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Nos lecteurs ont la parole

Tourbillon

Bercée par le bruit des vagues ;

Flux et reflux, de la marée ;

Celle-ci rejette les algues ;

Et se retire hors de portée.

En sourdine, m’arrivent des voix ;

Entrecoupées de cris, de rires ;

Leur écho, dans le vent se noie ;

Mêlé, à l’air que l’on respire.

L’arpège, en leitmotiv, de l’eau ;

Développé sur une octave ;

Avec la chromatique des flots ;

Viennent mourir sur le rivage ;

Où ; l’enfant construit un château ;

Le geste appliqué et sage.


Comme je voudrais, sur un bateau ;

Remonter, le cours, de l’âge !

Quand le soleil, frôlait ma peau ;

De ses doux rayons volages.

Enveloppés de leur chaleur ;

Mes yeux se ferment un instant...

Je ne vois plus aucune lueur ;

Tout se fond en un laps de temps.


Je flotte, je ne suis qu’un point,

Qui s’en va ! À la dérive…

Je me vois, nager, au loin ;

De la mer ; toujours captive.

Un skipper ; voile gonflé ;

S’approche fendant la lame ;

Malgré moi, je suis entraînée ;

Par un remous, qui, telle une arme ;

M’a terrifiée et maitrisée…


Le tourbillon rompt le charme ;

J’ouvre les yeux, traumatisée ;

Effrayée, sentant un drame ;

L’enfant ! Son château, inondé ;

Demeure imperturbable ;

Il regarde ! Abandonné ;

L’eau ! Devenir son réceptacle…


Affolée, je me vois plonger ;

Bénissant son innocence ;

Et maudissant l’inconscience ;

De ceux qui l’exposent au danger.

La nature ! Comme l’être humain ;

Est souvent imprévisible ;

Elle peut tout détruire, soudain ;

Malheur à ceux, qu’elle prend pour cible !

Plus tard ! Les sons vont s’estomper ;

L’horizon, au loin, s’enflamme ;

Les rayons ocres, du coucher ;

Se reflètent sur la mer calme.


Cette phrase souvent me hante ;

« Méfiez-vous des eaux dormantes. »

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Bercée par le bruit des vagues ;Flux et reflux, de la marée ;Celle-ci rejette les algues ;Et se retire hors de portée.En sourdine, m’arrivent des voix ;Entrecoupées de cris, de rires ;Leur écho, dans le vent se noie ;Mêlé, à l’air que l’on respire.L’arpège, en leitmotiv, de l’eau ;Développé sur une octave ;Avec la chromatique des flots ;Viennent mourir sur le rivage ;Où ; l’enfant construit un château ;Le geste appliqué et sage.Comme je voudrais, sur un bateau ;Remonter, le cours, de l’âge !Quand le soleil, frôlait ma peau ;De ses doux rayons volages.Enveloppés de leur chaleur ;Mes yeux se ferment un instant...Je ne vois plus aucune lueur ;Tout se fond en un laps de temps.Je flotte, je ne suis qu’un point,Qui s’en va ! À la dérive…Je me vois, nager, au loin ;De la mer ; toujours...
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