Le président Joseph Aoun recevant l’amiral Edward Ahlgren à Baabda le 24 mars 2026. Photo diffusée par la présidentce libanaise sur X
Le président de la République, Joseph Aoun, a affirmé mardi que la nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah qui fait rage depuis le 2 mars « aurait pu être évitée si l’État hébreu avait répondu aux appels au retrait des territoires qu’il occupe et respecté l’accord de trêve de 2024 ». Le chef de l’État a exprimé cette position au cours d’une réunion avec l’amiral Edward Ahlgren, conseiller stratégique du Royaume‑Uni pour la défense au Moyen‑Orient et en Afrique du Nord. Cette déclaration marque aussi un changement de ton par rapport à ses interventions précédentes, dans lesquelles il accusait la milice chiite d’avoir entraîné le pays dans la guerre.
Joseph Aoun a cependant assuré qu’« il n’y aura pas de retour sur les choix du gouvernement concernant le monopole des armes et la décision de guerre ou de paix, car elles sont conformes à la Constitution, l’accord de Taëf (qui avait mis fin à la guerre civile de 1975‑1990), mon discours d’investiture à la présidence et la déclaration ministérielle » du cabinet de Nawaf Salam. « Le Liban ne peut pas mener les guerres des autres sur son territoire, et c’est ce qu’avait rappelé le Conseil des ministres il y a quelques semaines », a encore insisté le président. Des déclarations qui semble répondre indirectement aux menaces lancées lundi par l’ancien chef de la sécurité du Hezbollah Wafic Safa qui a déclaré que le parti chiite « obligera le gouvernement, après la guerre et quelle que soit la manière, à revenir sur sa décision » d’interdire ses activités militaires. Quelques jours auparavant, le vice-président du Conseil politique du Hezbollah, Mahmoud Comati, avait comparé le gouvernement au régime de Vichy et menacé de le renverser.
Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a de son côté vivement répondu à ces menaces , affirmant que Wafic Safa devait d’abord « faire le ménage chez lui » et assurant que « le Hezbollah est fini au Liban ». « Toutes les pertes subies par le Liban doivent être portées à la charge de l’Iran (…) », a-t-il déclaré à la chaîne MTV, soulignant que le gouvernement devrait préparer un rapport sur les dégâts et le soumettre à la République islamique. « Ce n’est pas le gouvernement libanais qui a pris la décision de la guerre et nous n’accepterons pas qu’un seul sou soit payé par l’État pour indemniser les pertes, ni depuis la poche du citoyen libanais », a insisté le chef chrétien, qui reste l’un des principaux adversaires politiques du parti chiite.
Plus tôt dans la journée, le député sunnite de Tripoli Achraf Rifi avait également interpellé Wafic Safa pour les mêmes propos. « Le pays n’est pas à vous seul », a-t-il affirmé. « Les sunnites, les druzes et les chrétiens sont des partenaires essentiels dans ce pays. Votre armement, qui a transformé le Liban en un champ de conflit, ne vous donne aucune supériorité ou domination sur qui que ce soit. Vous êtes le premier à savoir que vous ne pouvez ni nous soumettre ni soumettre les composantes fondamentales du Liban. Vous l’avez essayé le 7 mai 2008, au sommet de votre puissance, et vous savez quelle en a été la conséquence », a-t-il poursuivi.
Joseph Aoun a enfin condamné le bombardement par Israël des ponts traversant le Litani, considérant que cela « vise à isoler les villages et localités du sud du Litani du reste des régions libanaises, avec les conséquences négatives que ce geste entraîne ». Plus tôt dans la journée, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a confirmé que l'État hébreu comptait s'emparer d'une zone dans le sud du Liban, courant de la frontière jusqu'au fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord, pour assurer sa sécurité. Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a lui déclaré lundi qu'Israël « devrait avancer sa frontière avec le Liban jusqu’au fleuve Litani ».
Plus de 1 000 personnes ont été tuées au Liban depuis le 2 mars, dont de très nombreux enfants, tandis que plus d’un million de personnes ont dû fuir le Liban-Sud, la Békaa et la banlieue sud de Beyrouth, que l’État hébreu bombarde presque tous les jours.



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Aoun,comme tous ces prédécesseurs, il se plaît à justifier son incapacité à gouverner le pays en rejetant la faute sur les autres. Il était chef de l’armée et n’a pas été foutu de la rassembler en faisant le ménage dans ses rangs pour préparer la phase du désarmement qui s’annonçait toujours plus proche. Il vient nous raconter que c’est Israël qui n’a pas respecté le cessez-le-feu alors que les vendus n’ont eu de cesse de provoquer et le faire tourner en bourrique en lui faisant croire qu’il était leur ami et leur protecteur pour le flatter et mieux le gruger. Avouez votre naïveté plutôt
10 h 22, le 26 mars 2026