Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea. Photo ANI
Les Forces libanaises (FL) ont réagi vendredi aux invectives lancées la veille par le président du Parlement, Nabih Berry, à l'encontre de gouvernement, à qui il avait reproché de ne pas accorder suffisamment d'importance au Liban-Sud et à la reconstruction après la guerre entre le Hezbollah et Israël. Dans un communiqué, les FL ont rétorqué que la guerre était due à l'ouverture par le Hezbollah, allié de M. Berry, d'un «front de soutien» au Hamas dans le sud du Liban après le 7-Octobre, et que les fonds pour la reconstruction ne pouvaient provenir des «Libanais, dont la plupart se sont opposés» à la guerre.
« Certains se lamentent aujourd’hui sur le sort des villages du Sud et de leurs habitants ... pointant du doigt le gouvernement actuel comme s’il était responsable de l’échec de la reconstruction. Nous posons une question à ces personnes : qui a pris la décision d’entrer dans la 'guerre de soutien' entamée le 8 octobre 2023, qui a mené à la destruction du Sud ? Est-ce le gouvernement qui a pris cette décision ? Est-ce qu'il l'a approuvée ? », ont interrogé les FL dans le texte qui ne nomme pas Nabih Berry.
M. Berry, chef du mouvement chiite Amal, avait reproché au cabinet de n'avoir « même pas salué les habitants des villages frontaliers » lors de leur retour après le cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël en novembre 2024, suite à plus de 13 mois de conflit entre les deux parties. Le Premier ministre Nawaf Salam avait répondu aux critiques dans la soirée, exprimant sa « très grande surprise » face à ces propos et rappelant plusieurs mesures prises par l'exécutif pour faire suite au cessez-le-feu.
« La reconstruction nécessite des fonds énormes, à un moment où l’État n’a même pas fait le moindre pas vers la sortie de la crise financière et économique qui frappe le Liban depuis 2019. Dès lors, où cet État pourrait-il trouver des fonds pour la reconstruction », se sont encore interrogées les FL. « Même si ces fonds étaient disponibles dans les poches des Libanais – ce qui est impossible –, en vertu de quel droit seraient-ils prélevés sur la grande majorité de Libanais qui se sont opposés à la ‘guerre de soutien’ et à ses conséquences ? », poursuit le parti dirigé par Samir Geagea, opposant notoire au Hezbollah.
« La reconstruction nécessite des milliards de dollars, qui ne peuvent être obtenus qu’auprès des amis du Liban, tant à l’Est qu’à l’Ouest. Chacun sait que la réticence des amis du Liban à apporter leur aide est due à l’absence d’un véritable État, seul à même de contrôler les décisions en matière de guerre et d’armement », ont poursuivi les FL.
Nabih Berry avait également évoqué jeudi le budget 2026, précisant ne pas l’avoir encore examiné mais qu'il « ne passera pas s’il ne comprend pas une clause claire liée à la reconstruction ». Sur ce point, les FL, nommant cette fois le chef du législatif, ont dit leur « surprise qu’une telle déclaration émane d’une personnalité de l’âge et de l’expérience de M. Berry ». « Le Parlement est une institution constitutionnelle à part entière, et nul ne peut en avoir le monopole ou le contrôle. L’adoption ou le rejet du budget relève de la majorité parlementaire », ont-elles insisté.



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Surtout pas l'argent des libanais de l'étranger, y'a Nabeuuh ils ne t'en donneront aucune goutte, puisque tu ferme le parlement à leurs votes ! Va récupérer des sous chez tes amis barbus en turban
10 h 03, le 11 octobre 2025