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Politique - guerre au liban 2026

Nawaf Salam : Ce sont les Gardiens de la révolution iraniens qui dirigent les opérations du Hezbollah au Liban

Dans son interview à la chaîne saoudienne, le Premier ministre s’est montré très critique à l’encontre du Hezbollah, affirmant « ne pas appeler à la confrontation avec lui mais ne pas céder non plus à son chantage ».

Nawaf Salam : Ce sont les Gardiens de la révolution iraniens qui dirigent les opérations du Hezbollah au Liban

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, lors d'une interview accordée le 8 mars à L'Orient-Le Jour. Photo Mohammad Yassine/L’Orient-Le Jour

Interviewé par la chaîne saoudienne al-Hadath ce dimanche soir, le Premier ministre libanais Nawaf Salam s’est longuement exprimé sur les conséquences de la nouvelle guerre que subit le Liban, sur la responsabilité du Hezbollah dans ce conflit et sur l'initiative du président Joseph Aoun pour des négociations directes avec Israël afin de mettre fin au conflit.

« La guerre nous a été imposée », a déclaré le Premier ministre libanais. « Chacune des six roquettes tirées par le Hezbollah (dans la nuit du 1er au 2 mars, début de l’ouverture du front de soutien à l’Iran, ndlr), a un coût sur les vies de 10 000 déplacés ».

Nawaf Salam a également assuré que ce sont des membres des Gardiens de la révolution iraniens qui commandent les opérations du Hezbollah dans la guerre en cours contre Israël. Évoquant l’incident au cours duquel un drone de fabrication iranienne a frappé une base britannique à Chypre plus tôt ce mois-ci, le Premier ministre a déclaré : « Ce sont les Gardiens de la révolution qui sont présents et qui, malheureusement, dirigent l’opération militaire au Liban. » « Ces personnes ont falsifié des passeports et sont entrées illégalement dans le pays », a-t-il ajouté. Un drone de fabrication iranienne a frappé une base britannique à Chypre plus tôt ce mois-ci, Nicosie estimant qu’il avait probablement été lancé par le Hezbollah soutenu par Téhéran depuis le Liban, et non depuis l’Iran lui-même. M. Salam a également évoqué l’annonce par les Gardiens de la révolution d’opérations conjointes avec le Hezbollah contre Israël comme preuve de leur rôle de commandement dans la guerre au Liban. Le gouvernement libanais a décidé ce mois-ci d’interdire toute activité des Gardiens de la révolution iraniens dans le pays.

« La guerre des autres sur notre sol»

Dans ses réponses aux questions, le Premier ministre s’est montré très critique du Hezbollah. Il a notamment réfuté l'argument du parti chiite selon lequel Israël allait attaquer le Liban même sans tirs de roquettes. « Est-ce notre rôle d'aller le provoquer ou de venger la mort d'Ali Khamenei ? Ce n'est pas le rôle des Libanais. Cette guerre est par excellence la guerre des autres sur notre sol », a-t-il martelé. Le 2 mars, le gouvernement libanais prenait la décision de décréter comme illégales les opérations militaires et sécuritaires du Hezbollah. Mais jusqu'à présent, l'armée n'est pas intervenue pour faire cesser les opérations militaires du parti chiite.

« Je n'appelle pas à une confrontation avec le Hezbollah, au contraire, je veux éviter une telle confrontation, mais je n'accepte pas de céder au chantage du Hezbollah et je lui demande de respecter les décisions du gouvernement », a-t-il martelé.

Réaffirmant la légitimité de son gouvernement qui « a obtenu la confiance du Parlement deux fois plutôt qu'une, et avec le vote du Hezbollah », le Premier ministre a répété plus d’une fois qu’« aucun Etat ne peut vivre s'il y a plusieurs centres de décisions et deux armées », et que « l’Etat est le seul garant pour tous les Libanais ». Et d’ajouter : « Le monopole des armes aux mains de l'Etat est de plus en plus urgent face au prix payé depuis ce nouveau front de soutien. »

En réponse aux critiques des Libanais sur la lenteur à appliquer les décisions gouvernementales, il a répondu : « J'aurais aimé appliquer les décisions plus rapidement mais nous avons hérité de longues années d'inaction et nous avons commencé à arrêter des membres du Hezbollah en possession d’armes illégales ».

Les négociations directes avec Israël « toujours d’actualité »

Interrogé sur l’initiative libanaise pour des négociations directes avec Israël en vue de mettre fin au conflit actuellement en cours, M. Salam a assuré que « cette initiative est toujours d’actualité de notre côté », sans nier les obstacles qui continuent de l’entraver.

