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Société - Liban

Un médecin arrêté pour son implication présumée dans un réseau de vente de nouveaux-nés


Un médecin arrêté pour son implication présumée dans un réseau de vente de nouveaux-nés

La photo du médecin arrêté, publiée par l'Agence nationale d'information.

La Direction générale de la Sécurité de l’État au Liban a annoncé, mercredi, l’arrestation d’un médecin soupçonné d’être impliqué dans un réseau organisé spécialisé dans la vente et le transfert illégal de nouveaux-nés.

« Dans le cadre du suivi intensif visant à traquer les réseaux de traite des êtres humains, et après avoir obtenu des informations concernant l’implication d’un médecin avec une bande organisée opérant dans la vente et le transfert illégal de nouveaux-nés, une patrouille de la Direction régionale du Sud a procédé à l'arrestation d'un médecin », a indiqué le service de sécurité dans un communiqué.

Selon ce communiqué, « l’enquête a révélé que le médecin facilitait les activités du réseau en falsifiant les documents de naissance et les registres d’état civil, afin de dissimuler l’identité des nouveaux-nés et de les enregistrer en violation de la loi ». La Sécurité de l’État précise que le médecin faisait déjà « l’objet d’un mandat d’arrêt par contumace émis par le juge d’instruction du Mont-Liban ». « Les mesures légales nécessaires ont été prises à l’encontre du prévenu, conformément aux instructions de l’autorité judiciaire compétente », conclut le texte.

Le Liban s’est doté en 2011 d’une loi sur la traite des êtres humains, qui demeure cependant incomplète, faute de mesures de prévention et de mécanismes de protection des victimes.

Plus de 10 000 enfants nés au Liban auraient été adoptés à l’étranger depuis le début des années 50 et jusqu’à la fin des années 90, révélait en 2019 l’association Badaël-Alternatives, la grande majorité d’entre eux par des familles néerlandaises, françaises, danoises, américaines ou suisses. Après avoir récolté jusque-là les données de 3 471 enfants adoptés du Liban (dont 73 seulement sont complètes), et essaimé diverses archives, la présidente de l’association, Zeina Allouche, a dénoncé photos à l’appui « un véritable trafic d’enfants durant la période précitée », évoquant « des falsifications de documents et de dossiers d’adoption, comme les passeports, des noms de famille, de cliniques, d’orphelinats, de date ou de lieu de naissance ».

Le Département d’État américain a estimé, dans un rapport publié en 2025, que si le Liban ne satisfait pas pleinement aux normes minimales pour l’élimination de la traite des personnes, il a néanmoins déployé des efforts considérables ce qui lui a permis d’être reclassé au niveau 2. Le ministère souligne toutefois l’absence d’un plan d’action national, ainsi qu’un manque de données exhaustives sur les enquêtes et les victimes identifiées : les chiffres disponibles montrent même « le plus faible nombre d’enquêtes pour traite des personnes depuis au moins dix ans ». Parmi les cas de traite des personnes identifiées au Liban par le Département d'État, les travailleuses migrantes domestiques qui sont soumises au système du garant, facilitant leur exploitation et leur servitude.

La Direction générale de la Sécurité de l’État au Liban a annoncé, mercredi, l’arrestation d’un médecin soupçonné d’être impliqué dans un réseau organisé spécialisé dans la vente et le transfert illégal de nouveaux-nés.« Dans le cadre du suivi intensif visant à traquer les réseaux de traite des êtres humains, et après avoir obtenu des informations concernant l’implication d’un médecin avec une bande organisée opérant dans la vente et le transfert illégal de nouveaux-nés, une patrouille de la Direction régionale du Sud a procédé à l'arrestation d'un médecin », a indiqué le service de sécurité dans un communiqué.Selon ce communiqué, « l’enquête a révélé que le médecin facilitait les activités du réseau en falsifiant les documents de naissance et les registres d’état...
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