Le chef du groupe parlementaire du Hezbollah Mohammad Raad, lors d'un discours prononcé le 5 octobre 2025. Photo fournie par Mountasser Abdallah
Par la voix de ses députés, le Hezbollah a affirmé dimanche que la Résistance avançait dans son « rétablissement et la reconstruction de ses capacités » après la dernière guerre contre Israël, pointant du doigt en revanche l'incapacité de l'État.
Le chef du groupe parlementaire du Hezbollah Mohammad Raad a reconnu que « la résistance a subi des coups douloureux » au cours de la dernière guerre. Il tenait ces propos au cours d'une cérémonie d'hommage à l’ancien secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah et à son successeur éphémère Hachem Safieddine, tués il y a un an par l'armée israélienne. Il a néanmoins ajouté que « la résistance a atteint aujourd’hui un stade avancé dans son rétablissement et la reconstruction de ses capacités (...) de sorte à empêcher l’ennemi d’atteindre ses objectifs politiques et stratégiques au Liban ».
« L'État doit s’acquitter de ses devoirs »
De son côté, le député du Hezbollah Hussein Jechi a estimé au cours d'une prise de parole à Bint Jbeil que « l’État qui demande aux Libanais d’abandonner la résistance (...) doit d'abord s’acquitter de ses devoirs dans la défense du pays et de ses citoyens ». « Si l’on admet que notre armée est incapable d’affronter militairement l’ennemi, pourquoi les autorités ne prennent-elles pas la décision de l’armer et de la soutenir politiquement afin qu’elle soit en mesure d’affronter l’ennemi et de défendre le Liban ? », s'est-il demandé. Et le député de poursuivre : « Et si l’on admet que l’État n’ose pas prendre de telles décisions de peur de contrarier les États-Unis, est-il incapable de déposer une plainte auprès du Conseil de sécurité, alors que les violations et les agressions israéliennes ont atteint les cinq mille ? ».
Un autre député chiite du parti chiite, Hussein Hajj Hassan a affirmé, lors d'une prise de parole dans la Békaa, que « le gouvernement libanais actuel souffre d’une paralysie totale dans les principaux dossiers », dénonçant le fait qu'il « se contente de lancer des slogans sans aucune traduction concrète sur le terrain ». « Le gouvernement parle chaque jour de souveraineté et de défense de la patrie, mais il n’a réussi à prendre aucune décision réelle, ni en temps de guerre ni en temps de paix, et même pas à protéger la dignité du pays. Il s’est contenté de brandir des slogans vides », a-t-il encore critiqué.
Le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem avait affirmé samedi que Washington cherchait à « attiser un conflit » entre le parti pro-iranien et l’armée libanaise, estimant néanmoins que la troupe agit avec « sagesse ».
De son côté, le mufti jaafarite Ahmed Kabalan, considéré comme proche du tandem chiite Amal-Hezbollah, a souligné dimanche « la nécessité d’entreprendre un sauvetage politique exceptionnel et sans délai au Liban (...), dans une région en ébullition, pleine de dangers existentiels et d’accords internationaux piégés visant les piliers du Moyen-Orient ». « Le président de la République Joseph Aoun en est le garant et possède les qualifications requises pour ce moment exceptionnel », a-t-il ajouté.
Le mufti n'a pas manqué de lancer une pique à l'adresse du Premier ministre Nawaf Salam, dont le gouvernement a donné le 5 août dernier le feu vert au désarmement du Hezbollah. « Le gouvernement souffre d’une incapacité intellectuelle évidente à la fonction nationale et aux projets de réforme. La solution réside dans la revitalisation de sa structure politique », a-t-il conclu.



Oui on le sait, cette résistance a atteint un stade de putréfaction, et compte sur notre président pour la momifier afin de pouvoir exister même après sa mort. Ils croient en leur pouvoir de nous persuader qu’ils existent encore alors tout tend à croire qu’ils ne sont plus que des poules sans têtes. Inutile de hausser le ton, ce temps est révolu.
10 h 21, le 06 octobre 2025