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Politique - Justice

Roquettes et mitraillettes : deux partisans du Hezbollah sous le coup de mandats d’arrêt


Roquettes et mitraillettes : deux partisans du Hezbollah sous le coup de mandats d’arrêt

Un drapeau du Hezbollah sur des ruines, après une frappe israélienne à Chaat. Photo prise le 23 mars 2026. REUTERS/Yara Nardi

Après avoir interrogé deux partisans du Hezbollah arrêtés au début du mois à des barrages de l’armée libanaise alors qu’ils transportaient des roquettes, la première juge d’instruction militaire Ghada Abou Alouane a émis mardi des mandats d’arrêt à leur encontre. Une source judiciaire indique à L’Orient-Le Jour que la magistrate devrait fixer une nouvelle audience afin de poursuivre son enquête. Une fois l’instruction achevée, elle transmettra le dossier au commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, Claude Ghanem, pour un avis qui toutefois ne sera pas contraignant. Elle devra ensuite rendre son acte d’accusation et déférer les deux détenus devant le tribunal militaire. Ces derniers font partie des quatre membres du parti chiite contre lesquels Claude Ghanem avait engagé des poursuites le 16 mars. Le juge les avait déférés à l’instruction en se fondant sur la loi qui qualifie de crime le transport d’artillerie lourde. Selon nos informations, les deux prévenus transportaient vingt et un obus de calibre 122 mm, ainsi que des mitraillettes,

Les deux autres membres du Hezbollah arrêtés avaient été inculpés pour délit de transport d’armes légères. L’un d’eux a été détenu pendant douze jours avant que la juge Abou Alouane n’ordonne sa libération contre une caution de 60 millions de livres (environ 667 dollars). L’autre a fait l’objet d’un mandat d’arrêt émis par le juge d’instruction Rayan Nasr, dans l’attente du prononcé de l’acte d’accusation.

Par ailleurs, quatre éléments armés du Hezbollah, détenus pendant six jours, avaient été acquittés le 9 mars par le tribunal militaire, moyennant une caution de... 21 dollars chacun. Une source judiciaire explique la légèreté de ces peines en soulignant qu’auparavant, les personnes en possession de fusils et de pistolets ne faisaient même pas l’objet d’arrestations. Elle précise que ces mesures ont été adoptées à la suite de la décision du Conseil des ministres du 2 mars, qui considère désormais illégales les activités du Hezbollah.

Parallèlement à l’audience des deux individus accusés de transport de roquettes, un sit-in a été organisé par un groupe d’avocats proches du Hezbollah, les « Juristes nationaux » (al-Houqouqiyoun al-Wataniyoun). Ce collectif estime que « les poursuites contre les résistants constituent une violation flagrante de la loi », affirmant que ces derniers « se sacrifient pour le Liban et son peuple ».


Après avoir interrogé deux partisans du Hezbollah arrêtés au début du mois à des barrages de l’armée libanaise alors qu’ils transportaient des roquettes, la première juge d’instruction militaire Ghada Abou Alouane a émis mardi des mandats d’arrêt à leur encontre. Une source judiciaire indique à L’Orient-Le Jour que la magistrate devrait fixer une nouvelle audience afin de poursuivre son enquête. Une fois l’instruction achevée, elle transmettra le dossier au commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, Claude Ghanem, pour un avis qui toutefois ne sera pas contraignant. Elle devra ensuite rendre son acte d’accusation et déférer les deux détenus devant le tribunal militaire. Ces derniers font partie des quatre membres du parti chiite contre lesquels Claude Ghanem avait engagé des poursuites le 16...
commentaires (4)

21$ de caution pour éviter la taule et continuer à en convoyer des dizaines d'autres, c'est une affaire à ne pas rater. Reconvertissons-nous dans le trafic d'armes au profit du hezb, c'est balesh !

Ca va mieux en le disant

14 h 31, le 25 mars 2026

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Commentaires (4)

  • 21$ de caution pour éviter la taule et continuer à en convoyer des dizaines d'autres, c'est une affaire à ne pas rater. Reconvertissons-nous dans le trafic d'armes au profit du hezb, c'est balesh !

    Ca va mieux en le disant

    14 h 31, le 25 mars 2026

  • Bravo. Un embryon de justice contre les criminels.

    Moi

    22 h 35, le 24 mars 2026

  • Un groupe d'avocats qui se donne le nom de« Juristes nationaux » " considère que « les poursuites contre les "résistants" constituent une violation flagrante de la loi », estimant que ceux-ci « se sacrifient pour le Liban et son peuple »". Curieux comme le qualificatif "national' est souvent utilisé par antiphrase. Récemment, des officiers "nationaux" s'élevaient contre la nation; il existe, au Liban, un parti social "national" … syrien! Et maintenant, voilà des juristes "nationaux" qui inventent une loi autorisant à porter des armes, des miliciens combattant pour un pays étranger!

    Yves Prevost

    21 h 14, le 24 mars 2026

  • Aucune caution, ni aucun recours. Ces mercenaires ont trahi leur pays et refusent l’autorité libanaise ne reconnaissant que celle des mollahs qui les incitent à détruire leur propre pays. S’ils veulent pas se soumettre aux lois du pays, alors ils devraient être jugés et condamnés sévèrement pour l’exemple. Le HB n’est pas au dessus des lois et encore moins les députés, ministres et président de la chambre qui s’opposent aux condamnations des récalcitrants vendus. Il faut que ces provocations cessent le Liban est un pays démocratique qui doit imposer son autorité sans trembler.

    Sissi zayyat

    18 h 47, le 24 mars 2026

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