Rechercher
Rechercher

Politique - guerre au liban 2026

Déluge de feu israélien sur le Liban pour la 5e journée consécutive

Le ministère de la Santé compte plus de 200 morts et près de 800 blessés depuis lundi.

Déluge de feu israélien sur le Liban pour la 5e journée consécutive

Des personnes se tiennent sur les décombres d’un bâtiment endommagé après une frappe israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, le 6 mars. Photo Reuters

La journée de vendredi, la cinquième du nouveau conflit qui oppose le Hezbollah à Israël, a été marquée par de nouvelles frappes très violentes sur la banlieue sud de Beyrouth : non moins de douze qui sont venues s’ajouter aux onze de la nuit. Les bombardements sur cette zone ont touché les quartiers de Jamous, entre Haret Hreik et Hadath, Bourj el-Brajné, Bir el-Abed et la proximité du stade de « Raya ». Les images qui nous parviennent de cette banlieue montrent un spectacle de dévastation totale.

Dans un message sur X, le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a affirmé qu’elles visaient « des infrastructures militaires », affirmant avoir détruit « des quartiers généraux » du parti, dont le « siège du conseil exécutif » du Hezbollah et un entrepôt de drones. L’une de ces frappes au moins a atteint l’entourage de l’ambassade d’Iran au Liban.

Le Liban-Sud n’a pas non plus été épargné, notamment son chef-lieu, la ville de Saïda, considérée comme relativement sûre. Vers 11h15, un bombardement israélien a visé un bâtiment des Makassed, une organisation caritative sunnite, plus particulièrement un appartement. Une explosion « soudaine et très violente », décrit un commerçant sur place à notre correspondant Mountasser Abdallah. La frappe a fait cinq morts. L’Association islamique de bienfaisance des Makassed a dénoncé l’attaque, assurant que l’immeuble « ne comprend aucune installation militaire ou partisane ».

Autre frappe marquante de ce vendredi meurtrier, le bombardement d’un quartier résidentiel visé près du célèbre site archéologique de la citadelle, ainsi que l’a certifié le président de la municipalité de Tyr, Hassan Dbouk, contacté par L’OLJ. La frappe a fait des blessés, ajoute-t-il.

Des blessés et des tués, il continue d’en tomber tous les jours dans ce contexte de violence des frappes israéliennes. Selon un bilan du ministère de la Santé publié en fin d’après-midi, les hostilités qui durent depuis lundi à l’aube ont déjà fait au moins 217 victimes et 798 blessés. Et le décompte se poursuit. On commence aussi à mettre des noms sur les statistiques : une frappe aérienne sur le village de Doueir, près de Nabatiyé, a fait au moins deux victimes, dont le frère du journaliste Daoud Ramal, l’officier retraité de l’armée libanaise Youssef Ramal, ainsi que son épouse Nidal Hoteit. On sait aussi que plusieurs personnes ont été tuées par une frappe israélienne sur la localité de Kaakaïyet el-Jisr (caza de Nabatiyé).

Israël tente une incursion en hélicoptère dans la Békaa

La Békaa n’était pas en reste vendredi. Selon notre correspondante Sarah Abdallah et un correspondant de la chaîne Al-Manar du Hezbollah, l’armée israélienne a tenté un débarquement en hélicoptère sur les hauteurs de la chaîne orientale dans la Békaa, mais sans succès. L’armée libanaise postée à la frontière avait repéré, à l’aide de caméras thermiques, quatre hélicoptères évoluant au-dessus de la Békaa. Son artillerie a également tiré des fusées éclairantes au-dessus de l’Anti-Liban, selon notre correspondante.

Par ailleurs, l’aviation israélienne a mené une violente frappe sur le village de Boudaï dans le caza de Baalbeck, ainsi qu’une série de frappes sur les hauteurs de la chaîne de l’Anti-Liban, qui sépare le Liban de la Syrie. L'armée israélienne s'est également acharnée sur la localité de Nabi Chit, à Baalbeck, où elle a a mené une dizaine de frappes qui ont fait au moins neuf tués et 17 blessés, selon le ministère de la Santé. Des victimes sont tombées parmi les secouristes du Comité islamique de santé du Hezbollah, touchés par une seconde frappe alors qu’ils accouraient pour aider la famille, alors que trois enfants ont été sauvés des décombres.


