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Politique - Vatican

Joseph et Neemat Aoun assistent à la cérémonie de canonisation de l’archevêque Ignace Maloyan

Le pape Léon XIV a procédé à la canonisation de sept bienheureux de l’Église catholique, dont Ignace Chekrallah Maloyan, archevêque qui a passé plusieurs années de sa vie au Liban

Joseph et Neemat Aoun assistent à la cérémonie de canonisation de l’archevêque Ignace Maloyan

Le couple présidentiel (à droite) assistent à la cérémonie de canonisation de l’archevêque Ignace Maloyan à Rome, le 19 octobre 2025. Photo tirée du compte X de la présidence

Le président libanais Joseph Aoun et son épouse Neemat ont assisté dimanche à la cérémonie de canonisation de l'évêque Ignace Maloyan sur la place Saint-Pierre, au Vatican.

Les cloches ont retenti sur la place Saint-Pierre alors que le pape Léon XIV a créé sept nouveaux saints de l'Eglise catholique, dont le premier originaire de Papouasie-Nouvelle-Guinée, un archevêque exécuté lors du génocide arménien et le « médecin des pauvres » vénézuélien. Lors de cette messe solennelle, trois religieuses ont également été canonisées, elles avaient consacré leur vie aux pauvres et aux malades, ainsi que l'ancien prêtre sataniste Bartolo Longo. Né en 1841, cet avocat italien avait embrassé la foi catholique et fondé le sanctuaire pontifical de la Sainte Vierge du Rosaire de Pompéi. 

« Bienfaiteurs de l'humanité »

Parmi les bienheureux canonisés figure également le premier saint natif de Papouasie-Nouvelle-Guinée, le laïc Peter To Rot (1912-1945), exécuté par les Japonais à la fin de la Seconde Guerre mondiale, ainsi que Ignazio Choukrallah Maloyan, évêque arménien et martyr tué en 1915 par les forces ottomanes pour avoir refusé de se convertir à l'islam. A leurs côtés, le laïc vénézuélien José Gregorio Hernandez Cisneros (1864-1919), que le pape François avait qualifié de « médecin proche des plus faibles », déjà vénéré dans son pays. Également originaire du Venezuela, Maria Carmen Elena Rendiles Martinez, religieuse née sans bras gauche, a surmonté son handicap pour fonder la Congrégation des Servantes de Jésus avant sa mort en 1977. Elle devient ainsi la première sainte du pays sud-américain.

« Aujourd'hui, nous avons devant nous sept témoins, les nouveaux Saints, qui, avec la grâce de Dieu, ont gardé la lampe de la foi allumée », a déclaré le pape Léon à une audience que le Vatican a estimée à environ 70.000 personnes. « Que leur intercession nous assiste dans nos épreuves et que leur exemple nous inspire dans notre vocation commune à la sainteté », a-t-il dit lors de son homélie. Le pape Léon y a aussi décrit les nouveaux saints comme étant soit des « martyrs pour leur foi », des « évangélisateurs et missionnaires », des « fondateurs charismatiques » de congrégations ou des « bienfaiteurs de l'humanité ».

Raï : le Liban, « une terre de paix et de coexistence »

Avant de se rendre au Vatican, Joseph Aoun avait reçu en son lieu de résidence à Rome le patriarche maronite Béchara Raï, accompagné du député Farid el-Khazen, de Mgr Georges Abi Saad, nouveau procureur patriarcal et recteur de l’Institut maronite de Rome, de Mgr Joseph Sfeir, vicaire patriarcal à Rome, précise l'Agence nationale d'information (ANI, Officielle). Au cours de leur rencontre, le patriarche Raï a informé le chef de l’État du « contenu de son entretien la veille avec le pape Léon XIV, notamment au sujet de sa visite pastorale prévue au Liban à la fin du mois prochain ». L’échange entre Joseph Aoun et le patriarche maronite a également porté sur « la situation actuelle au Liban et les développements récents dans la région ». Le président libanais a reçu aussi l'ambassadeur du Liban auprès du Saint-Siège Fadi Assaf, ainsi que l'ambassadrice du Liban à Rome Carla Jazzar.

