Brusquement, c’est devenu le sujet le plus évoqué dans les médias israéliens, citant des rapports soi-disant secrets : le Hezbollah est en train de reconstruire sa force militaire après avoir reconstitué ses unités et renforcé son arsenal. Il aurait même réussi à se procurer de nouvelles armes en dépit de la fermeture officielle de la route syrienne.
Il est vrai que le Hezbollah lui-même multiplie ces derniers temps les déclarations dans lesquelles il affirme s’être rétabli des coups qui lui ont été infligés depuis l’attaque des bipeurs et l’assassinat de Hassan Nasrallah et de la plupart des commandants de premier rang. Il n’arrête d’ailleurs pas non plus d’assurer qu’il est prêt à se lancer dans une nouvelle confrontation avec les Israéliens. Certains responsables de la formation vont même jusqu’à assurer que le Hezbollah a retrouvé sa force d’avant septembre 2024 et qu’il est prêt à tous les scénarios. Les attaques israéliennes répétées depuis l’accord de cessez- le feu le 27 novembre dernier semblent accréditer cette thèse, puisque les Israéliens ne cessent d’affirmer que leurs bombardements ont visé des dépôts d’armes et ciblé de nouveaux responsables des unités combattantes de la formation. Or, au moment de la conclusion de l’accord, les médias israéliens avaient affirmé que les attaques israéliennes pendant les 66 jours de guerre avaient détruit entre 70 et 80 % des capacités du Hezbollah. Normalement au cours de l’année écoulée, les attaques successives auraient dû détruire les capacités restantes... sauf justement si le Hezbollah a réussi à se reconstruire.
C’est pourquoi la question qui se pose actuellement est la suivante : qu’en est-il au juste et comment le Hezbollah aurait-il pu en une seule année reconstruire tout ce qui a été détruit par des attaques d’une rare violence, à un moment où tous ( ou presque) les chemins d’approvisionnement militaire et financier sont fermés ou étroitement surveillés, non seulement par les Israéliens, mais aussi par les services de renseignements occidentaux dotés de moyens technologiques impressionnants ?
Il est certainement très difficile de répondre à cette question parce que les deux parties concernées maintiennent le flou pour justifier leurs positions. D’un côté, les Israéliens ont intérêt à affirmer que le Hezbollah s’est reconstruit pour avoir de bonnes raisons de poursuivre leurs agressions et de l’autre, en insistant trop sur la force retrouvée du parti, ils montrent à l’intérieur israélien que leurs attaques n’ont pas servi à grand-chose et qu’elles deviennent ainsi un signe de faiblesse et non de force.
Du côté du Hezbollah, la situation est encore plus complexe. D’une part s’il se déclare trop fort, cela justifierait aux yeux des Israéliens de nouvelles attaques contre lui, et d’autre part, s’il affiche sa faiblesse, cela détruirait le moral de ses partisans et pousserait son assise populaire à songer à l’abandonner. C’est la raison pour laquelle il cherche à nuancer ses positions, en affirmant qu’il s’est rétabli des coups reçus, mais qu’il préfère à l’heure actuelle se tenir derrière l’État qui, lui, devrait assumer la responsabilité de la protection du Liban.
Toutefois, même cette position soulève des questions au sein de la base populaire du Hezbollah : Pourquoi ne riposte-t-il pas aux attaques israéliennes s’il est si fort ? Pourquoi ne chasse-t-il pas les Israéliens de l’une des positions récemment occupées pour montrer qu’il reste puissant ? Pourquoi aussi ne parvient-il pas à imposer à l’État libanais la nécessité d’entamer la reconstruction des localités détruites au Sud notamment ? Autant de questions qui mettent pratiquement le Hezbollah au pied du mur. Quelle que soit la position qu’il adopte, il se retrouve pris dans ses propres contradictions. Son secrétaire général, Naïm Kassem, a été à cet égard le plus franc, en affirmant dans son dernier entretien avec la chaîne al-Manar que « le Hezbollah n’a plus le surplus de force dont il disposait avant la guerre. Mais il s’est toutefois rétabli et il dispose d’une certaine force ». Il n’a pas voulu donner plus de détails, estimant probablement qu’en restant vague, il peut à la fois rassurer sa base et éviter de donner un prétexte aux Israéliens pour l’attaquer.
Mais dans les milieux proches de la formation, on sait que la priorité actuelle est à l’aide matérielle et financière à sa base populaire, contrainte au déplacement et obligée de louer des appartements pour s’abriter provisoirement. Pour le Hezbollah, c’est une énorme responsabilité, car il avait misé sur le fait que la reconstruction devrait commencer dans les six mois qui ont suivi l’accord de cessation des hostilités. Mais un an après, rien n’indique que les déplacés pourront rentrer chez eux de sitôt.
Le point positif, pour le Hezbollah, c’est qu’il a réussi à restaurer ses relations avec les autorités iraniennes, après une période de froid. En fait, depuis l’assassinat de Hassan Nasrallah, de nombreux membres du Hezbollah faisaient des reproches aux Iraniens dans leurs cercles privés sous prétexte que ces derniers auraient dû réagir beaucoup plus fermement après cet événement. Même s’il s’agissait d’une réaction essentiellement dictée par l’émotion et la douleur, elle a quand même créé un certain malaise entre le Hezbollah et l’Iran. Aujourd’hui, des sources proches du parti affirment que tout cela est désormais dépassé et que les relations sont revenues au beau fixe, constituant à nouveau l'un des principaux éléments de force du Hezbollah. Une force qui reste quand même difficile à évaluer.


Le Hezbollah a été décimé. Il n'a pu se reconstituer et ne le pourra plus jamais. Pour sur il essaye, mais ce ne sont pas deux ou trois pétoires et quelques cartouches en plus qui lui rendrons sa superbe de plus il ne fait plus peur a personne autre qu'a ceux qui espèrent le revoir sur la scène pour continuer leurs micmacs habituels. Les deux, Israël et le parti iranien, sont aussi menteurs l'un que l'autre. L'un pour continuer a le matraquer et l'autre pour se donner une consistance de paon et tenter d'obtenir des acquis politiques qu'il n'a pu avoir avec les armes. cela ne se fera pas!
12 h 11, le 03 novembre 2025