Devanture d'une enseigne de Whish Money au Liban. Photo fournie par Whish Money
La société de transfert d’argent libanaise Whish Money a annoncé dans un communiqué avoir obtenu des licences pour pouvoir fournir des « services financiers » au Canada, ce qui représente sa « première autorisation majeure » en dehors de la zone MENA.
« L’obtention de notre licence canadienne est une étape monumentale qui valide notre modèle conforme au règles et centré sur le client, et pose les bases de notre expansion internationale », a déclaré Toufic Koussa, président du conseil d’administration de Whish Money, dans ce texte. Dans ce cadre, la société y indique poursuivre également l’obtention de licences dans d’autres marchés-clés, notamment les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Union européenne et l’Australie.
« Les licences canadiennes constituent un élément-clé de la stratégie mondiale de Whish Money, qui privilégie une approche fondée sur l’obtention directe de licences locales dans chaque pays », afin de garantir « la conformité, la sécurité et la transparence sur chaque nouveau marché », poursuit la société.
Selon ses chiffres, Whish Money compte aujourd’hui « une base d’utilisateurs de plus de 1,5 million de personnes » à qui elle propose, entre autres, des solutions de paie salariale, de transferts d’argent et de paiement de factures.
Suspension de compte
Basée à Beyrouth et régulée par la Banque du Liban, Whish Money fait partie de plusieurs acteurs locaux qui se sont dernièrement imposés sur le marché financier libanais, alors que le pays souffre toujours des répercussions des crises économique et financière enclenchées en 2019 qui ont miné la confiance dans le secteur bancaire traditionnel.
Il y a une dizaine de jours, Whish Money était le sujet d’une polémique après avoir suspendu le compte de l’association caritative Wa Taawanou, connue pour sa proximité avec le Hezbollah, sur lequel elle obtenait des dons.
Une décision qui est vraisemblablement liée à la publication en juillet de la circulaire n° 170 par la Banque du Liban, interdisant aux banques, institutions financières, sociétés de courtage, fonds d’investissement collectifs et toute entité qu’elle supervise de traiter, directement ou indirectement, avec des sociétés non accréditées, « en particulier celles sanctionnées par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Trésor américain ». Contactée, Whish Money n’avait à l’époque pas commenté l’affaire.




A qui appartient Whish ?? La vitesse de déploiement laisse penser que des fonds très importants ont été rapidement investis, avec un support certain de l’écosystème. Merci d’avance de votre éclairage.
10 h 39, le 25 octobre 2025