Hannibal Kadhafi. Photo d'archives AFP
Zaher Hamadé, juge d'instruction près la Cour de justice dans l'affaire Hannibal Kadhafi, en détention depuis dix ans au Liban, entendra M. Kadhafi vendredi 17 octobre, a confirmé une source proche du dossier à L'Orient-Le Jour. Ce sera la première fois en huit ans que le fils de l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi sera entendu par la justice. Il sera accompagné à l'audience par l'un de ses trois avocats, a souligné cette source.
Hannibal Kadhafi, dont l'épouse est Libanaise, avait été arrêté en décembre 2015 au Liban pour « recel d’informations » dans l’affaire de la disparition en Libye en août 1978 de l’imam Moussa Sadr et de ses deux compagnons, le journaliste Abbas Badreddine et le cheikh Mohammad Yaacoub. L'affaire avait connu un nouveau tournant, pour la première fois depuis dix ans, avec l'approbation par la famille Badreddine, partie civile dans l'affaire, de la dernière demande de remise en liberté de M. Kadhafi, formulée en juin dernier. Le juge d'instruction avait alors envoyé au procureur général près la cour de cassation, Jamal Hajjar, le dossier pour son avis sur la remise en liberté. Le juge Hajjar avait décidé mercredi de ne pas se prononcer et de laisser le juge en décider.
Hannibal Kadhafi était sorti mardi de l'hôpital après y avoir passé plusieurs jours, et ramené en prison. Depuis, ses avocats essaient d'aller le voir, sans toutefois en obtenir l'autorisation.
Le fils de Mouammar Kadhafi avait été enlevé dans la Békaa, le 11 décembre 2015, par un groupe armé dans lequel avait été impliqué le fils du cheikh Mohammad Yaacoub, l'ancien député Hassan Yaacoub. Ce dernier avait d’ailleurs été détenu pendant sept mois, dans le cadre de l’affaire. Après avoir été relâché par ses kidnappeurs qui l’ont aussitôt livré au service des renseignements des FSI dans le Hermel, M. Kadhafi avait été déféré en tant que témoin devant le juge Hamadé, qui avait engagé des poursuites pour diffamation. Hannibal Kadhafi avait trois ans au moment de la disparition de l'imam Moussa Sadr.


INJUSTICE. C’est contre toute les règles et les lois, de garder une personne pendant 10 ans en prison juste parce qu’il porte le nom Kadaffi . Il faut le libérer tout de suite.
19 h 49, le 12 octobre 2025