Rechercher
Rechercher

Moyen-Orient - Témoignages

À el-Facher, « toute personne que les FSR trouvaient chez elle, à l’hôpital ou dans la rue, était exécutée » 

Contraints de fuir la capitale soudanaise du Darfour du Nord face aux exécutions perpétrées par les paramilitaires, des habitants retracent leur fuite et leur arrivée à Tawila.

À el-Facher, « toute personne que les FSR trouvaient chez elle, à l’hôpital ou dans la rue, était exécutée » 

Des Soudanais réfugiés dans un camp pour familles déplacées d'el-Facher, à Tawila, dans le Darfour du Nord, au Soudan, le 27 octobre 2025. Mohammed Jamal/Reuters

Rahma n’a pas eu le temps d’emporter quoi que ce soit avant de fuir. Guidé par la seule urgence de trouver un abri, le jeune homme a quitté, il y a quelques jours, son quartier de Daraja Oula, à el-Facher, capitale du Darfour du Nord, tombée dimanche aux mains des Forces de soutien rapide (FSR). C’est dans ce quartier que des images satellite, analysées par le Humanitarian Research Lab (HLR) de l’université américaine Yale, ont confirmé des « meurtres de masse » et des « opérations de ratissage de maison en maison », menées à bord de véhicules des FSR. Sur la route de l’exil, Rahma dit avoir vu l’horreur se répéter à chaque pas. « Quand je suis parti, les FSR tuaient sans relâche. Ils fouillaient la ville, maison par maison. Toute personne qu’ils trouvaient chez elle, à l’hôpital ou dans la rue, était exécutée. Des femmes, des enfants,...
Rahma n’a pas eu le temps d’emporter quoi que ce soit avant de fuir. Guidé par la seule urgence de trouver un abri, le jeune homme a quitté, il y a quelques jours, son quartier de Daraja Oula, à el-Facher, capitale du Darfour du Nord, tombée dimanche aux mains des Forces de soutien rapide (FSR). C’est dans ce quartier que des images satellite, analysées par le Humanitarian Research Lab (HLR) de l’université américaine Yale, ont confirmé des « meurtres de masse » et des « opérations de ratissage de maison en maison », menées à bord de véhicules des FSR. Sur la route de l’exil, Rahma dit avoir vu l’horreur se répéter à chaque pas. « Quand je suis parti, les FSR tuaient sans relâche. Ils fouillaient la ville, maison par maison. Toute personne qu’ils trouvaient chez elle, à l’hôpital ou dans la rue,...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut