Une ambulance dans les décombres d'une rue de Tyr, après des frappes israéliennes, le 27 mars 2026. Photo REUTERS/Yara Nardi
Cinq membres du personnel soignant et 46 secouristes ont été tués dans des frappes israéliennes depuis le début de la guerre le 2 mars, a annoncé samedi le ministre libanais de la Santé, Rakan Nassereddine. Rien que ce samedi, neuf secouristes ont été tués dans des attaques israéliennes, a-t-il précisé.
« Le nombre de martyrs dans le secteur de la santé s'élève à 51, à savoir 46 secouristes et cinq personnels soignants », a affirmé le ministre au cours d'une conférence de presse. Il a ajouté que neuf hôpitaux au Liban-Sud ont également été attaqués au cours des trois dernières semaines. Au total, le ministère a recensé 75 attaques contre les services de secours et de santé depuis le 2 mars, a précisé M. Nassereddine.
Frappes dans la région de Nabatiyé et à Jezzine
Neuf secouristes ont été tués par Israël rien que durant la journée de samedi, a précisé M. Nassereddine. Selon lui, tous effectuaient des missions de secours lorsqu'ils ont été visés. Quatre d'entre eux appartenaient au Comité sanitaire islamique, affilié au Hezbollah, tandis que les cinq autres étaient membres de l'association des scouts de la Mission islamique (al-Rissala), liés au mouvement Amal.

Dans la nuit de vendredi à samedi, sept secouristes avaient été tués dans des frappes israéliennes. Deux d'entre eux, Mohammad Nassif Zhour, originaire de Yohmor al-Chaqif, et Mohammad Toufayli, de Kfar Tebnit, ont été tués et d'autres personnes blessées dans une attaque de drone israélien sur des véhicules du Comité sanitaire islamique à Kfar Tebnit (Nabatiyé), selon notre correspondant. Deux autres, Mohammad Daher et Ahmad Onaïssi, ont été tués alors qu'ils se trouvaient à Jezzine, près de la voiture dans laquelle se trouvaient les journalistes Ali Choeib, Fatima et Mohammad Ftouni, qui ont été ciblés par Israël. Une ambulance du CSI qui transportait des victimes d'une frappe sur la région de Nabatiyé également a, elle, été prise pour cible entre Qaaqaïyet el-Jisr et Kfar Dajjal, blessant deux secouristes.
Les cinq secouristes de la « Rissala » étaient dans une ambulance ciblée à Zaoutar el-Charqiyé (Nabatiyé). Ils ont été identifiés comme étant Atef Qaddouh, Hussein Ali Darwiche, Hassan Noureddine, Ali Hassan Jeha et Ibrahim Zaher Abou Zeid.
Après ces attaques en série sur des ambulances, la Croix-Rouge libanaise a affirmé dans un communiqué que pour pouvoir répondre aux appels dans les zones frontalières du Liban-Sud, elle informe la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul) et attend qu’un passage sécurisé soit assuré. « La Croix-Rouge libanaise continue d’accomplir ses missions tout en prenant des mesures de protection strictes, à la suite des blessures et des pertes douloureuses subies par ses équipes. Elle reste engagée à déployer tous les efforts et à maintenir une coordination étroite avec la Finul, le Comité international de la Croix-Rouge et l’armée libanaise afin d’obtenir un passage sécurisé dans ces conditions extrêmement dangereuses, tout en appelant en permanence au respect du droit international humanitaire et à la protection du personnel médical et des ambulances », a-t-elle ajouté.



Ormuz : la France va prendre « une initiative » à l'ONU sur sa proposition de mission « neutre », dit Macron
Israël a depuis longtemps ciblé des équipes de secours et des ambulances prétendant que des éléments armés se trouvaient parmi eux ce qui est une travestie. Ça fait partie de la guerre psychologique qu’ils mènent pour semer la terreur et empêcher ces secouristes de faire leur travail qui est très dangereux mais très important et crucial aux citoyens visés par ce conflit.
23 h 02, le 28 mars 2026