Le nouvel ambassadeur américain à Beyrouth, Michel Issa, lors de son audience de confirmation devant le Sénat. Capture d'écran de la vidéo en direct de l'audience
Son message à la classe politique libanaise est on ne peut plus clair. Alors qu'il s'apprête à prendre ses fonctions à Beyrouth à la fin du mois, le nouvel ambassadeur américain au Liban, Michel Issa, a prévenu vendredi que la patience de la communauté internationale « n'est pas illimitée », soulignant la nécessité que l’armée et les institutions officielles soient « respectées et soutenues, sans ingérence extérieure ».
Dans un message adressé devant la diaspora libanaise, M. Issa a rappelé que « la politique des États-Unis reste constante », et mis l'accent sur le fait que « le gouvernement libanais est la seule autorité légitime représentant tous les citoyens, et que l’armée et les institutions officielles doivent être respectées, soutenues et fonctionner sans aucune ingérence ».
L’ambassadeur a également averti que « la patience de la communauté internationale n’est pas illimitée », prévenant que « les États-Unis ne toléreront aucune situation qui permettrait au Liban de faire place à des groupes menaçant la paix ou hostiles au peuple américain ». Il a enfin affirmé que « les États-Unis et leurs partenaires sont prêts à aider le Liban », notant toutefois que « cette aide doit s’accompagner d'unité nationale et de responsabilité ».
Les messages du diplomate interviennent alors que la pression s'accroît sur les autorités libanaises pour désarmer le Hezbollah un an après le cessez-le-feu avec Israël, et alors que le parti chiite affirme refuser de remettre ses armes tant que l'armée israélienne poursuit ses violations du cessez-le-feu. Les États-Unis conditionnent leur soutien au Liban et le déblocage de l'aide internationale au monopole des armes aux mains de l'État. Lundi, l'émissaire américain Tom Barrack a même mis en garde contre une nouvelle offensive israélienne si le parti pro-iranien n'est pas désarmé, appelant les autorités à entamer des négociations directes avec Israël.
Selon des informations obtenues par L'Orient-Le Jour, Washington envisagerait à mettre à profit l'arrivée de son nouvel ambassadeur d'origine libanaise, nommé le 7 octobre, et s'apprêterait à élaborer un nouveau « plan de travail » pour le Liban. Cette feuille de route serait complémentaire de celle présentée cet été par Tom Barrack et s’inspirerait de l’accord de Gaza. Le projet reste embryonnaire, mais il inclurait des indications sur l’importance des négociations directes entre le Liban et Israël pour régler la question de la frontière et du retrait israélien.



Sauf erreur il y a du nouveau dans le langage du nouvel ambassadeur, cette fois il est question de ne pas permettre des groupes hostiles à la paix, mais surtout au peuple américain, rien que ça ! Signe que le baton va remplacer encore plus la carotte.
07 h 19, le 26 octobre 2025