Le vice-président américain JD Vance s’adresse aux membres des médias après la tenue de discussions de haut niveau entre les États-Unis et l’Iran lors du sommet de Lake Lucerne, en Suisse, le 22 juin 2026. Photo de Nathan Howard / AFP
En réponse à une lettre envoyée lundi par le chef des Forces libanaises Samir Geagea, le vice-président américain JD Vance a affirmé mardi que les « contacts menés par les États-Unis avec l’Iran ne visent pas à accorder à Téhéran un rôle quelconque dans la détermination de l’avenir du Liban ou dans l’orientation de ses décisions, mais à s’assurer qu'il exerce des pressions sur le Hezbollah afin qu’il respecte ses engagements et ses obligations ».
Dans sa lettre, le leader chrétien avait exhorté M. Vance à séparer complètement le dossier libanais des négociations avec l’Iran. Le cive-président américain s’était adressé aux chrétiens libanais, expliquant que s’ils avaient été attaqués par Israël, c’est parce que des combattants du Hezbollah « se sont cachés parmi eux, provoquant une réponse de l’armée israélienne ».
JD Vance a souligné que les États-Unis considèrent le président Joseph Aoun et le gouvernement comme étant la « seule autorité légitime au Liban », et que Washington entend travailler avec l’État libanais de manière à lui permettre de protéger sa souveraineté et de consolider son autorité légitime. Il a réaffirmé l’intérêt de l’administration américaine pour l’évolution de la situation au Liban et son soutien à la souveraineté et aux institutions légitimes de ce pays.
Le pays du cèdre a été au cœur des négociations entre l’Iran et les États-Unis entamées dimanche en Suisse, qui ont conduit à la création d’un mécanisme de « désescalade » au Liban dont les détails restent flous. Cette évolution intervient alors que les autorités de Beyrouth ont engagé leur propre processus de négociations directes avec Israël sous médiation américaine, une démarche rejetée par le Hezbollah. Plusieurs observateurs estiment que l’inclusion du dossier libanais dans ces discussions régionales a permis à l’Iran de regagner, du moins en apparence, une forme d’influence sur ce sujet.
Durant cette guerre déclenchée le 2 mars, l’État hébreu a occupé près de 6 % du territoire libanais, dans une bande d’environ 10 km le long de la frontière sud. L’armée israélienne a rasé près de 70 villages dans cette zone tampon, les rendant inhabitables. La zone comprend également plusieurs localités chrétiennes, largement épargnés par les frappes israéliennes, dont les habitants ont majoritairement choisi de rester malgré les combats.

