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Moyen-Orient - Dans La Presse

Washington prolonge « discrètement » les déploiements de l'armée américaine au Moyen-Orient jusqu’en 2027, selon le WSJ

Un troisième porte-avions américain, l’USS Theodore Roosevelt, devrait bientôt être déployé dans la région jusqu'au printemps.

Washington prolonge « discrètement » les déploiements de l'armée américaine au Moyen-Orient jusqu’en 2027, selon le WSJ

Cette photographie diffusée par la Marine américaine le 21 avril 2026 montre des forces américaines patrouillant en mer d'Arabie près du Touska, un cargo battant pavillon iranien, le 20 avril 2026. Photo Commandement central de la Marine américaine / via AFP

Le Pentagone a « discrètement » prolongé le déploiement des forces américaines au Moyen-Orient, certains soldats pouvant rester sur place jusqu’en 2027, a révélé une enquête publiée mercredi par le Wall Street Journal (WSJ).

Environ 50 000 soldats américains sont actuellement positionnés dans la région, avec des missions qui incluent l’interception de missiles iraniens, la protection de la navigation commerciale et l’application d’un blocus des ports et zones côtières iraniennes, selon le WSJ.

La prolongation de ces déploiements exerce une pression supplémentaire sur les militaires américains et leur équipement, alors que Washington maintient une forte présence dans la région, dans un contexte de recrudescence des tensions avec l’Iran. Cette mesure vise également à donner au président Donald Trump des options militaires au cas où il déciderait d’élargir le conflit, analyse le média américain. « Le mois dernier, Trump a reçu des briefings de ses principaux conseillers sur de nouvelles options, dont l’intensification des frappes aériennes et l’envoi de forces terrestres pour s’emparer d’îles iraniennes proches du détroit d’Ormuz », ajoute l'article.

Bientôt un troisième porte-avions ?

Parallèlement, Donald Trump s’est entretenu avec ses principaux conseillers de la possibilité de déclarer la fin de la guerre, selon des responsables américains cités par le journal, tout en continuant à soutenir en privé qu’une pression économique pourrait un jour forcer Téhéran à démanteler son programme nucléaire ou provoquer l’effondrement du gouvernement iranien.

La prolongation de cette présence militaire affecte déjà les unités à titre individuel. Les forces de défense aérienne de l’armée de terre américaine, qui interceptent missiles et drones iraniens, ont ainsi vu leurs déploiements passer de la durée habituelle de neuf mois à parfois douze mois, toujours selon le WSJ. Certaines unités ont déjà passé plus d’un an au Moyen-Orient après avoir été détournées de missions initialement prévues en Europe et dans le Pacifique.

Le personnel de la Marine doit lui aussi faire face à ces déploiements prolongés. Les États-Unis disposent de 19 navires de guerre dans les eaux du Moyen-Orient, dont deux porte-avions et treize destroyers lance-missiles. Certains destroyers arrivés dans la région au début du conflit demeurent actuellement plusieurs mois en mer pour appliquer le blocus, au lieu de revenir régulièrement au port, rapporte aussi le journal.

Par exemple, l’USS Gerald R. Ford a passé onze mois en mer avant de regagner son port d’attache en mai, soit le plus long déploiement d’un porte-avions américain depuis l’effondrement de l’Union soviétique.

En outre, l’USS Abraham Lincoln est également de retour après un déploiement prolongé, tandis que l’USS Theodore Roosevelt se prépare à un déploiement plus long que d’ordinaire. Bien que sa destination finale n’ait pas été annoncée, des responsables de la Marine ont indiqué qu’il pourrait être envoyé au Moyen-Orient et y rester jusqu’au printemps.

Retard dans la maintenance

« Les opérations prolongées créent aussi des difficultés logistiques. Les combats limitent la capacité de la Marine à se réapprovisionner dans la région, obligeant les navires à dépendre fortement de la base américaine de Diego Garcia dans l’océan Indien », a indiqué le journal. Ces distances accrues réduisent notamment les occasions pour les marins de « recevoir du courrier et des colis » et de passer du temps hors de leur navire.

La pression dépasse le seul personnel. Des analystes militaires ont déclaré au WSJ que l’allongement des déploiements pourrait entraîner un retard dans la maintenance et compliquer les efforts visant à moderniser les forces américaines.

Le Pentagone pourrait également maintenir certains éléments de la 82e division aéroportée de l’Armée au Moyen-Orient jusqu’en 2027, selon une lettre envoyée par des chefs militaires aux familles et consultée par le Wall Street Journal, dans laquelle est reconnu l’impact de la prolongation des missions sur les familles militaires.

Mardi, Donald Trump a déclaré que ses forces étaient prêtes à attaquer l’Iran « quand nous le souhaitons » après que des bombardements américains ont tué 19 Iraniens.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre l'Iran et les États-Unis ont repris dimanche dernier lorsque Washington a frappé des cibles iraniennes, affirmant qu’elles visaient à empêcher Téhéran de poser des mines marines dans le détroit d’Ormuz.

L'armée américaine a mené une deuxième vague de frappes mardi soir, visant selon elle des installations des gardiens de la révolution iraniens, notamment des sites de radars et de défense anti-aérienne. Celle-ci a fait 19 morts au total, dont sept membres des forces armées mais aussi des civils, l'un des bilans les plus élevés depuis plusieurs mois. Quatre personnes ont notamment été tuées au cours d'un mariage dans le district de Sirik (sud-est), où près de 70 personnes ont été blessées.

Le Pentagone a « discrètement » prolongé le déploiement des forces américaines au Moyen-Orient, certains soldats pouvant rester sur place jusqu’en 2027, a révélé une enquête publiée mercredi par le Wall Street Journal (WSJ).Environ 50 000 soldats américains sont actuellement positionnés dans la région, avec des missions qui incluent l’interception de missiles iraniens, la protection de la navigation commerciale et l’application d’un blocus des ports et zones côtières iraniennes, selon le WSJ.La prolongation de ces déploiements exerce une pression supplémentaire sur les militaires américains et leur équipement, alors que Washington maintient une forte présence dans la région, dans un contexte de recrudescence des tensions avec l’Iran. Cette mesure vise également à donner au président Donald Trump des...
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