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Politique - Cessez-Le-Feu

Frappes israéliennes sur une voiture et une pelleteuse : deux morts au Liban-Sud

Un drone israélien a survolé à basse altitude Beyrouth et la banlieue sud dans la matinée.

Une pelleteuse en feu après une frappe israélienne, près de Yater au Liban-Sud, le 7 octobre 2025. Photo obtenue par Mountasser Abdallah

Deux personnes ont été tuées mardi dans des frappes israéliennes sur le sud du Liban, à Deir Aames dans la région de Tyr et près de Yater, dans le caza de Bint Jbeil, selon le ministère de la Santé et notre correspondant dans le Sud, Mountasser Abdallah. Ces attaques meurtrières ont eu lieu malgré le cessez-le-feu en vigueur entre Israël et le Hezbollah, entré en vigueur le 27 novembre 2024 après 13 mois de guerre.

À l'ouest de Yater, dans la vallée de Maryamine, une frappe de drone israélienne a visé une pelleteuse, faisant un mort. Selon notre correspondant au Liban-Sud, la victime s’appelait Ali Qaddouh et travaillait en tant que salarié sur ce terrain qu’il était chargé d’aménager depuis un mois. Les engins de chantier sont régulièrement visés par l'armée israélienne, qui accuse le Hezbollah de vouloir reconstruire ses capacités, dans un Liban-Sud dévasté par les bombardements et les destructions systématiques de quartiers entiers. Dans un communiqué, l'armée israélienne a confirmé avoir mené cette frappe, disant avoir tué un membre du Hebzollah « qui tentait de rétablir des infrastructures » du parti.

La victime « s'emparait de biens privés à des fins opérationnelles »

À Deir Aames, une frappe de drone également avait plus tôt visé une voiture, faisant un mort et un blessé, un ressortissant syrien, selon le ministère de la Santé. La victime a été identifiée comme étant un membre du Hezbollah, qui s'appelait Mahmoud Issa, selon nos informations. L’armée israélienne a de son côté dit, dans son communiqué avoir éliminé Mahmoud Ali Issa, « représentant local du Hezbollah dans la région de Kafra dans le sud du Liban. Il était responsable des connections financières et militaires entre le Hezbollah et les habitants du village ». Issa « agissait dans le but de s'emparer de biens privés à des fins opérationnelles terroristes, par exemple en louant des maisons pour y stocker des armes et mener des activités de surveillance », a ajouté l'armée.

Un drone israélien a en outre tiré deux bombes sonores en direction d’ouvriers qui remettaient en état une source d’eau potable à Adaïssé, dans le caza de Marjeyoun, sans faire de blessés.

Par ailleurs, des obsèques ont été organisées par le Hezbollah à Kfar Kila (caza de Marjeyoun) pour le combattant du parti Hassan Atoui et sa femme Zeinab Raslan, tués lundi par une frappe de drone israélien. Le cortège funèbre a parcouru les rues de la localité au rythme de slogans dénonçant les États-Unis et Israël, et exprimant son « soutien à Gaza et à la Palestine », selon notre correspondant dans le Sud Mountasser Abdallah.

Survols de drones à Beyrouth et dans le Sud

Dans la matinée, des tirs « intenses » de mitrailleuse et des jets de grenades avaient visé les abords de Kfarchouba, dans le caza de Hasbaya, depuis le site de Roueissat el-Alam, sur les collines contestées de la localité. Quant aux habitants de Beyrouth et de la banlieue sud, ils se sont réveillés avec le bourdonnement bruyant d'un drone survolant la région à basse altitude.

La nuit avait, elle, été relativement calme, à l'exception d'autres survols de drones, principalement dans le Sud.

Lundi, deux personnes, dont un survivant de l’explosion de bipeurs de membres du Hezbollah l’an dernier, avaient été tuées dans une frappe israélienne sur la région de Nabatiyé, Israël affirmant alors avoir éliminé un « membre important » du parti chiite.

Malgré le cessez-le-feu du 27 novembre 2024, qui avait mis fin à plus d’un an de conflit meurtrier, Israël continue de mener des frappes quasi quotidiennes au Liban, affirmant viser des membres du Hezbollah et l’accusant de tenter de reconstituer ses forces. L’ONU a indiqué début octobre que 103 civils avaient été tués au Liban depuis l’entrée en vigueur de la trêve. Affaibli par la guerre, qui a fait plus de 4.000 morts au Liban, le Hezbollah, longtemps force politique et militaire dominante, subit désormais de fortes pressions pour remettre ses armes à l’État. Début septembre, l’armée libanaise a présenté un plan de désarmement du Hezbollah d’ici fin 2025, une initiative vivement critiquée par le mouvement, qui s’y oppose fermement.

Deux personnes ont été tuées mardi dans des frappes israéliennes sur le sud du Liban, à Deir Aames dans la région de Tyr et près de Yater, dans le caza de Bint Jbeil, selon le ministère de la Santé et notre correspondant dans le Sud, Mountasser Abdallah. Ces attaques meurtrières ont eu lieu malgré le cessez-le-feu en vigueur entre Israël et le Hezbollah, entré en vigueur le 27 novembre 2024 après 13 mois de guerre.À l'ouest de Yater, dans la vallée de Maryamine, une frappe de drone israélienne a visé une pelleteuse, faisant un mort. Selon notre correspondant au Liban-Sud, la victime s’appelait Ali Qaddouh et travaillait en tant que salarié sur ce terrain qu’il était chargé d’aménager depuis un mois. Les engins de chantier sont régulièrement visés par l'armée israélienne, qui accuse le Hezbollah de...
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