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Jodie Foster, Zeus et les chasubles

Chère lectrice, cher lecteur,

Il y a des semaines où l’actualité culturelle donne l’impression que Beyrouth tourne sa propre série. On commence avec Jodie Foster, de passage à Marrakech, qui glisse un tendre clin d’œil au Liban. Encore un effort, et elle nous tourne une saison de True Detective au pied de l’escalier Saint-Nicolas.

Pendant ce temps, « Abou el-Zeus » rappelle que pour comprendre le Liban, il faut une farce, le tragique, on connaît déjà. Rien de tel qu’un dieu grec installé à Ras Beyrouth pour démêler nos nœuds politiques.

Au chapitre « miracles architecturaux », le Grand Théâtre tente une nouvelle résurrection avec un concours international. Espérons que cette fois, le rideau se relève plus facilement que l’économie.

Plus spirituel : l’exposition d’icônes de Jérusalem à Beyrouth, où l’on découvre qu’avant les stories Instagram, les pèlerins rapportaient de vraies images sacrées, non retouchées.

À Paris, l’IMA fait dialoguer trois générations d’el-Bacha. Une musique de famille, enfin accordée.

Et puis il y a le Chat de Geluck, devenu star sans remuer une moustache. Comme quoi, la constance silencieuse triomphe parfois mieux que tout le vacarme ambiant. Côté couture sacrée, Maged Bou Tanous passe des robes glam aux chasubles papales. Entre Beyrouth et le Vatican, il n’y a qu’un pas… et beaucoup de fil d’or.

Enfin, Castelbajac rappelle que si le diable s’habille en Prada, le sacré, lui, n’a jamais dit non à un peu de pop.

Bref : dieux, papes, icônes, chat et actrice hollywoodienne.

Au bout du compte, il reste cela : un souffle, juste assez pour traverser la semaine.

Bonne lecture !

Maya Ghandour Hert

Cheffe du service culturel



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