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Politique - frappes contre l'iran

Le Conseil supérieur de défense réuni à Baabda : La décision de guerre et de paix relève exclusivement de l’État

Le tandem Aoun-Salam souligne l’importance de « placer l’intérêt des Libanais au-dessus de toute autre considération ».

Le Conseil supérieur de défense réuni à Baabda : La décision de guerre et de paix relève exclusivement de l’État

Le Conseil supérieur de la Défense, réuni à Baabda le 1er mars 2026. Photo présidence libanaise

En plein chaos régional, l'État libanais veut montrer qu'il maintient le contrôle. Le Conseil supérieur de défense s'est réuni dimanche à Baabda, sous la houlette du président de la République, Joseph Aoun, pour évoquer la guerre opposant l'Iran aux États-Unis et à Israël. Celle-ci risque d'emporter le Liban, notamment si le Hezbollah décide d'intervenir pour défendre son parrain. Une perspective que Beyrouth s'active pour éviter.

Selon un communiqué publié par le palais présidentiel, le président Aoun « s’est arrêté (au début de la réunion) sur l’assassinat du Guide suprême iranien, Ali Khamenei, soulignant ce qu’il représentait dans son pays et à l’étranger ». Bien que Khamenei soit considéré par de nombreux chiites au Liban (notamment la base du Hezbollah) comme la principale référence religieuse et politique, le président Aoun n'a pas explicitement mentionné ce lien. Il a ensuite adressé ses condoléances à tous « les pays touchés par les événements douloureux », condamnant « le ciblage des citoyens des pays arabes et de leurs infrastructures civiles » par les missiles iraniens dans le cadre de la guerre en cours.

Son principal message était toutefois de rappeler que « la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l’État libanais », en se référant à la Constitution, ainsi qu’à son discours d'investiture et à la déclaration ministerielle.

« Le Premier ministre a ensuite souligné l’importance de placer l’intérêt des Libanais au-dessus de toute autre considération, de maîtriser la situation sécuritaire et sur le terrain au Sud et à l’Est, et de ne permettre aucun dérapage », toujours selon le communiqué. Le pouvoir tente en effet de récupérer le monopole des armes et d'étendre la souveraineté de l'État à l'ensemble du territoire.

Contacté par L'OLJ, un ministre ayant participé au Conseil a affirmé qu'il s'agissait d'une « réunion de coordination » pour gérer la situation sur le terrain. « Tout le monde a compris la gravité de la situation et personne ne s’aventurera à se lancer dans la guerre », a-t-il souligné. Dans le même esprit, à la question de savoir si le Hezbollah a donné « son accord » pour que le Liban reste à l'écart du conflit, le ministre de l'Intérieur, Ahmad Hajjar, a répondu avant de rejoindre la réunion : « Nous n'avons besoin de l'accord de personne. Comme l'a dit le président de la République, des contacts ont eu lieu avec tous les acteurs impliqués. Les intérêts du Liban priment sur tout le reste aux yeux de tous les Libanais ».

Hausse des prix

Selon le communiqué, le Conseil a également évoqué la panique qui a gagné les Libanais samedi, dès le déclenchement de la guerre, face au risque de pénuries de carburants ou de denrées alimentaires. « Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de contrôler les prix et les quantités des biens, des denrées alimentaires et des carburants », peut-on lire dans le texte, se référant aux mesures adoptées la veille lors d'une réunion d'urgence tenue par le Premier ministre au Sérail. « Les ministères poursuivent, en coordination avec les organisations internationales concernées, l’approvisionnement des besoins urgents et appropriés », poursuit le communiqué.

Selon nos informations, le ministre des Affaires étrangères, Joe Raggi, a été chargé de superviser les contacts entre la diaspora et les missions diplomatiques libanaises dans les pays visés par les frappes iraniennes. « Jusqu'à présent, tout le monde va bien et aucun Libanais n'a été blessé ou tué lors des attaques », confiait dimanche après-midi une source gouvernementale à L'OLJ.

Le Conseil a, en outre, demandé au ministère des Travaux publics et des Transports « de veiller au maintien de l’espace aérien libanais ouvert », tout en tenant compte de la sécurité des passagers. Le ministère a également été chargé de « suivre l’évolution de la situation et d’en informer les citoyens ».

Le Conseil supérieur de défense est dirigé par le président de la République, le Premier ministre en est le vice-président, et il réunit également les ministres de la Défense, des Affaires étrangères, des Finances, de l'Intérieur et de l'Économie.

En plein chaos régional, l'État libanais veut montrer qu'il maintient le contrôle. Le Conseil supérieur de défense s'est réuni dimanche à Baabda, sous la houlette du président de la République, Joseph Aoun, pour évoquer la guerre opposant l'Iran aux États-Unis et à Israël. Celle-ci risque d'emporter le Liban, notamment si le Hezbollah décide d'intervenir pour défendre son parrain. Une perspective que Beyrouth s'active pour éviter.Selon un communiqué publié par le palais présidentiel, le président Aoun « s’est arrêté (au début de la réunion) sur l’assassinat du Guide suprême iranien, Ali Khamenei, soulignant ce qu’il représentait dans son pays et à l’étranger ». Bien que Khamenei soit considéré par de nombreux chiites au Liban (notamment la base du Hezbollah) comme la...
commentaires (6)

Ce qy=ue représentait Khanenei dans son pays? L'assassin de 20 000 de ses concitoyens dont le seul crime était de réclamer un peu e liberté!

Yves Prevost

14 h 06, le 02 mars 2026

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Commentaires (6)

  • Ce qy=ue représentait Khanenei dans son pays? L'assassin de 20 000 de ses concitoyens dont le seul crime était de réclamer un peu e liberté!

    Yves Prevost

    14 h 06, le 02 mars 2026

  • Je suis heureux de noter le retour d,une Libre Plume au forum.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    12 h 26, le 02 mars 2026

  • SI l,ETAT avait applique son engagement de desarmer et dissoudre les deux milices du tandem chiite affilie a l,Iran le PRIX a payer aurait ete beaucoup plus moindre que les catastrophes que ces illegitimes attirent sur notre pays et sur nous.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    12 h 09, le 02 mars 2026

  • Non mais quelle blague! Ça valait le coup de se réunir. On vous croyait déjà avant, et il n’était pas nécessaire de nous donner une preuve de plus de votre incapacité à matter une milice déjà à terre qui arrive encore à déstabiliser notre pays, forte de votre laxisme qui n’est plus à prouver. Que pense l’ami de notre président de la situation, lui qui avait rassuré tout ce beau monde en leur garantissant que ses alliés n’avait pas participé à la danse pour une fois? M. Aoun devrait savoir que lorsque Berry dit quelque chose, il faut s’attende à son contraire.

    Sissi zayyat

    10 h 51, le 02 mars 2026

  • Arreter ce BS. Vous n'êtes pas en mesure. Et la preuve.

    Ma Realite

    07 h 46, le 02 mars 2026

  • Hahahahahahaha!!!!

    Oussama HADIFE

    23 h 58, le 01 mars 2026

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