L’ambassadeur des États-Unis au Liban, Michel Issa avec le patriarche maronite Béchara Raï à Bkerké, le 20 mars 2026. Photo ANI.
L’ambassadeur des États-Unis au Liban Michel Issa a affirmé vendredi depuis Bkerké, où il a été reçu en audience par le patriarche maronite Béchara Raï, que Washington « tient à ce que la paix règne au Liban » et qu’il fait tout ce qui est en son pouvoir pour y parvenir. Le Hezbollah et Israël poursuivent entre-temps leurs affrontements et l’État hébreu, rappelle-t-on, a jusqu’à présent rejeté une offre de pourparlers directs formulée par Beyrouth.
« Les États-Unis tiennent à ce que la paix règne au Liban, que le pays soit indépendant et qu’il n’y ait pas de guerre, et moi personnellement, je fais tout mon possible pour atteindre cet objectif, a déclaré l'ambassadeur. Je partage la même préoccupation que le patriarche : nous voulons mettre fin à la guerre au Liban, et nous demandons à toutes les parties de prendre la décision qui contribue à arrêter la guerre ».
Michel Issa a dans ce cadre salué « la décision du président Joseph Aoun, de s’asseoir à la table des négociations avec Israël pour résoudre la crise », tout en soulignant : « Je crois que les Israéliens ont décidé de ne pas arrêter les frappes au Liban, donc ce dernier doit décider s’il est capable malgré tout de se réunir avec eux ». « Selon moi, il n’est pas possible d'avoir la paix entre le Liban et Israël sans pourparlers, donc j’encourage la partie libanaise à envisager la nécessité de parler avec la partie israélienne pour parvenir à une solution », a-t-il ajouté.
Il y a dix jours, le président Aoun avait accusé le Hezbollah de vouloir provoquer « l'effondrement » du Liban pour le compte de l’Iran et appelé à des négociations directes avec Israël pour mettre fin à la guerre. Jeudi, il avait réaffirmé cette volonté au cours d'une rencontre à Baabda avec le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le chef du Quai d'Orsay s’est rendu vendredi en Israël, admettant qu’il ne voyait pas de fin évidente au conflit à court terme, mais que la France et ses alliés continueraient de chercher une solution durable.
Le Hezbollah a entraîné le Liban dans le conflit le 2 mars, en lançant des missiles sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran. L’État hébreu mène depuis des bombardements massifs sur de larges étendues au Liban, y compris la capitale Beyrouth, et effectue des incursions au sol dans le sud du pays avec des troupes et des blindés.
« L'armée libanaise doit accomplir sa mission »
À l’issue de sa rencontre avec le patriarche maronite, le diplomate américain a aussi affirmé que « l’armée libanaise doit accomplir la mission qui lui a été confiée, et c’est ce que nous attendons ». Il a aussi indiqué qu'elle a la capacité d'accomplir sa mission « si elle le décide ». Le Conseil des ministres avait demandé le 2 mars à l'institution militaire de mettre en œuvre le plan sur le monopole des armes « par tous les moyens possibles » et dans « les plus brefs délais ».
Le gouvernement libanais partage l’objectif de désarmer le Hezbollah soutenu par l’Iran, mais craint qu’une action directe ne déclenche des affrontements menant à la guerre civile. Au cours des dernières semaines, une campagne avait visé le commandant en chef de l’armée, le général Rodolphe Haykal, appelant à sa démission pour son refus de désarmer de force le Hezbollah. Les États-Unis auraient notamment poussé à son limogeage, démarche aussitôt rejetée par les autorités. Après la rencontre entre Béchara Raï et l'ambassadeur US, le général Haykal s’est rendu à Bkerké où il a été reçu par le patriarche, selon l’Agence nationale d’information (ANI, officielle).
« Nous avons demandé à l’armée libanaise de rester dans les villages chrétiens du Sud pour les protéger, jusqu’à présent la situation est satisfaisante mais personne ne sait comment les choses évolueront», a également dit Michel Issa affirmant que les Etats-Unis ont reçu une promesse de la part d'Israël de ne pas mener des frappes contre les villages chrétiens frontaliers du Sud « à condition qu’aucun membre du Hezbollah ne s’infiltre dans ces villages ». Des frappes israéliennes ont fait plusieurs morts au cours de la semaine dernière dans certains villages chrétiens de la zone frontalière. Le curé de la paroisse de Qlayaa a ainsi été tué dans un tir d'artillerie, tandis que trois ouvriers de Rmeich ont été ciblés par un drone. Le dimanche 8 mars, un septuagénaire de Alma el-Chaab, village depuis totalement évacué, avait été tué dans une frappe de drone également.
Du côté d'Israël, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a indiqué à l’issue de sa rencontre avec le chef de la diplomatie française, que « le gouvernement libanais et l’armée libanaise ne prennent aucune mesure significative à l’encontre du Hezbollah, ni sur le plan militaire ni sur d’autres plans ». Le ministre israélien a précisé avoir présenté à son homologue français « l’ampleur des attaques contre Israël menées depuis le territoire libanais depuis le 2 mars, notamment depuis la zone au sud du Litani, que le gouvernement libanais et l’armée libanaise se vantaient, il y a à peine deux mois et demi, de contrôler ».
M. Saar a également déclaré avoir proposé que « la France et l’Union européenne désignent l’ensemble de l’organisation Hezbollah comme organisation terroriste, et non uniquement sa branche armée, comme l’ont déjà fait plusieurs pays européens ». Il a estimé qu’« une délégitimation complète du Hezbollah est indispensable face à cette branche iranienne qui mène des opérations militaires contre Israël depuis des décennies et qui détruit progressivement le Liban et son avenir ».




Que fait notre armée? Notre pays est en guerre et elle est la à servir de potiche. Où sont les barrages volants pour empêcher toute infiltration dans les autres régions pour les faire détruire? Un pays qui n’a ni armée ni leader politique patriotique est voué à la mort. Bougez-vous au lieu d’attendre que le pire arrive et nous dire, on ne l’avait pas prévu. Ces vendus ont plus d’un projet destructeur dans leur tête et ne comptent pas s’avouer vaincu avant de détruire pierre par pierre notre pays comme leur Kassem l’avait promis. Remuez-vous et que ça saute!
19 h 13, le 22 mars 2026