Rechercher
Rechercher

Politique - Politique

Les FL taclent Kassem après ses propos sur le vote de la diaspora et la souveraineté

Le parti de Samir Geagea accuse le chef du Hezbollah « d'inventer des prétextes illogiques pour justifier sa crainte du vote des expatriés ».

Les FL taclent Kassem après ses propos sur le vote de la diaspora et la souveraineté

Le chef des Forces libanaises Samir Geagea. Photo ANI

Les Forces libanaises (FL) ont répondu, dimanche dans un communiqué, au dernier discours du chef du Hezbollah, Naïm Kassem, notamment en ce qui concerne le vote des Libanais de la diaspora aux législatives de 2026, et ont appelé le parti chiite à respecter la décision du gouvernement sur le désarmement, qui « constitue un pas vers le renforcement de la souveraineté ».

« Le cheikh Naïm a évoqué la loi électorale, s'interrogeant sur l'égalité et la justice, et rejetant ce qu'il a qualifié de lois taillées sur mesure. Mais, puisqu'il parle d'égalité, nous lui demandons : où est l'égalité entre l'électeur résident et l'électeur expatrié, alors que vous vous accrochez à la 16e circonscription ? », indique le communiqué. « La Constitution libanaise garantit l'égalité entre les Libanais, qu'ils soient résidents ou expatriés. Pour respecter cette égalité, il faut modifier la loi actuelle en supprimant l'article 112, afin de permettre à chaque expatrié de voter dans sa ville d'origine. Ne souhaitez-vous pas que vos enfants, contraints d'émigrer en raison de vos politiques défaillantes, reviennent dans leur pays, ne serait-ce que pour voter ? », se sont demandé les FL.

Dans un discours samedi, Naïm Kassem a affirmé qu’« il existe déjà une loi électorale, mais ils (le camp hostile au Hezbollah) veulent choisir un texte taillé sur mesure, qui leur permettrait de remporter la victoire », des propos qui interviennent alors que le débat sur la loi électorale divise toujours la classe politique. Les détracteurs du Hezbollah plaident pour un amendement de la loi de 2017 pour permettre aux expatriés de voter pour l’ensemble des 128 députés de la métropole. De son côté, le parti chiite souhaite maintenir en l’état l’article 112 du texte, qui limite la représentation de la diaspora à six députés seulement. Le numéro un du Hezbollah a également indiqué samedi que « le gouvernement doit s’atteler aux questions centrales, au premier rang desquelles la restauration de sa souveraineté », faisant assumer au gouvernement de Nawaf Salam, avec qui les relations sont au plus bas, « la responsabilité de placer la reconstruction au sommet de ses priorités ».

Lire aussi

Kassem accuse Washington de vouloir provoquer une « confrontation » entre le Hezbollah et l’armée

« Vous dites que le mouvement Amal et vous-mêmes ne pouvez pas mener de campagne électorale dans de nombreux pays, et que vous refusez donc le principe du vote des expatriés pour les 128 députés. Comment allez-vous alors mener des campagnes électorales, présenter des candidatures et voter pour les six députés de la 16e circonscription ? », poursuit le communiqué. Les FL ont par ailleurs accusé Naïm Kassem « d'inventer des prétextes illogiques pour justifier sa crainte du vote des expatriés ».

Souveraineté et désarmement

Le parti de Samir Geagea s'est ensuite penché sur la question du désarmement du Hezbollah, à l'heure où le parti chiite continue de refuser de déposer les armes conformément à la décision du gouvernement. « Vous parlez de souveraineté et du rôle du gouvernement dans sa préservation. Nous vous demandons de respecter la décision du gouvernement du 5 août (concernant la remise de l'arsenal du parti chiite), qui constitue un pas vers le renforcement de la souveraineté », précise le communiqué.

Les FL ont également estimé qu' « un État qui n'a pas le monopole de la violence sur son territoire n'est pas un État normal. Commençons par là avant de parler des réformes, de l'économie et de la reconstruction ». Ils ont aussi souligné que « personne n’est prêt à aider le Liban avant que la question des armes ne soit réglée et que l’État ne retrouve sa capacité à prendre ses décisions stratégiques ».

La formation chrétienne a enfin appelé le leader du Hezbollah à « respecter les décisions de l'État libanais et les résolutions internationales ». «Quand allez-vous placer les intérêts de votre peuple au-dessus de ceux de l'Iran ? Quand comprendrez-vous que votre seul salut réside dans un État fort et unique, et non dans un mini-État incapable de se protéger lui-même de manière minimale ? », a-t-elle poursuivi.

Le gouvernement de Nawaf Salam devrait se réunir lundi pour écouter le commandant en chef de l’armée, le général Rodolphe Haykal, censé fournir un premier bilan de l’action de l’institution militaire en matière de monopole des armes.

Les Forces libanaises (FL) ont répondu, dimanche dans un communiqué, au dernier discours du chef du Hezbollah, Naïm Kassem, notamment en ce qui concerne le vote des Libanais de la diaspora aux législatives de 2026, et ont appelé le parti chiite à respecter la décision du gouvernement sur le désarmement, qui « constitue un pas vers le renforcement de la souveraineté ».« Le cheikh Naïm a évoqué la loi électorale, s'interrogeant sur l'égalité et la justice, et rejetant ce qu'il a qualifié de lois taillées sur mesure. Mais, puisqu'il parle d'égalité, nous lui demandons : où est l'égalité entre l'électeur résident et l'électeur expatrié, alors que vous vous accrochez à la 16e circonscription ? », indique le communiqué. « La Constitution libanaise garantit l'égalité entre...
commentaires (3)

"" Vous dites que le mouvement Amal et vous-mêmes ne pouvez pas mener de campagne électorale dans de nombreux pays "" .... mais alors c'est le meme cas pour n'importe quel parti qui perd ses assises parcequ'il aurait mal mal gere sa politique, meme lors d'une campagne a l'interne ! PAYER POUR SES ERREURS est chose normale.

L’acidulé

09 h 48, le 06 octobre 2025

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (3)

  • "" Vous dites que le mouvement Amal et vous-mêmes ne pouvez pas mener de campagne électorale dans de nombreux pays "" .... mais alors c'est le meme cas pour n'importe quel parti qui perd ses assises parcequ'il aurait mal mal gere sa politique, meme lors d'une campagne a l'interne ! PAYER POUR SES ERREURS est chose normale.

    L’acidulé

    09 h 48, le 06 octobre 2025

  • Inutile de parler logique ou patriotisme avec des écervelés vendus et fanatiques. Leur discours devient incompréhensible et leurs arguments ridicules. Ils font leurs saletés et aux autres de nettoyer. Ils perdent misérablement leur guerre et veulent obtenir une récompense des Libanais. Ils font des mamours au président et défient l’Etat. Ils ont peur d’Israël mais pas du rocher de raouché. On viendrait à constater que ces ahuris ont perdu la boussole.

    Goraieb Nada

    07 h 35, le 06 octobre 2025

  • Il faut voir ce que la souveraineté veut dire pour Kassem. Il a remplacé celui qui a tout fait pour usurper la souveraineté de notre pays en la troquant contre une soumission par la terreur, fort de ses armes offertes par les mollahs. Ils ne cessent tous de prôner la souveraineté, la leur, qui consiste à accepter la vassalité du pays et de ses citoyens pour que seuls règnent sans partage et de perpétuer la violence et les destructions. Sans guerre ils n’ont aucune raison d’exister alors pourquoi parler de paix qui signerait leur fin? Hein M. le président Aoun?

    Sissi zayyat

    20 h 09, le 05 octobre 2025

Retour en haut