Le ministre italien des AE Antonio Tajani (à gauche), avec le Premier ministre croate Andrej Plenkovic (au centre), et le président du Parti populaire européen (PPE) Manfred Weber (à droite), participant à une réunion lors d'une rencontre informelle à Zagreb, le 30 janvier 2026. Photo MARKO PERKOV / AFP
Le chef de la diplomatie italienne Antonio Tajani a définitivement exclu la participation au « Conseil de paix » du président américain Donald Trump en raison de problèmes constitutionnels « insurmontables ».
Ce « Conseil de paix » a été initialement conçu pour superviser la trêve à Gaza et la reconstruction du territoire mais il s'est transformé en organe censé oeuvrer à la résolution des conflits dans le monde.
Or la constitution italienne ne permet pas au pays de se joindre à une organisation dirigée par un seul leader.
« Nous ne pouvons pas participer au Conseil de paix car il existe une limite constitutionnelle. Nous sommes toujours disposés à discuter d'initiatives concernant la paix, nous sommes prêts à faire notre part à Gaza également avec la formation de la police », a déclaré M. Tajani.
Il a évoqué « un obstacle insurmontable d'un point de vue juridique » au lendemain d'une rencontre avec le vice-président américain JD Vance et le secrétaire d'Etat Marco Rubio à l'occasion de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques Milano Cortina.
Il y a deux semaines, la cheffe du gouvernement utraconservateur italien Giorgia Meloni avait déjà déclaré que « la configuration actuelle » de ce conseil « pose objectivement des problèmes, notamment d'ordre constitutionnel ».
D'autres alliés américains, dont la France et le Royaume Uni, ont également exprimé des doutes sur ce « Conseil de paix ».


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