Cette initiative a été lancée par le président de la République Joseph Aoun aux premiers jours de la guerre, en accord avec le Premier ministre, mais se heurte toujours à un refus israélien et une tiédeur américaine, ainsi qu’à un rejet total du Hezbollah et de son allié, le mouvement Amal. Le président de ce mouvement, Nabih Berry, également président du Parlement, refuse jusque-là de nommer une personnalité chiite dans la future délégation libanaise qui devra mener ces négociations.

M. Salam a assuré au cours de l’interview qu’une telle délégation « doit rassembler toutes les parties ». « Nos exigences sont claires, nous voulons un retrait israélien total des territoires libanais et le retour de nos détenus dans les geôles israéliennes », a-t-il précisé. Ces détenus ont été faits prisonniers au cours du précédent conflit avec Israël, en 2024.

Déplacés : « Ceux qui nous critiquent fuient leurs propres responsabilités »

Sur la question des déplacés des régions libanaises bombardées, qui ont dépassé 1,1 million de personnes, M. Salam s’est défendu d’une quelconque négligence, en réponse aux critiques. « Les déplacements de population sont catastrophiques, nous avons aménagé 644 centres d'accueil sur tout le territoire », a-t-il précisé. « Nous ne fuyons pas nos responsabilités et ceux qui nous accusent de le faire cherchent à fuir leurs propres responsabilités dans le déclenchement de cette guerre », a-t-il affirmé, dans une claire allusion au Hezbollah.

Réseau du Hezbollah au Koweït et aux Emirats

Le Premier ministre a également été interrogé sur l’arrestation, au Koweït et aux Emirats arabes unis cette semaine, de réseaux partisans du Hezbollah qui projetaient, selon les autorités de ces deux pays, de mener des opérations visant à déstabiliser les régimes en place et à semer le chaos. Ces deux pays font partie des Etats du Golfe qui sont régulièrement attaqués par l’Iran depuis que ce pays est en guerre avec Israël et les Etats-Unis.

« J’ai contacté les autorités koweitiennes et émiraties pour leur dire que nous ferons notre possible pour les aider à arrêter ces réseaux qui sévissent dans leurs pays », a répondu M. Salam, rappelant que le Liban a fortement dénoncé les attaques iraniennes sur leur sol.

« Mettre un terme à ce conflit aujourd'hui au Liban est notre priorité absolue et nous déployons tous les efforts diplomatiques nécessaires pour cela, d'où notre proposition de négociations directes », a également assuré M. Salam. Il a nié qu’un quelconque remaniement ministériel, notamment pour remplacer les ministres du Hezbollah et d’Amal, ne soit en cours. « Je n’ai pas peur pour ma vie et j’ai la conscience tranquille », a conclu le Premier ministre.

Interviewé par la chaîne saoudienne al-Hadath ce dimanche soir, le Premier ministre libanais Nawaf Salam s’est longuement exprimé sur les conséquences de la nouvelle guerre que subit le Liban, sur la responsabilité du Hezbollah dans ce conflit et sur l'initiative du président Joseph Aoun pour des négociations directes avec Israël afin de mettre fin au conflit.« La guerre nous a été imposée », a déclaré le Premier ministre libanais. « Chacune des six roquettes tirées par le Hezbollah (dans la nuit du 1er au 2 mars, début de l’ouverture du front de soutien à l’Iran, ndlr), a un coût sur les vies de 10 000 déplacés ».Nawaf Salam a également assuré que ce sont des membres des Gardiens de la révolution iraniens qui commandent les opérations du Hezbollah dans la guerre en cours contre Israël. Évoquant...
commentaires (24)

Nous allons nous plaindre auprès de nos autorités afin de les renvoyer d’où ils viennent, ou les juger. Demandez donc à notre armée et aux président d’empêcher que des mercenaires foulent notre sol sans demander la permission ni s’inquiéter de ce qu’ils pourraient courir comme risque s’ils dérogeaient aux lois locales? Pour beaucoup moins que cela, les mollahs pendent tout être soupçonné de comploter contre leur régime assassin pendant qu’ils exportent leurs barbares afin de semer la mort dans un pays qui ne leur a rien demandé.

Sissi zayyat

10 h 24, le 24 mars 2026

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Commentaires (24)

  • Nous allons nous plaindre auprès de nos autorités afin de les renvoyer d’où ils viennent, ou les juger. Demandez donc à notre armée et aux président d’empêcher que des mercenaires foulent notre sol sans demander la permission ni s’inquiéter de ce qu’ils pourraient courir comme risque s’ils dérogeaient aux lois locales? Pour beaucoup moins que cela, les mollahs pendent tout être soupçonné de comploter contre leur régime assassin pendant qu’ils exportent leurs barbares afin de semer la mort dans un pays qui ne leur a rien demandé.