Depuis le Vatican, le patriarche maronite a affirmé dans une déclaration que « le Liban reste et demeure une terre de paix et de coexistence, comme le réclament tous ».

Mi-juillet, le Patriarche de Cilicie des Arméniens catholiques, Raphaël Bedros XXI Minassian, avait transmis à Joseph Aoun une invitation officielle à assister à la cérémonie de canonisation.

Ancien archevêque catholique arménien de Mardin (Turquie), Mgr Ignace Chekrallah Maloyan a été tué par les forces ottomanes à Istanbul le 11 juin 1915, durant le génocide arménien, en même temps que d'autres figures religieuses. Il est considéré comme l'une des personnalités les plus importantes de l'Église arménienne orientale. Sa canonisation avait été approuvée par le pape François à l'issue d'une session ordinaire des cardinaux et évêques tenue fin mars. L'évêque Maloyan a passé les premières années de son sacerdoce au Liban, où il avait été envoyé au couvent de Bzoummar, au Kesrouan, à l'âge de 14 ans. Il est resté dans ce couvent pendant près de quinze ans, devenant finalement membre de l'Institut de Bzoummar, avant d'être nommé en 1897 prêtre de la paroisse d'Alexandrie et du Caire.

La canonisation - étape finale vers la sainteté dans l'Eglise catholique, succédant à la béatification – est le fruit d'un long processus et ne peut être approuvée que par le pape. Elle requiert trois conditions: être mort depuis cinq ans au moins, avoir mené une vie chrétienne exemplaire et avoir accompli au moins deux miracles.

Le président libanais Joseph Aoun et son épouse Neemat ont assisté dimanche à la cérémonie de canonisation de l'évêque Ignace Maloyan sur la place Saint-Pierre, au Vatican.Les cloches ont retenti sur la place Saint-Pierre alors que le pape Léon XIV a créé sept nouveaux saints de l'Eglise catholique, dont le premier originaire de Papouasie-Nouvelle-Guinée, un archevêque exécuté lors du génocide arménien et le « médecin des pauvres » vénézuélien. Lors de cette messe solennelle, trois religieuses ont également été canonisées, elles avaient consacré leur vie aux pauvres et aux malades, ainsi que l'ancien prêtre sataniste Bartolo Longo. Né en 1841, cet avocat italien avait embrassé la foi catholique et fondé le sanctuaire pontifical de la Sainte Vierge du Rosaire de Pompéi. « Bienfaiteurs de...
commentaires (5)

Pas d’accord sur les commentaires relatifs à la présence du President. S’il n’y était pas allé, il s’en serait trouvé d’autres pour dire : Où sont les officiels libanais pour un rendez-vous d’une telle importance historique et spirituelle ?!

Jean Rizk

22 h 37, le 19 octobre 2025

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Commentaires (5)

  • Pas d’accord sur les commentaires relatifs à la présence du President. S’il n’y était pas allé, il s’en serait trouvé d’autres pour dire : Où sont les officiels libanais pour un rendez-vous d’une telle importance historique et spirituelle ?!

    Jean Rizk

    22 h 37, le 19 octobre 2025

  • Ce président n'est bon qu'à blablater, et ne jamais rien faire si ce n'est dépenser notre fric en voyages au bout du monde

    Emile

    18 h 05, le 19 octobre 2025

  • On dirait les tontons flingueurs à l’église.

    Jacques d

    17 h 45, le 19 octobre 2025

  • Y sont toutes et toussses sous les feux des proejecteurs...!?!?!?

    Wlek Sanferlou

    16 h 02, le 19 octobre 2025

  • Qu’est-ce qu’ils ont de mieux à faire ?

    Hitti arlette

    14 h 17, le 19 octobre 2025

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