Le président vénézuélien Nicolas Maduro serre la main du président iranien Masoud Pezeshkian en marge du sommet des BRICS à Kazan, en Russie, le 24 octobre 2024. Photo REUTERS
Plusieurs formations de l'axe pro-iranien, Hezbollah, Hamas et Jihad islamique en tête, ont condamné samedi l’attaque menée la nuit précédente par les États-Unis au Venezuela, ainsi que la capture et l’exfiltration du président Nicolas Maduro.
Le Hezbollah qui a fait part de sa solidarité totale avec Caracas, a dénoncé dans un communiqué « l'agression terroriste, l’intimidation américaine contre le Venezuela (…) et l’enlèvement du président Nicolas Maduro et de son épouse, en violation flagrante et sans précédent de la souveraineté nationale d’un État indépendant, du droit international et des chartes des Nations unies, sous de fausses justifications mensongères. » Il a fustigé dans ce cadre « la politique de domination, d’arrogance et de pillage menée par l’administration américaine sans aucun frein », et estimé que cette politique témoigne « du mépris américain pour la stabilité et la sécurité internationales, consolide la loi de la jungle et détruit ce qui reste de l’ordre mondial en vidant ce système de tout contenu pouvant représenter une garantie ou une sécurité pour les peuples et les États. »
Officiellement, le Hezbollah semble se contenter de ce communiqué officiel, plusieurs députés ayant refuser de commenter. Ghaleb Abou Zeinab, membre du Conseil politique du parti, a seul répondu à nos sollicitations. Il a estimé que « l’agression contre le Venezuela montre que l’ordre mondial et le droit international sont complètement bafoués ». « Mais cela ne veut pas pour autant dire que nous devons céder à ce que nous demande la communauté internationale, ajoute-t-il, en allusion aux appels au désarmement du Hezbollah. Nous sommes prêts à collaborer et dialoguer avec l’État après le retrait israélien des points toujours occupés au Sud et le retour des détenus par Israël ». M. Abou Zeinab affirme aussi que les contacts se poursuivent avec le président de la République, Joseph Aoun, à ce sujet. « Notre position demeure intacte et ne changera pas. L’affaire des armes est strictement interne. Qu’on nous donne la possibilité de la régler entre nous », abonde un source proche du Hezbollah. Dans les milieux du parti, on estime qu’il n’y a aucun lien entre l’opération américaine au Venezuela, les protestations en Iran et la situation au Liban. « Ce qui s’est passé au Venezuela poussera le Hezbollah à se montrer plus attaché à ses armes », estime même Kassem Kassir, analyste proche de la formation.
Jihad islamique et Hamas
Même condamnation de la part du Jihad islamique palestinien, qui a dénoncé « l’agression haineuse des États-Unis contre le Venezuela et les frappes visant la capitale Caracas et son peuple fidèle ». « Ces actions agressives, qui ont pris des formes croissantes allant du blocus maritime aux frappes militaires directes révèlent des intentions de domination et d’occupation, d’imposition du contrôle par la force et la brutalité. Elles constituent une violation flagrante du droit international et de la souveraineté nationale, et s’inscrivent dans la continuité de la politique impérialiste visant à soumettre les peuples et à piller leurs richesses », a renchéri le mouvement. Il a également souligné que « le ciblage du Venezuela constitue une punition pour ses positions internationales constantes, notamment son soutien historique et permanent à la cause palestinienne et aux forces de résistance dans notre région ».
De son côté le Hamas palestinien a estimé pour sa part que l’agression américaine contre le Venezuela et l’enlèvement de son président constituent « une violation grave du droit international, portant atteinte à la souveraineté d’un État indépendant ». « Cette agression s’inscrit dans la continuité des politiques iniques des États-Unis et des interventions qui dissimulent derrière elles des ambitions impérialistes, lesquelles plongé plusieurs pays dans des conflits représentant une menace directe pour la sécurité et la paix internationales », a ajouté le groupe palestinien. Le Hamas a enfin appelé la communauté internationale, les Nations unies et leurs institutions, le Conseil de sécurité plus particulièrement, « à prendre des décisions fermes pour contrer les politiques agressives de Washington et à mettre fin immédiatement à l’attaque militaire sur le territoire vénézuélien ».
D’autres formations proches de l’axe iranien, notamment le Parti syrien national social (PSNS), ont eu des réactions similaires, condamnant fermement l’attaque américaine contre le Venezuela.



Et je denonce le mepris du Hezbollah pour last stabilite du Liban …… depuis belle lurette deja.
23 h 28, le 05 janvier 2026