Des combattants du Hezbollah défilent dans la banlieue sud de Beyrouth, le 14 avril 2023. Photo Anwar Amro/Archives AFP
Quatre membres du Hezbollah ont fait l’objet, lundi, de poursuites engagées par le commissaire du gouvernement auprès du tribunal militaire, Claude Ghanem. Ces poursuites s’inscrivent dans le cadre des mesures prises par le magistrat en application de la loi interdisant le transport d’armes, de munitions ou d’autres équipements de guerre sans licence, et interviennent également dans le sillage d’une décision adoptée le 2 mars par le Conseil des ministres, qui considère désormais illégales les activités militaires du Hezbollah.
Une source judiciaire affirme à L’Orient-Le Jour que les quatre hommes avaient été arrêtés il y a quelques jours à des barrages de l’armée. Deux d’entre eux transportaient vers le Liban-Sud des roquettes de calibre 122 mm correspondant à de l’artillerie lourde, tandis que les deux autres étaient en possession de pistolets et de fusils. Ils ont tous été déférés devant la première juge d'instruction militaire, Ghada Abou Alwane, en vue d’une enquête plus élargie. La détention d’armes légères constitue légalement un délit, tandis que le transport d’obus est considéré comme un crime dans la mesure où il est susceptible de contribuer à créer un état de guerre, explique la source précitée.
Le juge Ghanem avait déjà pris, au milieu de la semaine dernière, des mesures similaires à l’encontre de deux autres partisans du Hezbollah, également arrêtés par l’armée, alors qu’ils étaient en possession d’armes légères.
Au total, une vingtaine de personnes avaient été arrêtées dans le même cadre, à des barrages de l’armée, à travers le territoire. Le tribunal militaire a décidé, le 9 mars, de remettre en liberté trois d’entre elles, toutes membres du Hezbollah, sous caution financière de 21 dollars, suscitant une vive controverse. Quant aux autres, l’armée ne les avait pas déférés à la justice, remettant certains à la police et libérant d’autres. Selon la source judiciaire citée plus haut, le parquet n’a plus actuellement de dossiers de partisans armés à examiner. Au début de la semaine dernière, il avait remis en liberté une personne de confession chrétienne qui avait été arrêtée au barrage de l’armée de Madfoun (Liban-Nord), en possession d’une seule arme destinée à sa défense personnelle. Le parquet n’avait pas considéré ce cas comme relevant d’une activité milicienne.



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