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Dernières Infos - guerre au liban 2026

Geagea répond à Wafic Safa : Même au temps de votre gloire, nous n’avions jamais eu peur de vous

Plus tôt dans la journée, le député sunnite de Tripoli Achraf Rifi avait également interpellé l’ancien chef de la sécurité du Hezbollah.

Geagea répond à Wafic Safa : Même au temps de votre gloire, nous n’avions jamais eu peur de vous

Le chef des Forces libanaies Samir Geagea. Photo Ani

Le chef des Forces libanaises Samir Geagea a répondu mardi aux menaces proférées la veille par l’ancien chef de la sécurité du Hezbollah Wafic Safa à l’encontre du gouvernement libanais, en déclarant que le parti chiite « l'obligera, après la guerre et quelle que soit la manière, à revenir sur sa décision » d’interdire les activités militaires du parti.

« Nous ne ferons pas tomber le gouvernement dans la rue pour le moment, mais après la guerre, il y aura un agenda différent avec le gouvernement et nous pourrions recourir à la rue », avait déclaré le cadre du parti chiite, qui siège actuellement au sein de son conseil politique.

Interrogé par la chaîne MTV, le leader chrétien a utilisé deux expressions imagées en arabe signifiant, grosso modo, que Wafic Safa devait d'abord « faire le ménage chez lui » et que même au temps de la gloire du Hezbollah, personne n'avait peur de lui. Samir Geagea ne s'est pas arrêté là, ajoutant que le Hezbollah était « fini » au Liban et que c’était à l’Iran de payer pour les dégâts causés par la guerre. « Toutes les pertes subies par le Liban doivent être portées à la charge de l’Iran (…) », a-t-il déclaré, soulignant que le gouvernement libanais devrait préparer un rapport sur les dégâts et le soumettre à la République islamique. « Ce n’est pas le gouvernement libanais qui a pris la décision de la guerre et nous n’accepterons pas qu’un seul sou soit payé par l’État pour indemniser les pertes, ni depuis la poche du citoyen libanais », a insisté le chef chrétien, qui reste l’un des principaux adversaires politiques du parti chiite.

Le président Joseph Aoun a, pour sa part, répondu indirectement à Wafic Safa lors d'une réunion à Baabda avec l'amiral britannique Edward Ahlgren, en assurant que rien ne pourra obliger le Conseil des ministres à revenir sur sa décision.

Réaction de Rifi

Plus tôt dans la journée, le député sunnite de Tripoli Achraf Rifi avait également interpellé Wafic Safa pour les mêmes propos. « Le pays n’est pas à vous seul », avait-il affirmé. « Les sunnites, les druzes et les chrétiens sont des partenaires essentiels dans ce pays. Votre armement, qui a transformé le Liban en un champ de conflit, ne vous donne aucune supériorité ou domination sur qui que ce soit. Vous êtes le premier à savoir que vous ne pouvez ni nous soumettre ni soumettre les composantes fondamentales du Liban. Vous l’avez essayé le 7 mai 2008, au sommet de votre puissance, et vous savez quelle en a été la conséquence », avait-il poursuivi.

Assimilant les dirigeants de la formation pro-iranienne à ceux du gouvernement de Vichy en France pendant la Seconde Guerre mondiale, il a ajouté : « Nous connaissons nos forces et nos faiblesses, ainsi que les vôtres. Vous savez que nous pouvons défendre nos enfants et notre pays, que nous nous voyons comme un modèle de coopération islamo-chrétienne, un message humain unique dans le monde et une valeur ajoutée pour ceux qui croient en ce modèle. Votre projet régional confessionnel est à l’opposé de ce modèle. »

Achraf Rifi avait enfin appelé Wafic Safa à « avoir pitié » des Libanais déplacés par la guerre et de ceux qui pleurent la mort de leurs proches : « Vous prétendez que vos armes sont pour l’honneur et la dignité de votre peuple, mais où est la dignité des gens qui dorment avec leurs enfants sur les trottoirs et dans les lieux publics ? Mon cher Wafic : assez d’aventures, assez de paris, assez d’illusions et de bravades, assez de dépendance à un projet iranien irréaliste et destructeur. Réveillez-vous de vos illusions. Vous savez que chaque communauté est maîtresse de son espace : les sunnites, les chrétiens, les druzes et les chiites. Et vous savez que seule l’État peut être souverain sur tous ces espaces », a-t-il conclu.

La comparaison avec le régime de Vichy avait été employée une semaine plus tôt par le vice-président du Conseil politique du Hezbollah Mahmoud Comati, cette fois à l'adresse du gouvernement de Nawaf Salam, qui avait décidé le 2 mars de désarmer le parti chiite par tous les moyens et de considérer ses opérations militaires et sécuritaires comme illégales.L« Le gouvernement de Vichy arrêtait et exécutait les résistants, puis il a été renversé et ses traîtres exécutés. Si Dieu le veut, nous n'en arriverons pas là », avait alors déclaré Mahmoud Comati.

Le chef des Forces libanaises Samir Geagea a répondu mardi aux menaces proférées la veille par l’ancien chef de la sécurité du Hezbollah Wafic Safa à l’encontre du gouvernement libanais, en déclarant que le parti chiite « l'obligera, après la guerre et quelle que soit la manière, à revenir sur sa décision » d’interdire les activités militaires du parti.« Nous ne ferons pas tomber le gouvernement dans la rue pour le moment, mais après la guerre, il y aura un agenda différent avec le gouvernement et nous pourrions recourir à la rue », avait déclaré le cadre du parti chiite, qui siège actuellement au sein de son conseil politique.Interrogé par la chaîne MTV, le leader chrétien a utilisé deux expressions imagées en arabe signifiant, grosso modo, que Wafic Safa devait d'abord « faire le ménage chez...