    Sissi zayyat

    10 h 24, le 24 mars 2026

  • Arrêtez les monsieur le premier ministre ….m’enfin….commencez par le chef du parlement. … bon Dieu, vous étiez le président du tribunal International de la Justice, réveillez vous…

    Tartanpion

    03 h 47, le 24 mars 2026

  • Soit, mais pourquoi l'état n'expulse pas les soit disant diplomates et ferme tout bonnement l'ambassade des Mollahs en rompant toute relation diplomatique ?

    Zeidan

    16 h 03, le 23 mars 2026

  • L'affaire du haut fonctionnaire sanctionné par les Etats Unis est interessante car au travers de ce cas on voit toute la perversité et l'hypocrisie du Liban Officiel: Le gars a été nommé. Vu son rang en Conseil des Ministres. Sur la période il avait des responsabilités á assumer et devait etre soumis á ne serait ce qu'un controle sur ses "side business" or visiblement les Anericains, á 8000 km, ont appris et pas ses supérieurs. Last but not least: Les lois antiblanchiments s'appliquent en 1er aux fonctionnaires : Ont elles été appliquées, sont elles efficaces ou il y a Collaboration?

    Moi

    13 h 02, le 23 mars 2026

  • Sortez du carcan que Berry vous impose et passez outre ses exigences. Les chiites ne sont pas Amal et HB. Il y a parmi des patriotes qui ont toujours combattu ces deux milices vendues et c’est à eux qu’il faut faire appel et non à ceux qui s’activent à détruire notre pays. Les chiites ne pourraient pas prétendre avoir été écartés des négociations. A vous de confronter ces vendus à leurs propres contradictions.

    Sissi zayyat

    12 h 24, le 23 mars 2026

  • Tout cela s’est fait sous le nez et la barbe de notre président qui était occupé à bichonner ceux qui le manipuler en espérant tirant son épingle du jeu grâce à ses niaiseries de paix civile. A croire que ce président n’a jamais été le chef de l’armée. Les renseignements ont été empêchés de faire leur boulot, tout comme l’armée. On ne peut pas sauver un pays avec à sa tête des collabos qui se font passés pour des patriotes. Personne ne nous convaincrait du contraire. Raouché était une alerte pour nous qu’on ne voulait pas voir. C’est à regretter tous les vendus qui l’ont précédé.

    Sissi zayyat

    10 h 55, le 23 mars 2026

  • Ah ce tres cher Nawaf Salam. qu'est ce qu'il lui avait pris d'accepter entrer dans cette galere vomitive, purulante,degoutante degeulasse ? Mais bon son choix a lui MAIS pas le choix du peuple Libanais. surtout s'il pense repeter un beau jour ILS NE M'ONT PAS LAISSE BIEN FAIRE.... slogan repete par les libanais aussi honnis et degueux que leurs allies la milice iranienne.

    L’acidulé

    10 h 39, le 23 mars 2026

  • M. Salam, vous avez le crédit de dire les choses telles qu'elles sont. L'actualité récente nous a montré un degré insoupçonné de Collaboration de fonctionnaires avec la milice: Un haut cadre public sur la liste de l'OFAC, des faux passeports pour ceux que vous avez mis hors la loi, les décisions du conseil des ministres relatives au désarmement opposées publiquement, etc. On sait que la période est difficile, mais il faut que vous puissiez aller jusqu'au bout dans l'action. La loi vous donne un certain nombre de leviers pour agir contre le Deep State dans la fonction publique.

    Moi

    09 h 09, le 23 mars 2026

  • Mr Salam est un homme honnête, mais, placé d'une façon particulièrement inconfortable, entre une enclume et un marteau, il est contraint d'user parfois de la langue de bois. Ses propos appellent donc quelques remarques. - "Le gouvernement libanais prenait la décision de décréter comme illégales les opérations militaires et sécuritaires du Hezbollah". Elles l'ont toujours été, mais, pour la première fois, le gouvernement les a dénoncées. Cependant, "jusqu'à présent, l'armée n'est pas intervenue", malgré l'ordre qui lui a été donné d'opérer "immédiatement, et par tous les moyens".

    Yves Prevost

    08 h 58, le 23 mars 2026

  • - « Je n'appelle pas à une confrontation avec le Hezbollah, au contraire, je veux éviter une telle confrontation, mais je n'accepte pas de céder au chantage du Hezbollah et je lui demande de respecter les décisions du gouvernement ». Est-il vraiment assez naïf pour croire que la milice iranienne acceptera, bien gentiment, d'obéir? Je ne le pense pas. Il sait, comme tout le monde, que cette confrontation est inévitable si l'on veut aboutir, mais, coincé entre deux commandants en chef de l'armée, l'ancien et le nouveau, comment pourrait-il les contredire ouvertement?

