Des membres de la Défense civile se rassemblent près de la carcasse d’un véhicule détruit, ciblé par un bombardement israélien dans la ville côtière de Saïda, au sud du Liban, le 18 mars 2026. Photo Mahmoud Zayyat/AFP
Pour Israël, le contrôle du sud du Litani ne suffira pas à garantir la sécurité de son territoire face aux missiles tirés depuis le nord du fleuve ou depuis la Békaa.
L'OLJ / Par Mounir RABIH, le 19 mars 2026 à 00h00
Des membres de la Défense civile se rassemblent près de la carcasse d’un véhicule détruit, ciblé par un bombardement israélien dans la ville côtière de Saïda, au sud du Liban, le 18 mars 2026. Photo Mahmoud Zayyat/AFP
"Une profonde méfiance américano-israélienne envers l’État libanais et ses institutions". Comment en serait-il autrement? Qui voudrait négocier avec un Etat qui refuse de mettre en œuvre ses propres décisions?
L'orient Le Jour : pourriez-vous relayer les informations au sujet des combats de Taybeh et de l'ambuscade tendue la nuit dernière par le Hezbollah aux Israéliens entre Taybeh et Deir Seriane? On parle de six chars Merkava détruits, l'information est-elle vérifiée?
Il est toujours intéressant de lire au sujet des plans d'invasion. Cependant, il y a loin de la coupe aux lèvres. Toutes les données indiquent que les Israéliens ne pourront pas balayer le Hezbollah comme un fétu de paille et que les soldats de Tsahal feront face à une guérilla acharnée. D'où l'ambiguïté de la phase actuelle : les Israéliens ne veulent pas, en réalité, d'une invasion terrestre qui serait extrêmement coûteuse en hommes et en matériel, pour un résultat plus qu'incertain.
Il faut qu’Israel réfléchisse à deux fois avant de saquer ce qui reste de notre armée en trouvant une issue honorable pour les deux pays si vraiment il a l’intention de vivre en paix avec ses proches voisins. Les libanais patriotiques aspirent à la même chose que les citoyens israéliens, LA PAIX. Or si notre armée est affaiblie, ce sera sans l’ombre d’un doute que les terroristes les remplacent pour faire de tout notre pays un front éternel qui serait difficilement étouffé. Mettez-vous autour d’une table et trouvez donc une solution qui arrangerait les deux pays et leurs citoyens pacifiques
Au début, existait une différence entre les points de vue de Trump et de Netanyahu. Le premier viulait une guerre courte, limitée aux problèmes du nucléaire et des missiles. Bibi, lui, voulait une garantie de la mise hors service du Hezbollah, qu;il ne pouvait obtenir que par la chute du régime. Il semble que Bibi a réussi à forcer la main du président américain et lui faire adopter son point de vue. De toutes façons, pour le Liban, il est clair, depuis le début que la guerre ne prendra fin qu'après la destruction totale du Hezbollah. Quel qu'en soit le prix … pour le notre malheureux pays!
Les gens vont vite se rendre compte qu’on va vers une occupation permanente du sud du Litani avec cette fois destruction systématique des habitations. Les réfugiés du sud vont ainsi devenir comme les réfugiés palestiniens. Si notre armée ne fait pas son boulot, enfin surtout si messieurs Aoun et Salam ne font pas le leur en exigeant de l’armée qu’elle traite le Hezbollah comme elle a traité Daëch, et comme elle doit traiter les autres milices Hamas et consorts qui subsistent sur notre territoire national, on aura certainement la deuxième guerre « civile » libanaise d’ici cet été…
Certains nous l’ont dit et répété, la milice n’a rien de libanais. Tout le prouve, et les concessions et les compromis de l’Etat pour ne pas “heurter” cette pauvre milice battue, nous ont amenés là. Vous avez raison, tous les scénarios sont possibles, même plus, pourquoi pas la collusion du régime syrien, qui serait bien content de prendre sa revanche et d’être du côté des puissants cette fois. Entretemps les malheureux réfugiés ne savent plus où aller. Mais allez le dire à ces traîtres criminels qui ont vendu les Libanais pour venger un mort iranien.
Israël n’a pas appris les leçons du passé et va encore les répéter malgré sa puissance militaire! Ce Bibi est coriace et mène les choses avec une force brutale mais l’histoire récente nous raconte qu’israel ne peut complètement détruire l’ennemi et qu’en fait il n’aura jamais une paix writable dans son avenir.
"Une profonde méfiance américano-israélienne envers l’État libanais et ses institutions". Comment en serait-il autrement? Qui voudrait négocier avec un Etat qui refuse de mettre en œuvre ses propres décisions?
08 h 27, le 20 mars 2026