Illustration JM / L'Orient-Le Jour

« Et si vous restiez encore un peu ? Cinq minutes seulement. » Seuls ces quelques mots figurent dans la bulle du dessin publié par @justatef sur Instagram, et pourtant, chacun de nous pourrait aisément imaginer, écrire la suite de cette demande au pape Léon XIV - dos tourné sur le tarmac de l’AIB - voulue humoristique mais attendrissante malgré elle.
« Restez un peu pour qu’on ait encore de la 5G », diraient certains en riant. « Restez un peu pour que d’autres nids-de-poule soient rebouchés sur les grands axes routiers », abonderaient d’autres, plus amers. Et puis il y aurait les endurants, ceux qui croient dur comme fer au vivre-ensemble, qui se resserviraient bien un peu de grandes messes et de rencontres. Mais même eux savent, au fond, qu’il y a encore beaucoup d’autres choses qui nous rassemblent au Liban.
Entre la cuisine, le théâtre, ou les mots hebdomadaires de notre journaliste Gilles Khoury, en voici quelques exemples.
Bonne lecture !
Julia


Mezzé libanais, culture et engagement : le triptyque marseillais du bar « Asabiya » de Paul Khouri

Asabiya, cela veut dire, littéralement, « système nerveux ». « Quand tu touches une partie, l’autre réagit, pour se solidariser. C’est l’équivalent de la clique, du clan. » En plus du poulet frit au zaatar, du magret de canard à la mélasse de grenade et de la labné aux légumes grillés & boulettes de kefta, le bar à mezzé de Paul Khouri est aussi un lieu culturel et engagé où l’on parle de Gaza, des droits des femmes et de ceux des migrants… Emmanuel Khoury vous le fait découvrir.

La santé des femmes a trop longtemps été l’angle mort de la médecine moderne

Les femmes survivent moins souvent que les hommes aux arrêts cardiaques. Pourquoi ? Plusieurs facteurs se conjuguent. Une évolution des modes de vie des femmes (tabagisme, stress, sédentarité...) qui les expose plus à ce type de problème de santé. Mais aussi des facteurs plus structurels. C’est sur ce point qu’Elsa Mhanna, neurologue franco-libanaise et secrétaire générale de l’association française « Donner des ELLES à la santé », revient pour expliquer que longtemps, le corps des femmes et leur santé ont été relégués au second plan. Découvrez sa tribune.

De Jean-Paul II à Lady Gaga : si le diable s’habille en Prada, le sacré s’habille en Castelbajac

Légende rebelle de la mode, son irrévérence et sa palette ont séduit les plus grands, des génies de l’art contemporain aux portes du Vatican et de Notre-Dame. Alors qu’une rétrospective lui est consacrée dans l’Hexagone, Jean-Charles de Castelbajac redessine, en compagnie de Karl Richa, le croquis d’une vie résolument underground.

« Plus il y a de compétition, mieux c’est » : de plus en plus de compagnies low cost s’intéressent au Liban

Bientôt des billets d'avions moins chers à destination et au départ de Beyrouth ? L'intérêt des filiales low-cost pour la capitale libanaise semble en tout cas croître. Salam Air, Eurowings, Norwegian Airlines... Même la MEA compte s’y mettre avec Fly Beirut, pour le plus grand bonheur des voyageurs. Zoom sur le sujet, avec Fouad Gemayel.

« Désarmons nos cœurs » : à Beyrouth, Léon XIV célèbre une grand-messe de tous les espoirs

Léon XIV, premier pape américain encore peu connu des fidèles, a réussi à faire converger des chrétiens libanais de tout le pays vers la baie beyrouthine, certains quittant leur domicile avant les premières lueurs de l’aube. Pour certains, c'est la chance d'une vie. La chance aussi, pour le pays, de prendre un nouveau départ. Caroline Hayek, Tasnim Chaaban et Yara Sarkis ont vécu cette journée avec les participants, et vous la racontent.

Diaporama : les temps forts de la visite de Léon XIV au Liban

Trois jours durant, le Liban a vécu au rythme des déplacements du pape Léon XIV, venu à la rencontre du peuple libanais et de sa jeunesse pour partager des paroles de paix et d’unité. De l’aéroport de Beyrouth au palais présidentiel de Baabda, du monastère de Saint Charbel à Annaya en passant par Harissa et l’hôpital de La Croix à Jal el-Dib, des milliers de Libanais de tous âges et de toutes confessions ont répondu présents. Retour, en images, sur cette visite historique.

Ceux que le Liban a laissé glisser et disparaître

Après tant d'années à se lever à 5h du matin, à conduire sous la pluie ou sous les bombes pour aller transmettre à des adolescents son amour de la langue française, Violette pouvait enfin lever le pied. Respirer. Vieillir en sécurité. « Merci mon Dieu », se répétait-elle tous les matins. Sauf que voilà : un jour d’octobre 2019, sans prévenir, sans un bruit, en un rien de temps, tous ses plans avaient foutu le camp. Gilles Khoury vous raconte l’histoire de Violette, qui n’est d'ailleurs pas que la sienne.

« Abou el-Zeus » : pour comprendre le Liban, il fallait bien une farce

Qu’est-ce qui relève du sens et qu’est-ce qui relève du non-sens ? Sommes-nous libres ou déterminés ? Possédons-nous réellement une liberté de choix, ou n’en caressons-nous que l’ombre ? Sommes-nous entrés dans une ère de sottise ? Voici quelques-unes des questions que pose la pièce Abou el-Zeus de Lina Khoury, présentée jusqu’au 13 décembre à la LAU. Rana Najjar vous en donne un avant-goût.

À Naccache, Abdel Wahab ouvre un nouveau chapitre

Vingt-six ans après l’inauguration du premier Abdel Wahab à Achrafieh, l’enseigne libanaise s’apprête à écrire un nouveau chapitre de son histoire, avec l'ouverture de sa quatrième branche libanaise à Naccache. Pour un investissement total de 1,5 million de dollars, la marque s'offre 1 200 m² et trois niveaux, avec, en tout, près de 300 places. Nagi Morkos vous y emmène.