    Yves Prevost

    08 h 58, le 23 mars 2026

  • - « J'aurais aimé appliquer les décisions plus rapidement mais nous avons hérité de longues années d'inaction et nous avons commencé à arrêter des membres du Hezbollah en possession d’armes illégales ». "de longues années d'inaction". Il serait plus exact de dire: "de longues années – y compris l'année écoulée – de COLLABORATION avec la milice illégale. Quant aux miliciens arrêtés et remis en liberté pour 20$, il aurait mieux valu ne pas en parler!

    Yves Prevost

    08 h 57, le 23 mars 2026

  • La proposition du président "se heurte toujours à un refus israélien et une tiédeur américaine, ainsi qu’à un rejet total du Hezbollah ". Du côté Israélo-américain, qui voudrait négocier avec un Etat qui a prouvé sa non-fiabilité? Quant au Hezbollah qui nous a flanqué dans la m …, on n'en a rien à f…! – Pour les détenus en Israël, il faut distinguer entre les civils innocents et les criminels. Ces derniers, ils peuvent les garder! – Enfin, quand il dénonce "ceux qui cherchent à fuir leurs propres responsabilités dans le déclenchement de cette guerre ", là, on ne peut qu'applaudir sans réserve!

    Yves Prevost

    08 h 57, le 23 mars 2026

  • Et c'est à l'état de les en déloger de gré ou de force.

    Ca va mieux en le disant

    08 h 43, le 23 mars 2026

  • Si ses Prédécesseurs avaient agi et parle comme lui, nous n’en serions pas la aujourd'hui

    William Cadige

    08 h 03, le 23 mars 2026

  • Mr Salam est un homme honnête, mais, placé d'une façon particulièrement inconfortable, entre une enclume et un marteau, il est contraint d'user parfois de la langue de bois. Ses propos appellent donc quelques remarques. - "Le gouvernement libanais prenait la décision de décréter comme illégales les opérations militaires et sécuritaires du Hezbollah". Elles l'ont toujours été, mais, pour la première fois, le gouvernement les a dénoncées. Cependant, "jusqu'à présent, l'armée n'est pas intervenue", malgré l'ordre qui lui a été donné d'opérer "immédiatement, et par tous les moyens".

    Yves Prevost

    08 h 01, le 23 mars 2026

  • Bravo Monsieur le Premier Ministre !

    KHL V.

    07 h 01, le 23 mars 2026

  • Heureusement qu'il y a la résistance Libanaise pour défendre le liban. Monsieur le 1er ministre honte à vous. Démissionnez!

    Oussama HADIFE

    06 h 52, le 23 mars 2026

  • Tout est vrai. S’il n’en tenait qu’à lui, la milice iranienne aurait déjà perdu ses griffes. Il voulait imposer l’Etat à la mascarade de raoucheh, mais on l’a empêché et pratiquement désavoué, donnant ainsi raison au voyou wafic safa et à ses vendus. Défendre l’armée c’est bien sûr très bien, mais l’armée doit défendre les honnêtes gens aussi ! Si avec tout l’appui que l’on a on ne se débarrasse pas de cette vermine criminelle, elle va sûrement nous tuer…comme promis.

    NG

    06 h 41, le 23 mars 2026

  • JE N'APPELLE PAS À UNE CONFRONTATION AVEC LE HEZBOLLAH...PAUVRE FOU... C'EST LA SEULE CHOSE QUI PEUT ENCORE SAUVER LE LIBAN

    Emile

    06 h 15, le 23 mars 2026

  • Mr Salam ainsi que J. Aoun sont complètement dépassés par les évènements. Leurs tergiversations depuis qu’ils ont eu le pouvoir entre les mains nous a couté très cher. Is doivent laisser la place aux Israéliens pour faire le ménage et ensuite espérer négocier un plan de paix favorable au peuple libanais. Pour le moment, il n’y a rien à négocier et rien a espérer.

    Achkar Carlos

    05 h 25, le 23 mars 2026

  • Bravo Mr Salam vous êtes le seul haut dirigeant qui assume ses responsabilités peut être parce que vous n'êtes pas un produit du système régnant qui fait tout pour ne pas avoir à rendre des comptes

    Liban Libre

    03 h 05, le 23 mars 2026

  • Et alors?, Vous servez à quoi dans ce cas? Pourquoi avoir perdu de temps sans agir? Pourquoi ne pas avoir dit ceci plus tôt ? Vous et le président? Hormis remettre des médailles et remettre la nationalité libanaise au boss de la FIFA.. il sert à quoi? Vous servez à quoi, vous tous? Hormis le BLA BLA

    LE FRANCOPHONE

    02 h 32, le 23 mars 2026

  • L'équation est irrésolvable, mais les astres bien alignés. Seule la force nous permettra d'extirper ce cancer. Nos chers voisins du sud l'ont parfaitement compris, eux.

    Ca va mieux en le disant

    02 h 14, le 23 mars 2026

  • Paroles d’un Homme d’Etat.

    Mago1

    00 h 10, le 23 mars 2026

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