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Société - Békaa

Le baron libanais de la drogue Nouh Zeaïter arrêté par l'armée

L'arrestation a eu lieu à 5h du matin et aucune confrontation n'a été signalée entre la patrouille et le suspect, selon notre correspondante dans la Békaa.

Le baron libanais de la drogue Nouh Zeaïter arrêté par l'armée

Le trafiquant de drogue libanais Nouh Zeaïter. Photo circulant sur les réseaux sociaux

L'armée libanaise a arrêté jeudi matin le célèbre baron de la drogue Nouh Zeaïter, dans son village natal de Kneissé (mohafazat de Baalbeck-Hermel), ont confirmé les sources de notre correspondante dans la Békaa, Sarah Abdallah. L'opération a eu lieu à cinq heures du matin et aucune confrontation n'a été signalée entre la patrouille et le suspect lors de son arrestation, qui a eu lieu deux jours après une descente de grande envergure dans le quartier de Charaouné, à Baalbeck, marquée par des affrontements au cours desquels un trafiquant et deux militaires ont été tués. L’armée a elle annoncé avoir « arrêté le citoyen N.Z., l’un des plus dangereux fugitifs dans une embuscade sur la route de Kneissé à Baalbeck ».

Selon l'armée, « N.Z. est visé par de nombreux mandats d’arrêt pour des crimes liés à la constitution de gangs opérant dans plusieurs régions libanaises, au trafic de drogue et d’armes, à la fabrication de stupéfiants, ainsi qu’au vol avec usage d’armes ». « Il avait également, à des dates antérieures, ouvert le feu sur des éléments et des postes de l’armée, sur des domiciles de citoyens, et procédé à des enlèvements contre rançon », ajoute l'institution militaire. En mars 2024, le tribunal militaire l'avait en outre condamné à la peine de mort pour avoir tiré sur des militaires libanais dont l'un avait été tué.

Né en 1977 à Taalbaya, dans la Békaa, Nouh Zeaïter est un des barons de la drogue les plus connus du Liban, soupçonné de liens avec le Hezbollah. En 2023, les Etats-Unis et l'Union européenne avaient imposé des sanctions à Nouh Zaïter, ainsi qu'à deux cousins du président syrien déchu Bachar el-Assad, pour trafic de stupéfiants et notamment de Captagon. Le Département du Trésor américain l'avait sanctionné, ainsi que le narcotrafiquant syro-libanais Hassan Dekko, pour leur implication dans le trafic de pilules de Captagon dans la région. Le Trésor avait souligné les liens de M. Zeaïter avec l'armée syrienne, alors que le régime désormais déchu de Bachar el-Assad était lourdement impliqué dans le trafic de cette amphétamine, une de ses sources de financement.

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Selon la Direction générale du trésor en France, M. Zaïter était « associé à des membres de la famille Assad et impliqué dans le trafic de captagon au Liban et en Syrie ».

Surnommé par certains le « Pablo Escobar » du Liban, accusé également de trafic d'armes, il avait par le passé accordé des interviews à des médias, évoquant sans crainte ses activités illégales. « Je ne crains que Dieu », avait assuré en 2008 à une journaliste de l'AFP ce musulman chiite, qui avait affirmé faire vivre les habitants de son village grâce à l'argent de la drogue.

En 2016, le narcotrafiquant avait reconnu, dans un entretien sur la chaîne Al-Jadeed, avoir commis « des centaines de crimes », notamment la culture et le trafic de cannabis, tout en insistant sur le fait que ses actes étaient dictés non par choix mais par « des conditions de vie difficiles ». Son opposition ouverte à la loi, conjuguée à sa propension à blâmer l'État libanais pour ses actes, en ont fait une figure hautement controversée au Liban. Il avait en outre régulièrement affiché son soutien au Hezbollah, notamment en rendant visite à des miliciens du parti chiite dans la région du Qalamoun syrien lors de l'implication de ceux-ci dans les combats aux côtés du régime Assad en 2015.

L'Orient Today a tenté de joindre l'avocat de M. Zeaïter, Achraf Moussaoui, pour commenter son arrestation, mais il était injoignable au moment de la publication de cet article.

Le clan Zeaïter affronte fréquemment l’armée libanaise ainsi que le clan rival des Jaafar dans la région de Baalbeck. En août dernier, Ali Mounzer Zeaïter, surnommé « Abou Sallé », un autre grand trafiquant au Liban, avait été tué lors d’une opération de l’armée libanaise. En juillet, l’armée libanaise, qui a accéléré le rythme de ses opérations contre le narcotrafic ces derniers mois, notamment sous pression des pays du Golfe, avait démantelé l’une des plus grandes usines de l'amphétamine Captagon du pays dans le village de Yammouné.

L'armée libanaise a arrêté jeudi matin le célèbre baron de la drogue Nouh Zeaïter, dans son village natal de Kneissé (mohafazat de Baalbeck-Hermel), ont confirmé les sources de notre correspondante dans la Békaa, Sarah Abdallah. L'opération a eu lieu à cinq heures du matin et aucune confrontation n'a été signalée entre la patrouille et le suspect lors de son arrestation, qui a eu lieu deux jours après une descente de grande envergure dans le quartier de Charaouné, à Baalbeck, marquée par des affrontements au cours desquels un trafiquant et deux militaires ont été tués. L’armée a elle annoncé avoir « arrêté le citoyen N.Z., l’un des plus dangereux fugitifs dans une embuscade sur la route de Kneissé à Baalbeck ».Selon l'armée, « N.Z. est visé par de nombreux mandats d’arrêt pour des...
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Tiens tiens, encore un proche du Hezbollah! Ça mérite bien un petit décryptage cousu de fil blanc

Ras le bol

09 h 12, le 21 novembre 2025

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Commentaires (1)

  • Tiens tiens, encore un proche du Hezbollah! Ça mérite bien un petit décryptage cousu de fil blanc

    Ras le bol

    09 h 12, le 21 novembre 2025

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