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Lifestyle - Échappée Belle

Caline Chidiac, « Soul Stitched », Underdog nouvelle édition

Plus qu’une invitation à découvrir la nouvelle collection capsule, c’est une invitation sensorielle et éphémère.

Caline Chidiac, « Soul Stitched », Underdog nouvelle édition

Les vêtements revisités de Caline Chidiac portent bien sa signature. Photo DR

Au gré des chapitres professionnels de sa vie qu’elle a vécue puis tournée avec bonheur et détermination, elle a porté de nombreuses casquettes, toujours avec style, un style reconnaissable et inimitable. Autrefois, dans une autre vie lointaine où elle a été opticienne, puis collaboratrice chez Nada Debs, très vite, son goût de la liberté et son amour pour la musique l’ont rattrapée et portée vers ce qu’elle fait si bien, le DJaying et le design de vêtements. Depuis quelques années, avec son label Underdog qui porte très bien son nom, « une expression américaine qui définit une personne autodidacte qui réussit dans un domaine qui n’était pas vraiment le sien », comme elle l’a souvent expliqué, avec son inséparable Cléo, Caline Chidiac continue à suivre le fil de ses idées et celui de ses créations. Comme pour les notes qui définissent sa musique, ici, elle suit un fil tissé de couleurs japonisantes, de vécu, d’histoires, d’expériences. Un fil qui, pour cette 4e édition, sert aussi à recoudre les âmes.

Caline Chidiac posant avec Cléo devant une de ses vestes. Photo DR

Baptisée « Soul Stitched », cette exposition qui ne dure que quelques heures dévoile 25 pièces précieuses et uniques – des vestes, un pantalon et un overall – vues, revues et retravaillées par Caline Chidiac qui leur donne non plus seulement un nouveau visage mais une nouvelle expression. « Soul Stitched, dit-elle, parce que chaque veste de travail incarne l’âme et l’histoire de ceux qui l’ont portée. En les revalorisant avec des tissus japonais chargés de sens, je ne fais pas que rapiécer les vêtements, je tisse des liens entre les époques, les cultures et les âmes des gens qui les ont portés. Chaque couture devient un pont entre le passé et le présent, entre la fonction et la beauté, entre l’utilitaire et l’âme. »

Dans cette installation, car c’est de cela qu’il s’agit, bien plus que juste de présenter les créations revisitées avec la complicité et le regard de Pascale Laffé, il s’agit de proposer une expérience complète, un voyage sensoriel, émotionnel, olfactif et musical.

Le lieu choisi n’est pas un hasard, Beit el-Laffé correspond exactement à l’énergie que les deux femmes veulent dégager et partager.

Une influence japonisante dans chaque détail. Photo DR

Beit el-Laffé, créé par les deux sœurs Pascale et Chantale Laffé, est en soi particulier. Ouvert quelques jours avant la thaoura (le mouvement de contestation né à l’automne 2019), il a vite trouvé une cause et une philosophie. Très endommagé par la double explosion au port, il a été remis sur pied en sept mois grâce à l’aide de plusieurs ONG qui, elles aussi, ont su y insuffler une nouvelle vie. Pascale Laffé et Caline Chidiac, qui se connaissaient depuis peu, se sont découvert au gré des conversations une sensibilité commune. Directrice artistique de formation, Pascale aime surtout « conceptualiser les intérieurs, donner l’expérience d’un chez-soi », ce qu’elle fait parfaitement dans cette maison d’hôte de trois chambres. Caline, passionnée de musique autant que de vêtements « différents », aime le travail en solo. « J’ai trouvé cette nouvelle expérience très intéressante. Nous avons les mêmes codes. Pascale m’a ramené une certaine direction artistique et technique qui était nécessaire. » « Toutes issues de placards ou d’usines poussiéreuses, chaque veste de cette collection porte en elle la force silencieuse des ouvriers qui l’ont portée », expliquent les deux femmes dans leur présentation. « Ces vêtements, datant des années 40 à 70, ont été conçus pour durer, et non pour être à la mode. Derrière leurs plis et leurs coutures défraîchies se cachent des histoires qui méritent d’être racontées. Ce ne sont pas seulement des reliques, mais aussi une invitation. »

Chaque pièce est une œuvre unique. Photo DR

« Soigneusement recyclé et réinventé, chaque article est cousu avec des tissus japonais sélectionnés avec soin, choisis non seulement pour leur beauté, mais aussi pour leur signification : coton teint à l’indigo, motifs symboliques, kimonos en soie et en coton... insufflant ainsi une nouvelle vie à la robustesse de l’Ouest, superposant l’art à l’utilité et la douceur à la structure. Le résultat est un dialogue entre le masculin et le délicat. Entre les mains anonymes qui ont construit et les mains qui fabriquent aujourd’hui. Dans le but d’éveiller tous les sens, cette collection capsule est accompagnée d’une bande-son artisanale qui met en avant les histoires de ces ouvriers du début du siècle, les sons de leurs machines sur fond de rythmes japonais poétiques mais percutants. »

Dans cet événement qui se tient le samedi 18 octobre de 15h à 21h, il s’agit surtout, disent-elle en chœur, d’une scénographie où chaque pièce véhicule un récit, avec une poésie intemporelle. Tous les détails sont partagés, expliqués, la pièce n’est plus juste un produit, mais une histoire. L’important pour elles, c’est que les gens viennent humer les parfums, écouter la musique et les bruits, se rapprocher d’un vêtement et l’écouter murmurer son histoire.

Tout comme les créations, ce moment se veut unique.

« SOUL STITCHED » - Collection capsule par UNDERDOG X BEIT EL-LAFFÉ

Une collaboration née de fils de réparation, de poésie et d’âme.

Le 18 octobre 2025 de 15h à 21h. Beit el-Laffé, Achrafieh, Beyrouth.

Au gré des chapitres professionnels de sa vie qu’elle a vécue puis tournée avec bonheur et détermination, elle a porté de nombreuses casquettes, toujours avec style, un style reconnaissable et inimitable. Autrefois, dans une autre vie lointaine où elle a été opticienne, puis collaboratrice chez Nada Debs, très vite, son goût de la liberté et son amour pour la musique l’ont rattrapée et portée vers ce qu’elle fait si bien, le DJaying et le design de vêtements. Depuis quelques années, avec son label Underdog qui porte très bien son nom, « une expression américaine qui définit une personne autodidacte qui réussit dans un domaine qui n’était pas vraiment le sien », comme elle l’a souvent expliqué, avec son inséparable Cléo, Caline Chidiac continue à suivre le fil de ses idées et celui de ses...
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