« Ici, il y a des mosquées, des églises et des boîtes de nuit » : à Damas, le refus du décret antialcool
Le gouvernorat a interdit le 16 mars la vente de boissons alcoolisées dans les bars et les restaurants de la capitale, dernière d’une série de mesures marquant un virage conservateur et limitant les libertés individuelles en Syrie.
L'OLJ / Amélie ZACCOUR, envoyée spéciale à Damas,
le 22 mars 2026 à 11h57
Des jeunes attablés au Floyd, l'un des bars branchés de Damas, vendredi 20 mars 2026. Photo Amélie Zaccour/L'Orient-Le Jour
Accoudé au comptoir du Floyd, Ahmad* enchaîne les cigarettes et les shots de vodka. Près des murs tapissés de vinyles et de néons rose, il observe la petite foule de jeunes venus comme lui profiter du vendredi soir. Nul ici ne semble se soucier du décret adopté le 16 mars par le gouvernorat de Damas, interdisant la vente d’alcool dans les bars, restaurants et cafés de la capitale, dans un délai de trois mois. Selon le document, les licences de débits de boissons et des discothèques doivent se transformer en licences de café. Seules les bouteilles scellées seront acceptées dans les commerces de Bab Touma, Bab Charki et Kassaa, trois quartiers à majorité chrétienne, pour une consommation à domicile. « Même si la mesure est appliquée, on trouvera d’autres moyens de boire dehors, il y aura des pubs clandestins », prédit le Damascène de 22...
Accoudé au comptoir du Floyd, Ahmad* enchaîne les cigarettes et les shots de vodka. Près des murs tapissés de vinyles et de néons rose, il observe la petite foule de jeunes venus comme lui profiter du vendredi soir. Nul ici ne semble se soucier du décret adopté le 16 mars par le gouvernorat de Damas, interdisant la vente d’alcool dans les bars, restaurants et cafés de la capitale, dans un délai de trois mois. Selon le document, les licences de débits de boissons et des discothèques doivent se transformer en licences de café. Seules les bouteilles scellées seront acceptées dans les commerces de Bab Touma, Bab Charki et Kassaa, trois quartiers à majorité chrétienne, pour une consommation à domicile. « Même si la mesure est appliquée, on trouvera d’autres moyens de boire dehors, il y aura des pubs clandestins »,...
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Aujourd’hui en Syrie, seule la société civile a le pouvoir d’agir sur le gouvernement et les décisionnaires. Elle commence à s’en apercevoir et c’est en elle que résident les espoirs de ceux qui souhaitent l’État revendiqué en 2011… La diaspora est inaudible en Syrie.
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Aujourd’hui en Syrie, seule la société civile a le pouvoir d’agir sur le gouvernement et les décisionnaires. Elle commence à s’en apercevoir et c’est en elle que résident les espoirs de ceux qui souhaitent l’État revendiqué en 2011… La diaspora est inaudible en Syrie.
Aujourd’hui en Syrie, seule la société civile a le pouvoir d’agir sur le gouvernement et les décisionnaires. Elle commence à s’en apercevoir et c’est en elle que résident les espoirs de ceux qui souhaitent l’État revendiqué en 2011… La diaspora est inaudible en Syrie.
17 h 17, le 22 mars 2026