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Lifestyle - This Is America

Charisme et drame en héritage chez les petits-enfants du président J.F. Kennedy

L’iconique dynastie politique des Kennedy accompagne, malgré les drames, tous les aspects de la vie américaine. Sa génération Z ne déroge pas à ce destin tragique.

Charisme et drame en héritage chez les petits-enfants du président J.F. Kennedy

Jack Schlossberg en famille, avec sa mère Caroline et sa sœur Tatiana, avant la maladie de cette dernière. Photo tirée du compte Instagram Jack Schlossbergupdates

Sous le récent slogan, « Jack for New York », Jack Schlossberg a annoncé le 11 novembre se mettre en quête d’un siège au Congrès américain lors des prochaines élections de mi-mandat prévues dans un an, en tant que représentant du 12e district de Big Apple, où il vit. C’est là qu’il est né et a été élevé. Là aussi que sa famille a vécu durant cinq générations. La campagne électorale de ce candidat génération Z ne pouvait qu’être piquante, vu sa filiation historique et son charisme héréditaire. Âgé de 32 ans, Jack Schlossberg est en effet l’unique petit-fils de John Fitzgerald Kennedy (JFK), assassiné en 1963. Sa mère n’est autre que Caroline Kennedy, fille du président et de Jackie Kennedy Onassis, et épouse du designer américain Edwin Schlossberg. Un Kennedy reste un Kennedy, indubitablement mordu de politique et de service public, toutes générations confondues. Critique acerbe de Donald Trump, qu’il qualifie « d’homme dangereux », Jack Schlossberg estime que les États-Unis traversent « une crise à tous les niveaux » : « coût de la vie », « réductions historiques des programmes sociaux », « corruption » et « crise constitutionnelle ». En visant la Chambre des représentants, il ambitionne de doter New York d’une nouvelle génération de leaders. Comme ce fut le cas du nouveau maire de New York Zohran Mamdani (34 ans), qu’il a d’ailleurs soutenu lors de sa campagne.

Jack Schlossberg pratiquant son sport favori. Photo tirée du compte Instagram Jack Schlossbergupdates
Jack Schlossberg pratiquant son sport favori. Photo tirée du compte Instagram Jack Schlossbergupdates

Pedigree et diversification

Si son héritage familial lui procure déjà une grande visibilité, Jack Schlossberg entre en politique avec une vision et une ouverture toute personnelle. Doté d’un curriculum très WASP (White Anglo-Saxon Protestant), il a d’abord étudié l’histoire japonaise à l’université de Yale, obtenant son diplôme en 2015. Il intègre ensuite l’école de droit de Harvard et passe le barreau. Il devient éditorialiste et commentateur politique dans de prestigieux médias américains dont le Washington Post, Politico, la revue New Yorker ou encore la chaîne CNN. Alors qu’il accompagne sa mère Caroline au Japon, où elle officiait comme ambassadrice des États-Unis (2013-2017), il rejoint sur place une entreprise de commerce électronique. On le retrouvera aussi dans une distillerie rendue célèbre par le film Lost in Translation, ou dans un magasin de surf à Hawaï. De retour aux États-Unis, il rédige des articles pour Vogue et occupe le poste d’assistant au Bureau Of Oceans and International Environmental and Scientific Affairs (Bureau des océans et des affaires environnementales et scientifiques).

Jack Schlossberg, le charme des Kennedy et des ambitions politiques. Photo tirée du compte Instagram Jack Schlossbergupdates
Jack Schlossberg, le charme des Kennedy et des ambitions politiques. Photo tirée du compte Instagram Jack Schlossbergupdates

Influenceur controversé et outrancier

Le jeune homme est très proche de sa mère dont il a le plein soutien, ce qui n’est pas le cas du clan Kennedy qui trouve à redire sur ses activités « publiques » partagées sur les réseaux sociaux où il se révèle un influenceur controversé, provocateur et outrancier. Il compte à son actif plus de 1,7 million de followers sur X, Instagram et TikTok, gère plusieurs sites sur la toile dont l’un est intitulé jackuno.com qui, avec son « Hey it is Jack !! », propose de répondre à toutes les questions du public via une adresse électronique.

