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Lifestyle - guerre au liban 2026

Liban, 1975, génération perdue

Quelques mois avant la guerre de 1975, un père photographie sa fille sur la corniche de Raouché. Derrière elle, Beyrouth construit et se croit invincible. Un demi-siècle plus tard, cette image d’enfance raconte le destin d’une génération libanaise qui n’aura connu que des accalmies fragiles entre deux guerres.

Liban, 1975, génération perdue

Deux enfants à la corniche de Raouché. Beyrouth, vers 1974. Coll. Georges Boustany

« À Ramlet el-Baïda, l’un des points d’entrée que l’armée israélienne avait tenté de forcer lors de l’invasion de 1982, l’éternité de la mer nargue la précarité des vies qui l’entourent. Personne ne sait de quoi demain sera fait, si ce n’est qu’elle sera toujours là. » Ces mots de Soulayma Mardam Bey, écrits au lendemain de l’attaque israélienne survenue sur la corniche de Beyrouth, résument à la perfection tout ce que m’inspire cette photo. Lire aussi À Ramlet el-Baïda, massacre à la plage Mars 2026. La guerre est donc de retour, plus féroce que jamais. Notre destin, qui avait semblé un peu plus clément ces derniers temps, ne s’était en fait accordé qu’un bref repos. Le tempo normal de nos vies – l’angoisse, les réflexes de survie et la peur de l’avenir – a donc repris son cours habituel. J’aurai bientôt soixante ans : mes espoirs...
« À Ramlet el-Baïda, l’un des points d’entrée que l’armée israélienne avait tenté de forcer lors de l’invasion de 1982, l’éternité de la mer nargue la précarité des vies qui l’entourent. Personne ne sait de quoi demain sera fait, si ce n’est qu’elle sera toujours là. » Ces mots de Soulayma Mardam Bey, écrits au lendemain de l’attaque israélienne survenue sur la corniche de Beyrouth, résument à la perfection tout ce que m’inspire cette photo. Lire aussi À Ramlet el-Baïda, massacre à la plage Mars 2026. La guerre est donc de retour, plus féroce que jamais. Notre destin, qui avait semblé un peu plus clément ces derniers temps, ne s’était en fait accordé qu’un bref repos. Le tempo normal de nos vies – l’angoisse, les réflexes de survie et la peur de l’avenir – a donc repris son...
commentaires (6)

Merci cela fait du bien un peu de baume au cœur Merci cela fait du bien un peu de baume au cœur

LA MAISON BLANCHE

23 h 11, le 13 avril 2026

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Commentaires (6)

  • Merci cela fait du bien un peu de baume au cœur Merci cela fait du bien un peu de baume au cœur

    LA MAISON BLANCHE

    23 h 11, le 13 avril 2026

  • Les libanais ont fini par perdre espoir et se résigner à partir par millions. Ils ont ainsi assouvi la haine de leurs tueurs pour leur céder la place et les voir s’emparer de leur pays avoir l’avoir défendu sans réserve. Les guerres se sont succédées pour ne laisser aucune place à l’espoir aux patriotes qui voyaient leur responsables politiques vendre leur pays sous leurs yeux en s’acharnant sur son peuple, inondé de taxes et d’injustice jusqu’à lui voler ses économies et le fruit de labeur de toute une vie. Il faut un miracle pour retrouver notre foi en ces dirigeants traîtres et fiers de l’e

    Sissi zayyat

    12 h 39, le 21 mars 2026

  • Très beau et perspicace. George Boustany est un poète/chirurgien de la condition humaine. En attendant le prochain livre

    Elie George Haddad

    18 h 26, le 17 mars 2026

  • Tres beau recit emotif.....Il touche en plein coeur des generations de Libanais qui ont reve, subi, se sont releves et continuent a esperer.....

    Cadmos

    16 h 08, le 17 mars 2026

  • bravo et merci pour cet article

    LE FRANCOPHONE

    15 h 20, le 17 mars 2026

  • Merci pour ce beau texte ?

    Matlock Michèle

    10 h 04, le 17 mars 2026

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