Baisse du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz cette semaine
Le trafic maritime à travers le détroit d'Ormuz est tombé à 33 navires entre lundi et jeudi cette semaine, contre 50 sur la même période la semaine précédente, selon des données, alors que les marchés suivent de près les discussions entre l'Iran et Oman à la recherche de signes de progrès vers une réouverture de cette voie maritime stratégique.
Jeudi, quatre navires ont franchi le détroit, dont un très grand pétrolier (VLCC), le Nissos Kea, transportant environ 2 millions de barils de brut de Bassora, chargés en Irak, selon les données de Kpler.
Parmi les trois autres navires, deux transportaient du gaz de pétrole liquéfié (GPL) et un était un vraquier de petite taille.
Les données de Kpler montrent que seuls six pétroliers transportant du brut ont quitté le détroit cette semaine. À l'inverse, 21 navires y sont entrés jusqu'à présent, principalement en empruntant la route iranienne.
Selon des sources du secteur maritime, plusieurs raffineurs chinois et indiens ont cherché cette semaine à affréter des navires pour traverser le détroit et charger du pétrole au terminal pétrolier de Bassora, en Irak, attirés par les importantes décotes sur le brut.
Toutefois, aucun contrat d'affrètement n'a encore été conclu, les armateurs restant réticents à faire naviguer leurs navires dans cette voie maritime, ont précisé ces sources.
Trump dit que le détroit d'Ormuz pourrait rouvrir « bientôt »
Donald Trump a déclaré jeudi que le détroit d'Ormuz, artère maritime cruciale verrouillée par Téhéran depuis le début de la guerre avec l'Iran, pourrait rouvrir « bientôt ».
Le président américain, lors d'un échange avec la presse dans le Bureau ovale, a assuré que les discussions à ce sujet se déroulaient « très bien », avant d'ajouter : « Je suis impliqué dans les négociations. »
« Cela pourrait arriver bientôt », a-t-il déclaré à propos de la réouverture du détroit.
L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit dans cette voie maritime, dont les deux pays sont riverains et qui est au cœur des tensions avec les États-Unis.
Mais toute réouverture dépendra de Washington, qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes à des médias locaux.
Après les négociations de Rome, le Liban a quatre semaines pour convaincre ou voir l’option militaire revenir
Le Liban est désormais confronté à deux trajectoires distinctes.
D'un côté, celle des négociations directes avec Israël, qui se poursuivent mais piétinent, ou, du moins, ne produisent pas les résultats escomptés.
De l'autre, celle de l'escalade militaire, sur laquelle Israël continue de miser, en cherchant à dissocier le volet politique de la réalité du terrain.
Malgré les nombreuses fuites faisant état de certaines avancées dans les discussions, les faits semblent raconter une tout autre histoire.
Liban-Sud : poursuite des agressions israéliennes
Vendredi à l’aube, l’armée israélienne a effectué un grand dynamitage dans la localité de Haddatha (Bint Jbeil), rapporte notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah. Cette explosion a été entendue dans les villages voisins ainsi que dans la ville de Tyr, et les flammes ont été aperçues de loin. Jeudi soir, un char de typé Merkava a lancé cinq missiles sur Haddatha. L'armée israélienne avait déjà détruit plusieurs maisons dans ce village ces derniers jours.
Selon un décompte effectué par notre correspondant, l’aviation israélienne a frappé, dans la journée de jeudi, deux villages du caza de Tyr, détruisant des bâtiments et faisant sept blessés. Des drones israéliens ont frappé deux villages dans les cazas de Tyr et de Nabatiyé, tandis que l’artillerie a frappé cinq localités du Liban-Sud. Trois grands dynamitages ont été effectués dans trois villages.
Au moins 58 soldats morts dans des attaques des rebelles houthis
Les rebelles houthis du Yémen ont attaqué jeudi les forces gouvernementales, tuant au moins 58 soldats, et des cibles en Arabie saoudite, s'attirant des menaces de représailles à ces opérations au bilan sans précédent en plus de quatre ans d'hostilités. La reprise, le mois dernier, de ce conflit commencé il y a plus de dix ans a constitué une nouvelle étape dans l'embrasement régional consécutif à la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran.
Les houthis, soutenus par l'Iran, ont affirmé avoir agi jeudi en représailles au récent renforcement, selon eux, des troupes yéménites appuyées par l'Arabie saoudite. Une source militaire a fait état auprès de l'AFP de 58 morts et de « dizaines de blessés », après un précédent bilan de 38 morts et 29 blessés dressé par des sources médicales.
Les dirigeants saoudien, turc et pakistanais en sommet à Djeddah
Le prince héritier saoudien, Mohamed ben Salmane, réunit vendredi à Jeddah les dirigeants turc et pakistanais pour sceller, avec un accord de défense, leur rapprochement opéré sur fond de guerre au Moyen-Orient.
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, et le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, participeront à ce sommet entre les trois pays musulmans sunnites, médiateurs du conflit déclenché il y a plus de cinq mois par le lancement de l'offensive américano-israélienne contre l'Iran.
La réunion se déroule au moment où des progrès semblent se dessiner concernant le stratégique détroit d'Ormuz, actuellement bloqué, mais en l'absence de percée significative en vue d'un règlement diplomatique entre Téhéran et Washington.
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Bonjour et bienvenue sur notre couverture en direct de l'actualité au Moyen-Orient, où les États-Unis et l'Iran semblent à nouveau se rapprocher d'un accord visant à mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par Washington et Tel-Aviv. Un conflit qui s'est récemment étendu à un nouveau front en Arabie saoudite, où le royaume est confronté aux rebelles houthis.
Nous suivrons également la situation au Liban-Sud, où l'armée israélienne continue d'occuper plusieurs centaines de kilomètres carrés le long de la frontière. Le septième cycle de négociations à Rome entre Beyrouth et Tel-Aviv s'est, lui, soldé par l'absence de toute avancée concrète.
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