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Politique - Législatives De 2026

Loi électorale : pour les FL, le gouvernement a fait « un grand pas en avant », mais rien n’est encore joué

« Si le gouvernement n’avait pas envoyé le projet de loi corrigeant l’impossibilité d’appliquer la loi (électorale), il aurait failli à son devoir », estime Georges Adwane.

Loi électorale : pour les FL, le gouvernement a fait « un grand pas en avant », mais rien n’est encore joué

Le député des Forces libanaises et président de la commission parlementaire de l’Administration et de la Justice, Georges Adwan. Photo d'archives Ani

Le député des Forces libanaises (FL) et président de la commission parlementaire de l’Administration et de la Justice, Georges Adwane, a estimé que le gouvernement a fait un « grand pas » en avant en approuvant et en transmettant cette semaine au Parlement un projet de loi modifiant la loi électorale, mais qu’il restait encore du chemin à parcourir avant que le texte, qui élargirait l’impact du vote des expatriés aux prochaines législatives, ne soit adopté.

« Si nous vivions dans un pays qui applique la Constitution et la loi, nous aurions pu féliciter les expatriés. Mais nous sommes dans un pays où s’affrontent deux approches : celle qui ne reconnaît aucune valeur à la Constitution et à la loi, et celle que nous essayons d’instaurer, et qui prône leur application », a déclaré le député dans une interview à Radio Liban Libre, rapportée par l’Agence nationale d’information (Ani, officielle).« On peut dire que nous avons franchi un grand pas grâce au gouvernement, et je salue à ce titre les présidents Joseph Aoun et Nawaf Salam. Mais nous n’avons pas encore atteint notre objectif », a-t-il ajouté.

Réuni jeudi à Baabda, le Conseil des ministres a décidé d’envoyer à la Chambre un projet de loi revêtu du caractère de double urgence, prévoyant la suspension de l’article 112 de la loi électorale de 2017 (limitant le vote des Libanais de l’étranger à six sièges uniquement) lors des législatives de 2026, avalisant ainsi des amendements que le Hezbollah et son allié le mouvement chiite Amal, ainsi que le Courant patriotique libre (CPL, aouniste), rejettent catégoriquement. Le projet sera transmis aux commissions parlementaires avant d’arriver à l’hémicycle. La position des FL a évolué depuis 2017 : la formation chrétienne, qui figure parmi les adversaires les plus acharnés du Hezbollah, soutient désormais les amendements apportés par le gouvernement.

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La démarche du Conseil des ministres devrait en principe contraindre le président du Parlement et chef du mouvement Amal, Nabih Berry, à inscrire le texte à l’ordre du jour une fois que les commissions auront revu le texte, sauf s’il trouve un moyen de contourner cette obligation.

« Si le gouvernement n’avait pas envoyé le projet de loi corrigeant l’impossibilité d’appliquer la loi, il aurait failli à son devoir et contribué à semer la confusion sur la date des élections (...) c’est désormais au Parlement d’assumer sa part », a encore déclaré Georges Adwane. « Lorsqu’un gouvernement envoie un projet de loi en procédure accélérée, cela signifie qu’il existe un danger, et le Parlement doit y répondre rapidement pour adopter les amendements nécessaires », a-t-il ajouté.

« Le président Berry fera-t-il prévaloir sa position sur la logique constitutionnelle ? Je l’ignore. Dans tous les pays du monde, des désaccords surviennent et sont tranchés par des voies démocratiques, notamment par le vote. Nous avons voté au sein du gouvernement, et il s’est avéré que la majorité des Libanais souhaite que les expatriés votent pour les 128 députés. Il reste à porter la question en séance plénière : si le projet obtient la majorité, ce sera une excellente chose », a-t-il encore développé.

M. Adwane a également estimé que « présenter cette question comme une défaite pour le tandem [chiite] est inacceptable, car se soumettre à la Constitution constitue une étape vers un changement de cap et la construction de l’avenir », ajoutant : « La bataille d’aujourd’hui oppose donc l’ancien mode de gouvernance à celui que nous voulons instaurer ; sans ce changement, il est impossible de bâtir un État ».

Sur un plan plus large, Georges Adwan a considéré que « la conjoncture actuelle, interne et externe, nécessite une réévaluation. Je connais bien le président Berry : il maîtrise parfaitement l’analyse de tout changement dans les rapports de force internes et régionaux ». Il a enfin lancé un nouvel appel au Hezbollah pour se soumettre à la décision prise cet été par le gouvernement de rétablir le monopole de l’État sur les armes, alors qu’Israël continue ses frappes meurtrières quasi quotidiennes au Liban. «Pour des raisons nationales, et afin de sortir de la crise dans laquelle le Hezbollah nous a entraînés – cette « guerre de soutien »à Gaza –, et après son dernier communiqué, j’espère qu’une nouvelle évaluation aura lieu et que cessera le déni, afin que se dégagent de nouvelles positions. Le dialogue ne doit être interrompu sur aucun sujet, mais il ne doit pas non plus bloquer la prise de décision», a-t-il encore déclaré.

Le député des Forces libanaises (FL) et président de la commission parlementaire de l’Administration et de la Justice, Georges Adwane, a estimé que le gouvernement a fait un « grand pas » en avant en approuvant et en transmettant cette semaine au Parlement un projet de loi modifiant la loi électorale, mais qu’il restait encore du chemin à parcourir avant que le texte, qui élargirait l’impact du vote des expatriés aux prochaines législatives, ne soit adopté.« Si nous vivions dans un pays qui applique la Constitution et la loi, nous aurions pu féliciter les expatriés. Mais nous sommes dans un pays où s’affrontent deux approches : celle qui ne reconnaît aucune valeur à la Constitution et à la loi, et celle que nous essayons d’instaurer, et qui prône leur application », a déclaré le député dans une...
commentaires (2)

On ne peut peut que compter sur M. Trump pour faire plier Berry en le sanctionnant sans sommation. Le problème sera réglé en un clin d’œil.

Sissi zayyat

13 h 09, le 09 novembre 2025

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Commentaires (2)

  • On ne peut peut que compter sur M. Trump pour faire plier Berry en le sanctionnant sans sommation. Le problème sera réglé en un clin d’œil.

    Sissi zayyat

    13 h 09, le 09 novembre 2025

  • Bravo aux souverainistes Il faut pas lâcher Tenez bon

    William SEMAAN

    16 h 06, le 08 novembre 2025

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