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Culture - Reportage

À Homs, la vie culturelle renaît sans Bachar el-Assad

Libérés de la censure baassiste, les expositions et les festivals se multiplient cet automne, offrant un exutoire collectif à la ville martyre de la guerre civile.

À Homs, la vie culturelle renaît sans Bachar el-Assad

Des visiteurs de l'exposition du calligraphe syrien Mounir Chaarani, au théâtre orthodoxe de Homs, le 15 septembre 2025. Photo Turathuna Foundation

Ce matin du 2 octobre, Lama Abboud déambule sous les alcôves du théâtre orthodoxe de Homs, joyau architectural de la fin du XIXe siècle qu’elle a patiemment fait restaurer pendant trois ans, et dont les portes en bois massif ont rouvert un mois plus tôt. « C’était une ruine », lance la directrice de la fondation Turathuna de sauvegarde du patrimoine, en pointant le toit jadis éventré par un baril d'explosifs. Pendant des heures, cette grande brune aux yeux verts pourrait raconter l’histoire de chaque pierre, de chaque carreau reproduit à l’identique, de chaque trace d’âme qu’elle entend ressusciter dans la vieille ville de Homs, détruite aux trois-quarts durant les premières années de la guerre. Fin septembre, l’ex-architecte a inauguré les lieux par une exposition de Mounir Chaarani, l’un des plus grands calligraphes contemporains...
Ce matin du 2 octobre, Lama Abboud déambule sous les alcôves du théâtre orthodoxe de Homs, joyau architectural de la fin du XIXe siècle qu’elle a patiemment fait restaurer pendant trois ans, et dont les portes en bois massif ont rouvert un mois plus tôt. « C’était une ruine », lance la directrice de la fondation Turathuna de sauvegarde du patrimoine, en pointant le toit jadis éventré par un baril d'explosifs. Pendant des heures, cette grande brune aux yeux verts pourrait raconter l’histoire de chaque pierre, de chaque carreau reproduit à l’identique, de chaque trace d’âme qu’elle entend ressusciter dans la vieille ville de Homs, détruite aux trois-quarts durant les premières années de la guerre. Fin septembre, l’ex-architecte a inauguré les lieux par une exposition de Mounir Chaarani, l’un des plus...
commentaires (1)

M.Semrani, Je vous trouve bien pessimiste sachant que nous avons connu des périodes bien plus noires au cours des 50 dernières années . D'accord, nous ne formerons jamais une nation et l'Etat sera toujours faible et a la merci de clans et de mafias. Mais, d'un autre côté, nous conservons beaucoup d'atouts, en particulier une jeunesse éduquée, qui réussit superbement au Liban et a l'expatriation et qui s'apprête a la relève d'une classe politique faillie.Les propos de Tom Barrack sont pleins de bon sens , et il ne faut pas le juger a l'aune de l'homme politique qu'il n'est pas.

Alain Camilleri

17 h 43, le 03 novembre 2025

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Commentaires (1)

  • M.Semrani, Je vous trouve bien pessimiste sachant que nous avons connu des périodes bien plus noires au cours des 50 dernières années . D'accord, nous ne formerons jamais une nation et l'Etat sera toujours faible et a la merci de clans et de mafias. Mais, d'un autre côté, nous conservons beaucoup d'atouts, en particulier une jeunesse éduquée, qui réussit superbement au Liban et a l'expatriation et qui s'apprête a la relève d'une classe politique faillie.Les propos de Tom Barrack sont pleins de bon sens , et il ne faut pas le juger a l'aune de l'homme politique qu'il n'est pas.

    Alain Camilleri

    17 h 43, le 03 novembre 2025

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