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Économie - Éclairage

Audits, redevabilité : que prévoit réellement la loi sur le « trou financier » ?

Le projet de loi introduit des mécanismes de responsabilité parfois inédits mais plusieurs zones grises demeurent.

Audits, redevabilité : que prévoit réellement la loi sur le « trou financier » ?

L’entrée du siège de l'ABL à Beyrouth, le 7 août 2025. Le bâtiment porte encore les marques des dégradations subies pendant les manifestations de contestation commencées le 17 octobre 2019. Photo d’archives Philippe Hage Boutros/L’Orient-Le Jour

Le texte se présente comme une tentative de remettre de l’ordre dans un pays qui, depuis 2019, vit sans boussole financière et sans justice économique. Le projet de loi sur le «trou financier » (ou rétablissement de l’ordre financier et la restitution des dépôts) , adopté par le gouvernement puis transmis au Parlement à la veille du Nouvel An, affiche une ambition : traiter à la fois les conséquences et les causes d’une crise qui a englouti l’essentiel de l’épargne des Libanais. Il promet, surtout, un début remarquable de redevabilité. Reste à savoir si cette promesse sera une rupture – ou un compromis de plus.Un audit judiciaire invoquéLe projet comporte un article qui, sur le papier, rassure : ses dispositions « ne font pas obstacle » à la poursuite des audits comptables et des audits judiciaires (forensic) prévus par les lois en...
Le texte se présente comme une tentative de remettre de l’ordre dans un pays qui, depuis 2019, vit sans boussole financière et sans justice économique. Le projet de loi sur le «trou financier » (ou rétablissement de l’ordre financier et la restitution des dépôts) , adopté par le gouvernement puis transmis au Parlement à la veille du Nouvel An, affiche une ambition : traiter à la fois les conséquences et les causes d’une crise qui a englouti l’essentiel de l’épargne des Libanais. Il promet, surtout, un début remarquable de redevabilité. Reste à savoir si cette promesse sera une rupture – ou un compromis de plus.Un audit judiciaire invoquéLe projet comporte un article qui, sur le papier, rassure : ses dispositions « ne font pas obstacle » à la poursuite des audits comptables et des audits judiciaires...
commentaires (11)

Tant que les coupables de cet immense gâchis ne sont pas inquiétés, tous les projets de règlement de la crise financière sont totalement débiles et les auteurs du projet deviennent complices, involontairement j’espère, de ces coupables.

Ras le bol

10 h 16, le 05 janvier 2026

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Commentaires (11)

  • Tant que les coupables de cet immense gâchis ne sont pas inquiétés, tous les projets de règlement de la crise financière sont totalement débiles et les auteurs du projet deviennent complices, involontairement j’espère, de ces coupables.

    Ras le bol

    10 h 16, le 05 janvier 2026

  • y a un point qui n'a jamais ete souleve a ce jour : l'Etat "justicier" "equitable" obligerait ceux qui avaient regle leurs credits/dettes en $ payant sa contrevaleur au taux de LL.1500. ET POURQUOI ns, deposants ne poursuivrons pas ce meme Etat qui ns a force a changer nos depots en $ aux taux BIEN MOINDRE que celui du marche... appliquant ainsi un hair cut dramatique des annees durant ?

    L’acidulé

    09 h 44, le 05 janvier 2026

  • 101 naivete qui veut bien y croire !

    L’acidulé

    09 h 39, le 05 janvier 2026

  • Les seuls points bien précis et écrits noir sur blanc sont les préjudices portés aux déposants à savoir l'annulation des intérêts depuis 2016 même s'ils étaient alignés aux taux officiel du marché, la limitation de restitution en dollars frais à 100000 et la prise en compte que d'un seul dépôt d'une personne dans tout le système bancaire libanais. Pour tous les autres responsables du vol des dépôts rien de précis.

    Tamari Wadih

    16 h 40, le 04 janvier 2026

  • Mais j’y pense: c’est quand même étrange que ce projet ne prévoit rien pour les déposants qui ont fait confiance à la monnaie nationale en laissant leurs sous en LBP. Ils seraient les grands perdants, avec plus de 98% de dépréciation de leurs économies.

    Marionet

    11 h 22, le 03 janvier 2026

  • Qui sont les 9 ministres qui ont voté contre ce projet de loi et qui sont ceux qui se sont abstenus ou absentés opportunément? De même qu’il serait bon que la presse donne les noms des députés qui auront voté pour ou contre ou pas. La transparence, à l’approche des législatives, est importante. Le Figaro, en France, donne cette info à chaque loi.

    Marionet

    11 h 12, le 03 janvier 2026

  • Ne pourrions-nous pas avoir une traduction complète en français de ce projet de loi? Ainsi, dans Le Monde, Laure Stephan écrit que l’argent transféré à l’étranger devra être rapatrié, faute de quoi la pénalité de 30% s’applique. Quant aux médias affiliés au lobby bancaire, ils jouent sur les zones d’ombre pour dire tout et n’importe quoi au sujet de ce projet de loi.

    Marionet

    11 h 07, le 03 janvier 2026

  • Les deposants ne retrouveront qu'une partie de leurs depots ? C'est entendu. Tout le monde l'a compris. Mais, tant la presidence de la Republique que le conseil des ministres et le nouveau gouverneur de la BDL devraient comprendre, une fois pour toutes, que le reglement de la crise n'est ni technique, ni financier. Le seul reglement judiciaire, de la plus haute severite, rendrait peut-etre la confiance, apres plus de 6 longues annees d'humiliations.

    Michel Trad

    10 h 55, le 03 janvier 2026

  • Excellent article!

    Haddad Sami

    09 h 54, le 03 janvier 2026

  • La priorité absolue doit être un forensic audit, complet de la BDL, des banques et des finances publiques, confié à des cabinets internationaux, sans aucun lien avec nos élites politiques ou financières. Sans cet audit, toute loi sur le « trou financier » reste un exercice théorique sans savoir qui a fauté, qui a profité, et qui doit payer. Parler de responsabilité sans établir au préalable les faits, flux et les abus, c’est inverser l’ordre logique et ouvrir la voie à une nouvelle escroquerie légale au détriment des déposants. Sans vérité, il n’y aura ni justice, ni confiance, ni redressment

    A. Y.

    06 h 59, le 03 janvier 2026

  • La fin de l’article en dit tout. Pour le Libanais honnête et sans être économiste, le vol des dépôts a été réalisé par ceux qui avaient le pouvoir de le faire. Ministres et responsables, BC et banques. On en revient à l’association des vrais malfaiteurs. Mais qui va permettre un audit clair, public et impartial ? Personne. Tant que M. riad salameh n’aura pas été interrogé sur le vol du siècle, tout le reste n’est que du bla bla. Sans vouloir le juger, lui seul peut citer le nom de ceux qui ont volé nos pauvres sous. Il les connaît très bien. Mais personne ne parle plus de lui !

    NG

    05 h 04, le 03 janvier 2026

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