Hiba Qasas, fondatrice et directrice exécutive de Principles For Peace. Photo D.R
Fondatrice de Principles For Peace, basée à Genève, Hiba Qasas prône le dialogue pour trouver une solution au conflit israélo-palestinien.
L'OLJ / Propos recueillis par Laure-Maïssa FARJALLAH, le 10 janvier 2026 à 00h00
Hiba Qasas, fondatrice et directrice exécutive de Principles For Peace. Photo D.R
La paix sera impossible sans justice et la justice passe par le droit au retour et le dédommagement des Palestiniens ou de leurs descendants qui ont été spoliés et /ou chassés de chez eux. Quant à prétendre qu'un état démilitarisé pourrait vivre en paix aux côtés d'Israël, il ne faut pas rêver : on connaît la soif de conquêtes et les prétentions au "Grand Israël". Ce serait donner aux Palestiniens la corde pour les pendre.
Avec Arafat, en 1993, les Palestiniens ont opte pour la paix et les negociations pacifiques. C'est l'extreme-droite Israelienne qui a sabote le processus de paix en 1995 en assassinant son principal artisan Isthak Rabin. Depuis, l'extreme-droite Israelienne a pris le pouvoir et mene des repressions systematiques en cisjordanie et de multiples aventures guerrieres, au mepris du droit international. La radicacalisation regrettable de Gaza au mains du Hamas en a ete le resultat. Aucun processus de paix ne pourra etre relance tant qu'Israel est gouvernee par les extremistes.
Vision excessivement optimiste ! Les israéliens adhérent à 80% à l'idéologie des Smotricht-BenGvir (si je me souviens bien des sondages du "Haaretz"). Oublions la colonisation de la Cisjordanie, est-ce que les colons dans cet Etat de Palestine sans armes arrêteraient leurs provocations afin d'exclure les palestiniens ? Qui ferait respecter les droits des gens ? Comment arrêter une idéologie suprématiste qui fait partie de l'ADN de la majorité des israéliens, arcboutés sur la puissance de leurs armes ?
La paix sera impossible sans justice et la justice passe par le droit au retour et le dédommagement des Palestiniens ou de leurs descendants qui ont été spoliés et /ou chassés de chez eux. Quant à prétendre qu'un état démilitarisé pourrait vivre en paix aux côtés d'Israël, il ne faut pas rêver : on connaît la soif de conquêtes et les prétentions au "Grand Israël". Ce serait donner aux Palestiniens la corde pour les pendre.
17 h 08, le 11 janvier 2026