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Société - Chute Du Régime Assad

Des centaines de familles ayant fui la Syrie vivent dans un nouveau complexe résidentiel au Hermel

Le Hezbollah, ancien allié du régime syrien déchu, aurait participé au financement de ce projet.

Des centaines de familles ayant fui la Syrie vivent dans un nouveau complexe résidentiel au Hermel

De jeunes réfugiés alaouites syriens hébergés dans la municipalité de Tal Biré, dans le Akkar au Liban-Nord, le 10 mars 2025. Photo d'illustration Matthieu Karam/L’Orient Today

Plus de 200 familles ayant quitté la Syrie après la chute du régime Assad en décembre 2024 vivent désormais dans un complexe résidentiel récemment construit à la périphérie de la ville de Hermel, dans la Békaa, près de la frontière libano-syrienne. Parmi elles figurent des réfugiés syriens ainsi que des Libanais qui résidaient dans des villages en Syrie.

Selon une source proche du dossier contactée par L’Orient Today, le Hezbollah, allié de longue date du régime déchu de Bachar el-Assad, ainsi que certains de ses alliés seraient impliqués dans le financement du projet. Cependant, cette information n’a pas été confirmée par un porte-parole du Hezbollah qui a indiqué à notre publication ne pas disposer d’informations immédiates sur ce camp.

De son côté, le président de la municipalité de Hermel, Ali Taha, proche du Hezbollah, a confirmé que le parti chiite figure parmi les donateurs du projet, sans toutefois dévoiler l’identité des autres contributeurs. Il a ajouté que la municipalité, propriétaire du terrain sur lequel a été construit le complexe, se charge de son administration.

La construction du camp a débuté il y a plusieurs mois, mais il n’a été occupé que récemment. Après l’éviction de l’ancien dictateur syrien le 8 décembre 2024 par des factions rebelles sunnites menées par le groupe islamiste Hay’at Tahrir el-Cham (HTC), des centaines de milliers de réfugiés syriens, majoritairement sunnites, qui avaient fui vers le Liban lors de la guerre civile syrienne en 2011 sont retournés dans leur pays.

Cependant, des milliers d’autres Syriens issus de minorités religieuses, principalement de la communauté alaouite, ont trouvé refuge dans le nord du Liban et la vallée de la Békaa immédiatement après la chute du dictateur alaouite. Un phénomène qui s’est aggravé depuis le mois de mars, à la suite de massacres confessionnels visant des communautés alaouites et druzes dans plusieurs villes syriennes.

Hezbollah, Iran, Rami Makhlouf

La source informée a indiqué à notre publication que le Hezbollah, l’Iran, le cousin de Bachar el-Assad Rami Makhlouf ainsi que des responsables syriens réfugiés à Moscou ont contribué au financement de ce projet.

Bien que le porte-parole du Hezbollah n’ait pas confirmé l’implication du parti dans cette affaire, l’un des représentants du groupe dans la Békaa, Hussein el-Nemr, a évoqué ce projet il y a environ une semaine dans une vidéo diffusée par la chaîne al-Mayadeen, expliquant qu’il s’agissait d’« un complexe résidentiel destiné à abriter des familles déplacées de Syrie et qui cherchaient de l’aide ici sans en trouver ». Il avait dans ce contexte accusé le gouvernement libanais et les associations d’avoir abandonné ces personnes.

Contacté par L’Orient Today, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) affirme ne disposer d’aucune information sur cette affaire. Le ministère des Affaires sociales, ainsi que le gouverneur de Baalbek-Hermel, Bachir Khodr, n’étaient pas immédiatement disponibles pour un commentaire.

Libanais ou Syriens ?

Outre la question du financement du complexe, des informations contradictoires circulent sur l’identité des résidents. Si Ali Taha affirme que la majorité d’entre eux sont libanais et qu’il « se pourrait qu’il y ait quelques Syriens qui n’ont nulle part où aller », plusieurs sources locales assurent que tous les occupants du camp sont syriens.

Diala Allam, résidente du complexe, explique que ce camp était nécessaire pour résoudre le problème de surpopulation à Hermel, provoqué par l’arrivée massive de ces réfugiés, ce qui a eu pour effet de faire grimper les loyers dans la région.

Plus de 200 familles ayant quitté la Syrie après la chute du régime Assad en décembre 2024 vivent désormais dans un complexe résidentiel récemment construit à la périphérie de la ville de Hermel, dans la Békaa, près de la frontière libano-syrienne. Parmi elles figurent des réfugiés syriens ainsi que des Libanais qui résidaient dans des villages en Syrie.Selon une source proche du dossier contactée par L’Orient Today, le Hezbollah, allié de longue date du régime déchu de Bachar el-Assad, ainsi que certains de ses alliés seraient impliqués dans le financement du projet. Cependant, cette information n’a pas été confirmée par un porte-parole du Hezbollah qui a indiqué à notre publication ne pas disposer d’informations immédiates sur ce camp.De son côté, le président de la municipalité de Hermel, Ali...
commentaires (2)

Encore des touristes suspects. Le hezbollah s’intéresse plus à ses alliés étrangers qu’à ces malheureux Libanais qui, à cause de lui, n’ont plus de toit. A part le captagon, la promotion immobilière c’est peut-être ça la prochaine activité de la milice au chomage.

Goraieb Nada

06 h 47, le 22 décembre 2025

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Commentaires (2)

  • Encore des touristes suspects. Le hezbollah s’intéresse plus à ses alliés étrangers qu’à ces malheureux Libanais qui, à cause de lui, n’ont plus de toit. A part le captagon, la promotion immobilière c’est peut-être ça la prochaine activité de la milice au chomage.

    Goraieb Nada

    06 h 47, le 22 décembre 2025

  • Bien sûr, ils ont tous des visas d’entrée dûment tamponnés… On n’apprend rien.

    Mago1

    23 h 37, le 19 décembre 2025

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