Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem. Photo d'archives tirée du site de la télévision Al-Manar
Le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem a réitéré samedi son appel au « dialogue » en interne au Liban, alors que la pression augmente sur les autorités pour désarmer le parti chiite. Il a estimé que pour parvenir à un État « souverain et indépendant », il fallait notamment mieux équiper l'armée libanaise.
Fait notable, alors que les États-Unis ont bombardé dans la nuit Caracas et sa région et capturé le président vénézuélien Nicolas Maduro, Naïm Kassem n'a pas évoqué cette opération, ni les manifestations contre la vie chère qui secouent l'Iran depuis une semaine.
Hommage à Soleimani
L'allocution du chef du Hezbollah a été prononcée à l’occasion de la sixième commémoration de l’assassinat de Kassem Soleimani, ancien chef de la force al-Qods des gardiens de la révolution iraniens, dans une frappe de drone de l’armée américaine à l’aéroport de Bagdad, le 4 janvier 2020, ainsi que du commandant de milice irakien Abou Mahdi al-Mouhandis. Naïm Kassem a rendu hommage à celui qui était selon lui « le commandant de l'axe de la résistance », celui qui « œuvrait à faire échec aux plans des États-Unis », rappelant que la veille de son élimination à Bagdad, il se trouvait au Liban, où il avait rencontré l'ex-chef du Hezbollah Hassan Nasrallah.
Concernant le Liban, Naïm Kassem a affirmé que « construire un État juste et capable est à la fois une conviction et un intérêt national ». Il a dans ce cadre invité « au dialogue et à l’entente » et appelé à « équiper l'armée libanaise pour qu'elle puisse défendre le pays et faire face à ceux qui portent atteinte à sa sécurité ». Dans ce contexte, il n'a pas manqué de fustiger les États-Unis et Israël, ainsi que le camp pro-occidental au Liban, à l’heure où une grande partie de la classe politique locale, à l’instar de la communauté internationale, appelle au désarmement du parti chiite et à restaurer le monopole d’État sur les armes. Le Hezbollah lui refuse de désarmer. « Honte à ceux qui se soumettent à la tutelle américaine et font la promotion du prétendu droit d’Israël à l’occupation », a-t-il martelé.
Les déposants « doivent récupérer 100 % de leurs avoirs »
Naïm Kassem a encore appelé à la tenue des élections législatives à la date prévue. Le dossier des législatives, prévues en mai 2026, cristallise les divisions entre le tandem chiite Hezbollah-Amal et ses proches d’une part, et les partis dits souverainistes qui voudraient permettre aux expatriés de voter pour les 128 députés d'autre part. Il a de plus rappelé les priorités du Hezbollah liées au conflit avec l’État hébreu, à savoir la fin des attaques israéliennes, le retrait de l’occupant, la reconstruction des zones détruites par la guerre et le retour des prisonniers. Il a aussi appelé « au dialogue, au consensus » et affirmé « l’importance de l’unité nationale face aux ennemis ». « Le Hezbollah veut un Liban souverain et indépendant », a martelé le secrétaire général du parti chiite. Il a enfin estimé que les déposants « doivent récupérer 100 % de leurs avoirs », quelques jours après l'approbation par le gouvernement de Nawaf Salam de la loi sur le « trou financier ». Il a par ailleurs demandé à rendre justice aux fonctionnaires afin que les administrations publiques puissent redémarrer.
Le religieux chiite a enfin estimé que contrairement à Israël, l'Iran n'a pas de projet au Liban. « Aujourd’hui, l’Iran soutient le Hezbollah, et n’a rien tiré en échange », a-t-il poursuivi, ajoutant que la République islamique a tout donné aux mouvements de résistance sans « aucune contrepartie ». Et d’assurer que Téhéran « contrairement à d’autres puissances étrangères et arabes qui s’ingèrent dans l’économie et la politique, n'a jamais voulu modifier les orientations des peuples de la région ».


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16 h 52, le 06 janvier 2026