Chère lectrice, cher lecteur,
Toutes considérations politiques, économiques ou sécuritaires mises à part — exercice difficile, mais tentons-le — la semaine culturelle a offert un défilé de signaux réjouissants. Pas besoin d’analyse : juste ouvrir les yeux.
Rabih Alameddine décroche un National Book Award à New York et prouve, une fois de plus, qu’un écrivain peut porter un pays même quand celui-ci peine à tenir debout.
Depuis la France, Stéphane Bern — l’historien chéri des francophones — rêve tout haut de Baalbeck. On lui souhaite la visite complète, en plein festival.
Feyrouz souffle une bougie et le pays se met en veilleuse : c’est la seule fête nationale qui fonctionne encore sans décret.
Au centre-ville, le Wall of Hope s’est volatilisé. On a retiré « l’espoir » du décor, littéralement. Même pour nous, l’ironie est un peu trop parfaite.
Sur la scène du Madina, Maya Zbib transforme la solitude en refuge temporaire alors qu’au Monnot, Marwa Khalil dédie sa pièce aux « Libanais arrachés à leur pays ». Donc, en gros, à la moitié de notre WhatsApp.
Médéa Azouri parle sans tabous. C’est devenu si rare …
À Gizeh, Nadim Karam joue dans la cour des pyramides : ses lotus géants tiennent tête à Khéops sans ciller. L’assurance artistique version XXL.
Et pour la touche sucrée, Alan Geaam célèbre la mafrouké : un dessert « malaxé » qui, lui au moins, ne se pose pas de questions. Honnêtement, ça repose.
Bonne lecture !
Maya Ghandour Hert
Cheffe du service culturel
L'OLJ /
le 26 novembre 2025 à 17h12