Tatiana Schlossberg à l'annonce de sa maladie dans le « New Yorker ». Photo tirée du compte Instagram @newyorkermag
Tatiana Schlossberg à l'annonce de sa maladie dans le « New Yorker ». Photo tirée du compte Instagram @newyorkermag

Tatiana, le drame de trop

Mais dans la dynastie des Kennedy, le drame n’est jamais très loin. L’une de ses deux sœurs, Tatiana Schlossberg (35 ans), mariée au physicien George Moron et mère de deux très jeunes enfants, a déclaré sur les réseaux sociaux être atteinte d’une leucémie en phase terminale. Une terrible maladie découverte, comme elle l’a confié, en mai dernier, lorsqu’elle a donné naissance à son second enfant. La jeune femme livre un texte à la fois vrai, courageux et émouvant dans la revue New Yorker sous le titre « Une bataille avec le sang », dans lequel elle explique qu’après une chimiothérapie et une greffe de moelle osseuse, ses médecins ont estimé qu’il ne lui restait probablement qu’un an à vivre. « Peut-être que mon cerveau repasse ma vie en boucle parce que j’ai un diagnostic terminal et que tous ces souvenirs vont disparaître. Peut-être est-ce parce que je n’ai plus beaucoup de temps pour en créer de nouveaux, et qu’une partie de moi fouille le sable. Mes enfants, dont les visages sont gravés à jamais dans mes yeux, ne se souviendraient pas de moi. Mon fils aura peut-être quelques souvenirs, mais il les confondra probablement avec les images qu’il voit ou les histoires qu’il entend. Je n’ai jamais vraiment pu m’occuper de ma fille qui vient de naître », écrit-elle avec beaucoup de dignité et d’émotion contenue. Ses parents, sa sœur Rose et son frère Jack ont pris la relève, ne les quittant pas une seconde.

La touche libanaise de la dynastie Kennedy

Jack, qui croque la vie à pleines dents en diversifiant ses activités et ses centres d’intérêt, a posté sur son compte Instagram ce récit de sa sœur, commentant : « La vie est courte, profitez-en ! » Parallèlement à sa campagne électorale pour le Congrès, il continue à rédiger des analyses sociopolitiques et à pratiquer ses sports favoris : pagayer et prendre des cours de ballet, confiant ne pas être amateur de mondanités, ni de fine cuisine.

Le New York Post rapporte que, selon des proches, « la décision de Jack de se lancer en politique a profondément inquiété sa mère Caroline qui estime que le monde politique est devenu trop dangereux, trop effrayant, trop fou et ne souhaite donc pas que son fils unique brigue un mandat dans le climat délétère actuel ». Quid du reste des autres membres de l’illustre famille ? La plupart doutent fortement des capacités politiques du jeune homme, alors que certains voudraient voir dans son initiative la possibilité d’une percée démocrate dans la Chambre des représentants actuellement à majorité républicaine.
Mue par une constante dynamique, la descendance Kennedy compte aussi une touche libanaise. Le sénateur défunt Ted Kennedy (frère de l’ancien président) avait en effet épousé en secondes noces Victoria Reggie (toujours en vie), fille d’un banquier américain originaire de Zghorta, Edmund Reggie, proche du clan Kennedy. Elle avait confié il y a quelque temps à L’Orient-Le Jour que lors d’une campagne électorale de son époux, une électrice originaire du pays du Cèdre lui avait demandé : « Il vous traite bien ? Il fait attention à vous ? Il vous nourrit bien ? Il aime nos spécialités ? » Réponse de Victoria : « Oui, il est parfait, et il mange même de la kebbé nayyé ! »

Sous le récent slogan, « Jack for New York », Jack Schlossberg a annoncé le 11 novembre se mettre en quête d’un siège au Congrès américain lors des prochaines élections de mi-mandat prévues dans un an, en tant que représentant du 12e district de Big Apple, où il vit. C’est là qu’il est né et a été élevé. Là aussi que sa famille a vécu durant cinq générations. La campagne électorale de ce candidat génération Z ne pouvait qu’être piquante, vu sa filiation historique et son charisme héréditaire. Âgé de 32 ans, Jack Schlossberg est en effet l’unique petit-fils de John Fitzgerald Kennedy (JFK), assassiné en 1963. Sa mère n’est autre que Caroline Kennedy, fille du président et de Jackie Kennedy Onassis, et épouse du designer américain Edwin Schlossberg. Un Kennedy reste un Kennedy, indubitablement...
commentaires (3)

Effectivement c’est une famille légendaire qui a payé cher pour leur patriotisme

William SEMAAN

13 h 53, le 22 décembre 2025

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Commentaires (3)

  • Effectivement c’est une famille légendaire qui a payé cher pour leur patriotisme

    William SEMAAN

    13 h 53, le 22 décembre 2025

  • J’insiste: Jack Schlossberg n’est pas « Doté d’un curriculum très WASP (White Anglo-Saxon Protestant), » puisque sa mère, une Kennedy, est catholique et son père est descendant d’une famille de juifs ukrainiens. Que viennent faire les prots dans ce mélange catholico-juif?

    Marionet

    09 h 54, le 20 décembre 2025

  • Un curriculum très WASP? Son père est pourtant descendant d’une famille juive d’origine ukrainienne.

    Marionet

    22 h 54, le 19 décembre 2025

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