Une des entrées du quartier commerçants de Bourj Hammoud au nord de Beyrouth le 8 octobre 2025. Photo d'illustration Philippe HAGE BOUTROS/L'Orient-Le Jour
L’indice des prix à la consommation (IPC), calculé chaque mois par l’Administration centrale des statistiques, a augmenté de 1 % en rythme mensuel – contre 0,53 % en décembre – mais a baissé en rythme annuel, à 10,91 % contre 12,23 %, reflétant un ralentissement de l’inflation au Liban, en attendant un mois de février plein d’incertitudes.
Au niveau des sous-indices, les évolutions mensuelles sont modestes : les prix des denrées alimentaires et des boissons non-alcoolisées affichent la plus forte hausse (+1 %), tandis que les prix des transports, à l’opposé du mois précédent, ont reculé de 2 %.
Ailleurs dans les régions, l’indice a enregistré une baisse de 0,17 % dans la mohafazat de Beyrouth, de 0,03 % au Mont-Liban, et de 0,50 % dans la Békaa, ainsi qu’un recul de 0,36 % à Nabatiyé, tandis qu’il a progressé de 0,05 % dans le Nord et de 0,08 % dans le Sud.
En janvier, les prix de l’essence, du diesel et du gaz – modifiés deux fois par semaine par le ministère de l’Énergie et de l’Eau – ont affiché des hausses allant d’environ 4 à 5 %, en raison d'une progression des cours mondiaux du pétrole, secoués par les tensions entre Téhéran et Washington. Les cours internationaux ont ainsi progressé d’environ 10 %, avec un pic proche de 17 % pour le Brent avant un reflux en fin de mois.
La hausse des cours mondiaux observée en janvier devrait se répercuter au Liban en février, tout comme les effets du budget 2026 adopté fin janvier, qui prévoit certains ajustements de taux de taxation encore alignés sur des taux de change inférieurs à celui du marché – un héritage de la crise que traverse le pays depuis 2019. La mise en place de taxes sur les conteneurs et l’essence adoptée par le gouvernement courant février pour financer des ajustements de rémunérations dans la fonction publique, pourrait également influencer la trajectoire de l'IPC au cours du mois. Tous les signaux ne sont cependant pas négatifs, et la campagne organisée par le ministère de l'Économie pour baisser les prix de certaines denrées alimentaires pendant ramadan pourrait aussi contrebalancer en partie la hausse qui se profile à l'horizon.



L'Iran affirme la fermeture du détroit d'Ormuz jusqu'à la fin des « actes d'agression » américains : les derniers développements de l'escalade au Moyen-Orient