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Société - Justice

Ali Berro poursuivi par le parquet de Beyrouth

La mesure intervient après l’interrogatoire du journaliste de la chaîne al-Manar par le service des renseignements des FSI.

Ali Berro poursuivi par le parquet de Beyrouth

Ali Berro. Photo tirée de son compte Instagram

Le procureur général près la cour d’appel de Beyrouth, Raja Hamouche, a engagé, lundi, des poursuites contre Ali Berro, journaliste de la chaîne du Hezbollah al-Manar, et déféré son dossier auprès de la première juge d’instruction de Beyrouth, Roula Osman. Selon une source judiciaire interrogée par L’Orient-Le Jour, le juge Hamouche a fondé sa décision notamment sur des articles du Code pénal punissant de détention quiconque entreprend « une propagande tendant à attiser des dissensions confessionnelles » (articles 295 et 317), et qui « porte atteinte au prestige de l’État ou à son crédit » (article 297). Les poursuites sont également basées sur les dispositions pénales relatives à l’outrage au président de la République et sa diffamation, aux insultes contre le chef du gouvernement et les ministres et aux menaces de mort proférées à leur encontre, ainsi qu’à la rébellion contre les décisions gouvernementales.


Tout récemment, aussitôt après la décision prise le 2 mars par le Conseil des ministres concernant le retrait des armes du Hezbollah, Ali Berro a menacé les ministres et le chef du gouvernement, Nawaf Salam, ainsi que le président de la République, Joseph Aoun, de « retirer leurs âmes » s’ils voulaient « retirer les armes » du parti chiite. Il a apostrophé le gouvernement en le qualifiant de « gouvernement de chiens ».

En septembre dernier, à l’occasion de la commémoration de l’assassinat de l’ex-chef du Hezbollah Hassan Nasrallah (septembre 2024), Ali Berro s’était filmé dans une vidéo lors du rassemblement organisé sur la corniche, face à la Grotte aux pigeons. Dans cette vidéo jugée provocatrice, le journaliste proche du parti chiite interpelle sur un ton moqueur Nawaf Salam en lui montrant la projection du portrait de Hassan Nasrallah sur le rocher. À ses côtés, Wafic Safa, l’ancien chef de la sécurité du Hezbollah. Ali Berro souligne que le site a été illuminé malgré son interdiction, tout en déclarant : « Même après son martyre, son doigt a brisé ta tête, ta nuque et ta décision », en référence à Hassan Nasrallah. Quelques jours auparavant, les autorités avaient autorisé un rassemblement devant ce site, tout en interdisant les projections lumineuses.

En janvier dernier, Ali Berro avait publié une vidéo sur Instagram, tournée sur la route menant au palais présidentiel de Baabda. Il y appelait de manière provocatrice les habitants du Sud, dont les maisons ont été détruites par les bombardements israéliens, à « s’installer au palais de Baabda », estimant qu’il « a besoin d’un peu de nettoyage ». « Vos maisons dans le Sud sont plus propres, mais ça fera l’affaire », lançait-il. Le procureur général près la Cour de cassation, Jamal Hajjar, l’avait alors convoqué, mais il ne s’était pas présenté, invoquant la liberté d’expression et la compétence du tribunal des imprimés. Faute de comparaître, il a alors fait l’objet d’un mandat de recherche. Sur instruction du juge Hajjar, il a finalement été arrêté vendredi et interrogé par le service des renseignements des FSI, qui a transmis lundi son dossier au juge Hajjar, lequel l’a transféré, à son tour, au chef du parquet d’appel de Beyrouth, Raja Hamouche, habilité à engager les poursuites dans le cadre de sa compétence territoriale.

Le procureur général près la cour d’appel de Beyrouth, Raja Hamouche, a engagé, lundi, des poursuites contre Ali Berro, journaliste de la chaîne du Hezbollah al-Manar, et déféré son dossier auprès de la première juge d’instruction de Beyrouth, Roula Osman. Selon une source judiciaire interrogée par L’Orient-Le Jour, le juge Hamouche a fondé sa décision notamment sur des articles du Code pénal punissant de détention quiconque entreprend « une propagande tendant à attiser des dissensions confessionnelles » (articles 295 et 317), et qui « porte atteinte au prestige de l’État ou à son crédit » (article 297). Les poursuites sont également basées sur les dispositions pénales relatives à l’outrage au président de la République et sa diffamation, aux insultes contre le chef du gouvernement et les ministres...
commentaires (6)

Je pense que pour lui la sortie se fera au prix amiable de 1$ avec une petite tape sur les joues en lui demandant de ne pas recommencer et que c'est vilain de dire des gros mots.

Zeidan

09 h 47, le 10 mars 2026

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Commentaires (6)

  • Je pense que pour lui la sortie se fera au prix amiable de 1$ avec une petite tape sur les joues en lui demandant de ne pas recommencer et que c'est vilain de dire des gros mots.

    Zeidan

    09 h 47, le 10 mars 2026

  • Au tarif special hezballah, tout ceci est passible de 5 $ d'amende et d'une frappe de reglette sur la paume

    Moi

    20 h 37, le 09 mars 2026

  • une amande de 15 dollars et puis s'en va?

    F R

    20 h 05, le 09 mars 2026

  • Là cette fois la justice Libanaise sera intraitable, il sera condamné à une amende de 22$...

    C…

    19 h 54, le 09 mars 2026

  • Case PRISON directement et de grâce que les autorités cessent de craindre les voyous du Hezbollah et qu’elles prennent enfin leurs responsabilités

    Ras le bol

    18 h 41, le 09 mars 2026

  • Quel niveau! On est tombes si bas!

    Cadmos

    18 h 40, le 09 mars 2026

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