Ali Berro,jopurnaliste d'al-Manar (Credit: X/@aly_berro)
La première juge d’instruction de Beyrouth, Roula Osman, a émis, mardi, un mandat d’arrêt à l’encontre de Ali Berro, journaliste de la chaîne du Hezbollah al-Manar, après l’avoir interrogé pendant quarante-cinq minutes environ. La veille, la magistrate avait reçu son dossier transmis par le procureur général près la Cour d’appel de Beyrouth, Raja Hamouche, qui venait d’engager des poursuites contre lui, notamment pour dissensions confessionnelles en temps de guerre, outrage au président de la République, diffamation du chef du gouvernement et des ministres, et menaces de mort proférées à leur encontre, ainsi que pour rébellion contre les décisions gouvernementales. Dans son document de transfert, le juge Hammouche recommandait l’émission d’un mandat d’arrêt.
Connu pour ses vidéos provocatrices, Ali Berro, avait menacé les responsables de « retirer leurs âmes » sil voulaient « retirer les armes » du parti chiite, suite à la décision du Conseil des ministres adoptée la semaine dernière de considérer les armes du Hezbollah illégales.
En janvier dernier, Ali Berro avait, entre autres, publié une vidéo sur Instagram, tournée sur la route menant au palais présidentiel de Baabda. De manière jugée pour le moins audacieuse, il y appelait les habitants du Sud, dont les maisons ont été détruites par les bombardements israéliens, à « s’installer au palais de Baabda », estimant qu’il « a besoin d’un peu de nettoyage ».
Avant d’être arrêté vendredi par les FSI pour être mis en garde à vue sur instruction du chef du parquet de cassation, Jamal Hajjar, le journaliste avait posté une vidéo dans laquelle il invoquait notamment la liberté d’expression.
Aussitôt après le mandat d’arrêt émis par la juge Osman, l’avocat de Ali Berro, Ali Badaoui, a interjeté appel devant la chambre d’accusation de Beyrouth, présidée par Kamal Nassar. Il disposait de 24 heures pour le faire. La chambre d’accusation, présidée par le juge Kamal Nassar, a à son tour rejeté l’appel présenté demandant la libération de ce dernier, et a décidé de le maintenir en détention.
En signe de solidarité avec le journaliste, et en concomitance avec son interrogatoire, une trentaine de personnes ont participé à un sit-in devant le Palais de justice de Beyrouth.



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12 h 28, le 11 mars 2026