Combats sur le terrain

De son côté, l’armée israélienne a aussi annoncé un bilan : huit soldats blessés, dont cinq grièvement, vendredi, par des tirs dans le nord d’Israël, à la frontière avec le Liban, selon le porte-parole international de l’armée israélienne, le lieutenant-colonel Nadav Shoshani. Les trois autres soldats ont été légèrement blessés dans le même incident, selon lui.

Le Hezbollah a, pour sa part revendiqué plus d'une quinzaine d'attaques contre Israël durant la journée. Sur le terrain, de violents affrontements entre ses membres et l’armée israélienne se sont déroulés dans l’est du village stratégique de Khiam, dans le caza de Marjeyoun, avec l’utilisation de mitrailleuses et de roquettes antichars. Des mouvements de véhicules israéliens à l’est de la ville ont été ciblés par des roquettes, a indiqué notre correspondant.

Les menaces israéliennes, elles, se sont poursuivies vendredi. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré que « l’armée israélienne a renforcé ses troupes à l’intérieur du territoire » libanais et a « considérablement étendu » son déploiement vers d’autres positions, selon des propos rapportés dans les médias israéliens. Il a affirmé que l’armée « continuera ainsi jusqu’à ce que le Hezbollah soit vaincu, d’une manière ou d’une autre ».

Une « catastrophe humanitaire »

La guerre continue aussi à provoquer un déplacement de population, notamment après l’appel à l’évacuation spectaculaire de la banlieue sud de Beyrouth la veille, qui a bloqué les routes de la capitale et de ses environs. Ce qui a poussé le Premier ministre Nawaf Salam à mettre en garde contre une « catastrophe humanitaire » au Liban en raison des déplacements de dizaines de milliers de personnes cette semaine, lors d’un discours prononcé devant des ambassadeurs. Et cette crise humanitaire n’affecte pas que les Libanais, puisque quelque 50 000 Syriens ont fui le Liban pour rentrer chez eux durant la semaine écoulée, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

La journée de vendredi, la cinquième du nouveau conflit qui oppose le Hezbollah à Israël, a été marquée par de nouvelles frappes très violentes sur la banlieue sud de Beyrouth : non moins de douze qui sont venues s’ajouter aux onze de la nuit. Les bombardements sur cette zone ont touché les quartiers de Jamous, entre Haret Hreik et Hadath, Bourj el-Brajné, Bir el-Abed et la proximité du stade de « Raya ». Les images qui nous parviennent de cette banlieue montrent un spectacle de dévastation totale.Dans un message sur X, le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a affirmé qu’elles visaient « des infrastructures militaires », affirmant avoir détruit « des quartiers généraux » du parti, dont le « siège du conseil exécutif » du Hezbollah et un entrepôt de drones. L’une de ces...
commentaires (4)

Quand nos CHEFS tergiversent et n,honorent pas l,engagement pris il est normal que celui qui subit les actes aventuriers des mercenaires iraniens y intervienne avec force pour mettre un terme aux menaces venant au-dela de ses frontieres.

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

11 h 13, le 07 mars 2026

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (4)

  • Quand nos CHEFS tergiversent et n,honorent pas l,engagement pris il est normal que celui qui subit les actes aventuriers des mercenaires iraniens y intervienne avec force pour mettre un terme aux menaces venant au-dela de ses frontieres.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    11 h 13, le 07 mars 2026

  • "Il a affirmé que l’armée « continuera ainsi jusqu’à ce que le Hezbollah soit vaincu, d’une manière ou d’une autre ». Même scénario que pour le Hamas donc: que le Liban soit entièrement détruit, le Hezbollah s'en fichera et ne s'avouera jamais vaincu! Bel avenir en perspective...

    Georges MELKI

    06 h 05, le 07 mars 2026

  • "...dont le frère du journaliste Daoud Ramal, l’officier retraité de l’armée libanaise Youssef Ramal," Il s'agit de la famille Rammal رمّال مع شدّة فوق الميم

    Georges MELKI

    05 h 58, le 07 mars 2026

  • Il est content le hezbollah ? Ceux qui l’ont soutenu durant toutes ces années savaient très bien ce qu’il est , et a toujours été. Une bande de trafiquants terroristes sectaires et vendus, qui n’ont que faire du Liban. Ils font de tout pour que le voisin revienne de nouveau s’installer chez nous. Et c’est bien là leur seul succès ! Aucune pitié pour ces voyous qui n’en ont jamais eu pour nous.

    NG

    04 h 21, le 07 mars 2026

Retour en haut