Des traînées de fusées provenant d'une interception par le système de défense antimissile israélien Iron Dome au-dessus de Tel-Aviv, le 28 février 2026. Des missiles d'interception sont entendus dans plusieurs régions du Liban également. Photo Jack GUEZ / AFP
L’attaque américano-israélienne contre l’Iran, lancée samedi matin, a ravivé les inquiétudes dans les régions libanaises encore très affectées par le dernier conflit entre le Hezbollah et Israël, d’autant plus que les frappes israéliennes en territoire libanais demeurent quotidiennes malgré le cessez-le-feu du 27 novembre 2024. Plusieurs responsables israéliens ont déjà menacé le Liban d’une riposte violente en cas d’ouverture d’un front de soutien par le Hezbollah pro-iranien.
Au Liban-Sud, un attentisme prudent règne dans les villages frontaliers avec Israël, de peur de développements militaires dans cette zone déjà largement détruite lors du dernier conflit. Firas habite le village de Houla, caza de Marjeyoun, au sud du Litani. Il décrit « une atmosphère d’inquiétude qui plane sur le village, ce qui est tout à fait normal », racontant que la population préfère stocker des denrées essentielles et rester à la maison. Il ne redoute pas outre mesure une riposte du Hezbollah à partir du Liban, parce qu’il « n’est pas rationnel d’envisager une telle probabilité ». Il n’écarte cependant pas « la possibilité d’actes isolés à la frontière qui sèmeraient le trouble ».
Pour sa part, Ahmad el-Mohammad, moukhtar du village de Wazzani, dans le caza de Marjeyoun, décrit « des explosions de missiles d’interception dans le ciel et un mouvement de drones à la frontière ». Malgré l’inquiétude légitime, il assure « qu’il n’y a pas de panique dans le village, les gens vaquent à leurs occupations et les agriculteurs se rendant à leurs champs. Il n’y a pas encore de mouvement de départs des régions frontalières ».
C’est un autre son de cloche que fait parvenir Mohammad Assaily, moukhtar de la ville de Bint Jbeil, dans le caza du même nom. « L’inquiétude liée à une nouvelle guerre est à son paroxysme, certaines familles ont déjà plié bagage pour se diriger vers des lieux jugés plus sûrs, alors que beaucoup d’autres restent sur place simplement parce que leur situation économique ne leur permet pas d’envisager un nouveau déplacement, surtout que la guerre de 2024 a déjà fait fondre leurs maigres économies », assure-t-il.
Seule Zeinab, habitante de la ville de Tyr, fait remarquer que « cette frappe contre l’Iran n’est pas une surprise, tous les indicateurs étant au rouge depuis plusieurs jours ». Bien qu’il n’y ait aucun développement réellement inquiétant au Liban jusque-là, elle parle « d’une peur diffuse concernant l’éventualité de répercussions sur le pays ».
« Nous avons tous la conviction que le Hezbollah n’interviendra pas »
Une ambiance similaire règne dans la Békaa, dans des localités tout autant affectées par la dernière guerre. Les témoins confirment tous entendre les missiles d’interception.
Hassan, un fonctionnaire habitant Nabi Chit, à Baalbeck, affirme ne pas être inquiet outre mesure, assurant ne pas ressentir un vent de panique dans le village jusque-là. « Nous avons tous la conviction ici que le Hezbollah n’interviendra pas dans ce conflit », dit-il. Le seul risque, selon lui, c’est qu’ « Israël décide d’attaquer le Liban ». Nabi Chit a été la cible de plus de 160 raids au cours du dernier conflit entre le Hezbollah et Israël.
Dans le village sunnite de Machghara, Abbas, père de famille et professeur, n’hésite, lui, pas à dire que « la peur d’un nouveau conflit dans la foulée de l’attaque contre l’Iran est à son paroxysme ». Selon lui, « il n’y a personne dans les rues, les gens achètent juste ce qu’il faut et se barricadent chez eux, l’atmosphère de fête du mois de Ramadan s’est estompée ». Il dit espérer « que le Liban ne sera pas entraîné dans un nouveau conflit, parce que la population est fatiguée dans tous les sens du terme... on n’en peut plus ».
Dans le village chiite de Ali Nahri, caza de Zahlé, qui a lui aussi été une cible au cours de la dernière guerre avec Israël, Mohammad, un employé, adopte un ton fataliste. « Nous gardons espoir en Dieu car il s’agit d’un très vaste conflit au cours duquel les grandes nations décident de remodeler toute la région, il n’y a rien que nous puissions faire », lâche-t-il. Il ajoute : « Nous espérons que le Liban restera en marge de cette guerre. »
Reine possède une boutique à Zahlé, elle raconte que depuis samedi matin, « la clientèle a brusquement disparu ». « Les gens ont peur, ils préfèrent acheter à manger et rentrer chez eux, on sent la panique par le déferlement dans les supermarchés, les boulangeries et les stations d’essence », décrit-elle. Cette inquiétude la gagne elle aussi. « Depuis que nous avons appris l’éclatement de cette nouvelle guerre dans la région, nous sommes tétanisés, s’il y a une riposte à partir d'ici, ce sera notre fin », redoute-t-elle.




Ils vont récolter ce qu'ils ont semé: Le Chaos et la destruction! Si les Chiites n'ont toujours pas compris que l'Iran et le hezbollah n'en ont rien a foutre d'eux, de leur bien être et de leur avenir et continuent a croire en leur idéologie mensongère, ils vont être punis non seulement par leurs ennemis mais aussi par leurs concitoyens qui les ont longtemps supporté dans leur bêtise. Game Over, il est temps qu'ils lâchent le hezbollah, refusent de le défendre ou servir. C'est une organisation terroriste et illégale qui doit être banni du paysage politique Libanais sous toutes ses formes.
12 h 42, le 02 mars 2026