue sud de Beyrouth et le cœur de la capitale, ont été la cible d’une centaine de frappes israéliennes. En quelques minutes.
Les bilans ne cessent d’être réactualisés, les chiffres grimpent et les morts ne se comptent plus. Du Nord au Sud, le Liban est endeuillé et rares sont les mots qui permettent de dire la douleur et l’effroi qui traversent les Libanais d’ici ou d’ailleurs.
Nous avons hésité à faire cette édition du Weekender. Et puis nous avons décidé que si, malgré tout, nous la ferons. Parce que nous avons des histoires à partager avec vous, parce qu’on vous raconte la guerre autrement, la résilience des déplacés. Parce qu’il faut continuer de porter les voix étouffées par l'avalanche d’informations. Parce qu’on ne veut rien lâcher.
Bonne lecture.


Au Colisée de Hamra, des déplacés montent sur scène et bouleversent la salle

Dans ce théâtre devenu refuge pour des déplacés fuyant les bombardements israéliens, on circule d’un étage à l’autre comme chez soi, des sous-sols aux niveaux supérieurs, jusqu'à la scène, sur laquelle des jeunes déracinés racontent désormais leur expérience de la guerre, entre perte, exil et espoir de retour. Yara Malka s'y est rendue.

« Ne t’inquiète pas pour nous, habibi », ces appels qui racontent le Liban en guerre

Avec sa vidéo devenue virale d'une conversation avec sa grand-mère, le musicien libano-américain James Ghareeb a bouleversé des milliers d’internautes et résumé en quelques phrases le quotidien des Libanais dans des guerres qui se répètent depuis plus de 50 ans. Il s'est confié à Rayanne Tawil.

La vie des Iraniens se dévoile grâce à la littérature

Comment connaître la vie des Iraniens dans un pays fermé à la presse et aux voyages ? Que lire pour s'immiscer dans un pays difficile à comprendre ? Alors que l'Iran est depuis le mois de janvier au cœur de l'actualité, d'abord à cause de la répression meurtrière des manifestations et plus récemment avec la guerre, voici une sélection d'ouvrages qui dévoilent davantage la réalité iranienne.

Le Liban est une histoire qu’on se raconte, la chronique de Sabyl Ghoussoub

« Samir a commencé à parler et il ne s’arrêtera plus. Il doit m’expliquer pourquoi la thaoura, la crise économique, la double explosion au port de Beyrouth, la guerre ont eu lieu. Et je dois l’écouter, il insiste, je dois l’écouter parce qu’il a compris ce que les autres n’ont pas compris. Je ne dois pas rester bête comme je le suis. Puis je suis écrivain et journaliste, je peux dévoiler ces vérités qu’il me confie. » La chronique de Sabyl Ghoussoub.

« Ma patronne a fui et m’a abandonnée » : au Liban, les travailleuses migrantes livrées à elles-mêmes

Alors que la guerre s'acharne sur le Liban, nombreuses sont les employées de maisons qui se retrouvent abandonnées, sans argent, nourriture ou papiers. Dans des centres d'hébergement saturés, elles s'organisent comme elles peuvent pour partager des espaces bien souvent trop étroits et insalubres. Anne-Marie el-Hage les a rencontrées.

Pourquoi il faut absolument voir « Do You Love Me », de la réalisatrice libanaise Lana Daher

S'il est un point sur lequel il est difficile de ne pas s’accorder, c’est qu’un grand film est celui qui ne se termine pas quand il finit. C’est ainsi qu’est Do You Love Me, premier long-métrage de la réalisatrice libanaise Lana Daher. À partir de 70 ans d’archives télévisées, cinématographiques et personnelles, puisées dans plus de 20 000 sources, elle compose un portrait du Liban là où les livres d’histoire nous en ont privés. Gilles Khoury vous en parle.

Pourquoi la connexion internet se dégrade-t-elle au Liban ?

Coupures pendant les appels, écrans qui se figent, voix en décalé… Depuis la reprise de la guerre au Liban le 2 mars, la qualité de l’internet, à domicile comme sur mobile, s’est nettement détériorée. Stephanie Bechara vous explique les raisons derrière ces défaillances.

Zainab, Zahraa, Malika, Yasmina et Sadek : cinq cousins qui passaient « leur temps ensemble » tués par Israël à Irkay

Derrière les chiffres, il y a des noms et des visages. Le 13 mars dernier, cinq enfants d’une même famille ont été tués lors d’une frappe visant la maison de leurs grands-parents. « Elles étaient en train de me confier un secret, se souvient leur cousine Jinane Taki. La moitié d’un secret, car la ligne a coupé. » Ghadir Hamadi vous raconte qui ils étaient et comment ils ont été tués.
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