Une réunion d’urgence s’est tenue au Grand Sérail pour répondre à la crise que traverse actuellement Tripoli, le 9 février 2025. Photo diffusée sur le compte X de la présidence du Conseil des ministres.
Le gouvernement de Nawaf Salam a décidé, lundi, à l’issue d’une réunion d’urgence organisée pour réagir aux effondrements en série d’immeubles à Tripoli, chef-lieu du Liban-Nord et deuxième plus grande ville du pays, d’ordonner l’évacuation de 114 bâtiments à risque dans un délai d’un mois, en prenant en charge les frais de logement des habitants concernés.
Cette mesure, qui est la première d'une liste annoncée par le Grand sérail, a été prise après que 14 personnes ont trouvé la mort dans l’effondrement d’un bâtiment résidentiel dans le quartier de Bab el-Tebbané dimanche, selon le bilan définitif de la Défense civile, établi après une longue nuit de recherches avec l’aide de la Croix-Rouge, du Haut Comité pour le Secours et de nombreux volontaires. Huit autres personnes ont été blessées.
Ce drame, le deuxième de ce type en deux semaines, a provoqué une vague de colère et de manifestations dans la ville dans la nuit de dimanche à lundi, et a été largement commenté, aussi bien par les responsables en place que par des élus et des chefs religieux.
Le président de la municipalité de Tripoli, Abdel Hamid Karimé, a quant à lui annoncé dimanche soir avoir remis sa démission au ministre de l’Intérieur, Ahmad Hajjar, considérant que la ville est « sinistrée » et que la municipalité n’a pas les moyens de faire face aux risques posés par le nombre très élevé de bâtiments fissurés – plus de 100 selon un recensement municipal de 2024, le dernier en date.
Liste de centres d’hébergement temporaire
Les familles ont commencé à enterrer leurs proches, alors que le chef du gouvernement, également sous pression en raison des attaques quasi quotidiennes de l’armée israélienne au Liban-Sud, s’est réuni avec des membres de son cabinet et d’autres responsables concernés au Grand Sérail pour répondre à l’urgence. Abdel Hamid Karimé a participé à cette réunion.
Outre la décision d’évacuer 114 bâtiments à risque dans un délai d’un mois, qui devra être endossée par la municipalité de Tripoli, Nawaf Salam a annoncé qu’une liste de centres d’hébergement temporaire a été établie par le comité de gestion des catastrophes au Liban-Nord, avec la possibilité de créer des centres supplémentaires si nécessaire.
Le ministère des Affaires sociales, représenté par la ministre Hanine el-Sayed, fournira une assistance et inscrira les familles évacuées au programme « Aman », financé par la Banque mondiale, qui fournit déjà une aide financière à des milliers de familles au Liban.
Le ministère de la Santé publique prendra en charge les besoins médicaux des familles affectées – ce qui avait déjà été annoncé dans la journée, notamment par le ministre Rakan Nasreddine.
La Haute Autorité pour le Secours commencera à consolider les bâtiments pouvant l’être et à démolir ceux présentant un danger imminent d’effondrement. Elle poursuivra également le recensement des immeubles à risque en coordination avec l’Ordre des ingénieurs, tandis que le Conseil pour le Développement et la Reconstruction évaluera l’état des infrastructures, notamment les réseaux d’eau et d’assainissement, selon le communiqué officiel.



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Qui connait bien la ville sait qu,a BEB EL TEBBANEH et JABEL MOHSEN on batissait 3ala allah, avec des permis ? J,en doute fort. Ce n,est pas toute la ville de Tripoli qui est en danger. Mais certaines regions attenantes aux deux cites ci-haut ont aussi certains problemes.
10 h 58, le 10 février 2026